Bernard Drainville : Posons les vraies questions

Hier, Bernard Drainville a démissionné. Il est toujours hilarant de voir un élu se faire remettre sous le nez de vieilles paroles. Encore plus quand c’est un péquiste. Évidemment par contre, quand c’est quelque chose que l’on voit chaque jour, la chose devient moins drôle et c’est le cynisme qu’on entretient.

Hier, c’est Bernard Drainville qui se fait remettre sous le nez de vieux commentaires sur la démission d’un élu : « Un élu qui choisit de son plein gré de démissionner en cours de mandat ne respecte pas le contrat moral qu’il a pris avec ses électeurs ». M. Drainville apprend aujourd’hui à ses dépens qu’un mandat de 4 ans, c’est long, surtout quand le parti pour lequel tu te donnes corps et âmes à une propension à l’auto-destruction.

Honnêtement, je pense que les élus ont le droit de démissionner en cours de mandat et que c’est même normal. Ce sont des humains. Bien des contrats de travail de 4 ans se terminent avant la fin. Vous n’avez qu’à regarder le nombre de transactions qui se produisent dans la LNH pour vous en convaincre. Comme on dit, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

On peut bien sourire ce matin de cette nouvelle. On peut bien réclamer l’interdiction de démission d’un député. Toutefois, on devrait tous se poser les vraies questions :

  • Un démissionnaire devrait-il pouvoir toucher son indemnité de départ? NON
  • Devrait-on remplacer un élu en cours de mandat? NON

Nous avons 125 députés au Québec. Les élections coûtent très cher. Leur rôle est loin d’être une nécessité au parlement. Même s’ils terminaient le mandat à 110 députés, le gouvernement serait fonctionnel, l’opposition serait fonctionnelle et le parlement serait fonctionnel. Bon, certains Clubs Optimiste auraient un invité en moins à leur souper spaghetti, mais ils pourraient survivre. Le bureau de comté peut continuer d’exécuter ses fonctions jusqu’à la fin du mandat, même si le député n’est pas là. Le vrai leader du comté, tout le monde le sait, c’est le directeur du bureau de comté. C’est lui le psychologue en chef et l’orienteur des subventions par excellence pour les entreprises du comté.

Bref, laissons le droit au député de démissionner, mais diminuons l’impact financier de tels caprices d’enfants gâtés.

Note : J’ai bien hâte de voir la dynamique entre Éric Duhaime et Bernard Drainville en ondes. Je trouve ça audacieux, mais je suis persuadé que ça va marcher. Ils ont une belle formule.

3 thoughts on “Bernard Drainville : Posons les vraies questions

  1. Autre solution: le candidat quo est arrivé deuxième aux dernières élections remplace automatiquement le démissionnaire. Ou encore, le candidat doit présenter un candidat alternatif lors de l’élection qui le remplacerait en cas de démission, incapacité, etc.

  2. Pourquoi pas juste le remplacer par un membre du même partie! Les gens ont voté pour lui donc PQ jusqu’à la prochaine élection un péquiste sera à ça place zéro coût supplémentaires et hop au suivant!!

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