Vive le capitalisme

Ceux qui me connaissent savent que j’aime le capitalisme et que je m’assume. On pourra débattre longtemps sur les imperfections du système, mais souvent, j’aime mettre en évidence les forces de ce dernier, même dans les aspects les plus anodins de notre vie de tous les jours.

Quand je regarde le rôle que je joue personnellement dans l’économie, je vois un gars rémunéré pour donner des conseils de sous aux gens, comme diraient mes enfants. Je suis rémunéré pour mon expertise, mon analyse et le dévouement que je porte à ma clientèle. C’est ce dans quoi je suis bon. Mon but est d’améliorer ma productivité et continuer à exceller dans mon domaine d’expertise.

Sur le terrain de ma maison, j’avais des genres de merisiers qui attiraient une sorte de chenille qui envahissait ma pelouse. Lesdits arbres étaient laids et on voulait s’en débarrasser. C’est pourquoi j’ai entrepris l’an passé de m’acheter une hache, une scie à bras, des sécateurs, des gants… Après plusieurs heures, des ampoules et un danger constant de me blesser, car je n’y connais rien, je ne suis pas habile, je me fâche et je travaille en « cabochon », j’ai fini par abandonner. Plus de la moitié des arbres étaient coupés, mais il restait leurs souches. J’ai pris ma pelle et ma hache en me convainquant que je serai capable d’enlever ces briseurs de tondeuses et fouleurs de cheville en puissance. Eh misère, je me trouve drôle aujourd’hui en y repensant.

Équipe

Cette année, j’ai abandonné pour vrai. J’ai contacté Jonathan Fillion pour venir à bout de mes mauvaises herbes qui se prennent pour des arbres. Le prix qui m’a été chargé représente environ deux ventes d’assurance vie temporaire de mon côté. C’est un excellent prix. Un prix que je suis prêt à payer. Ça représente peut-être 4-5 heures de travail, quelques suivis, quelques déplacements de mon côté. Le tout en sécurité, bien loin des scies à chaînes. Quand je regarde la façon dont Jonathan a travaillé, je ne peux qu’admirer son expertise, un équipement moderne et industriel, un savoir, un travail sécuritaire, rapide, précis et sans amocher mon terrain.

C’est ça le capitalisme. Des gens qui développent une expertise dans un domaine, qui se font bien rémunérer en argent dans ce dernier et qui utilisent cet argent pour augmenter leur confort, leur niveau de vie ou leur bonheur. Un contrat a été signé entre deux personnes. À la signature du contrat, personne n’a exploité personne. Au contraire, les deux partis sont satisfaits à la fin du contrat et se retrouvent même en meilleure position qu’avant. De mon côté, j’ai un plus beau terrain, je n’ai pas forcé pour y arriver et je suis en sécurité. Pour avoir ce que je veux, je n’ai eu qu’à vendre deux polices d’assurance. Du côté de Jonathan, il se retrouve avec de l’argent dans ses poches, il a été rémunéré pour son expertise et il saura mieux que moi comment le dépenser pour augmenter lui aussi son confort et son bonheur. Ce sera la même chose pour son employé qui l’accompagnait.

C’est quand on regarde le cycle complet d’une transaction qu’on peut s’émerveiller du capitalisme. Si seulement nos gouvernements faisaient ça à l’occasion. Si seulement ils se rendaient compte que lorsqu’ils accordent une subvention à une entreprise, c’est d’abord en ayant procédé à la taxation d’une autre. Si seulement… Mais ça, c’est un autre débat.

N.B. Ce texte a été initialement produit sur le blogue de VotreConseiller.net

Par Ian Sénéchal, président de VotreConseiller.net

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