Burkini et liberté

Voici le débat important au Québec présentement. Doit-on interdire le port du burkini, tel que proposé par la très pertinente CAQ, pas du tout en train de copier le passé populiste du PQ? Voilà le sujet de l’heure. Un sujet simple où n’importe quel quidam peut émettre son opinion haut et fort. Aucun besoin de réflexion, juste… rien en fait…

Toutefois, au-delà des analyses simplistes, quels sont les réels enjeux dans ce débat? À la base, tout est une question de liberté. Le port du burkini vient poser de grandes questions sociales face à notre définition individuelle de la liberté. C’est pourquoi ce sujet est intéressant. Évidemment, plusieurs politicos tentent de sauver leur parti politique en perdition avec ce sujet, mais faisons abstraction des ces opportunistes.

BURKINI, SYMBOLE D’OPPRESSION

Il est indéniable que tous vêtements religieux visant à diminuer la valeur de la gent féminine dans notre société canadienne en 2016 sont une atteinte à une de nos valeurs les plus fortes ici, l’égalité homme-femme. Que l’on parle de hijab, voile ou encore de burkini, ces symboles ne représentent pas bien cette valeur fondamentale. C’est pourquoi il est parfaitement logique de voir plusieurs de nos concitoyens émettre une opinion défavorable ou même très défavorable à leur présence dans nos espaces publics. Jusqu’ici, je suis d’accord. Je suis contre ces accoutrements religieux. Ils diminuent la femme… point. Rien à ajouter. Tous les citoyens canadiens doivent pouvoir avoir confiance d’émettre cette opinion sans peur de représailles. Vous êtes contre cette coutume, exprimez votre désaccord. Soyez respectueux, certes, mais exprimez ce désaccord.

INTERDIRE POUR PROMOUVOIR LA LIBERTÉ… WTF?

Là où je n’embarque pas, c’est quand la société, via le gouvernement, décide d’imposer des règlements pour interdire ces vêtements religieux. Un ami Facebook a émis cette citation de H.L. Mencken et je l’ai adoré sur le coup : « J’aime la liberté, mais pas au point de l’imposer à quiconque. » Cette citation est parfaite. Elle résume tout en fait. Les intégristes religieux vivent dans un monde dans lequel notre propre société a vécu récemment. Évidemment, quand je dis récemment, je parle d’il y a peut-être 60 ou 80 ans. C’est un court laps de temps quand on regarde notre histoire en fait. Même en 2016, je peux vous jurer que j’ai vu des femmes quitter le domicile lorsque je vais rencontrer mes clients pour discuter finance. C’est une affaire d’homme. Point final. Honnêtement, je trouve ça stupide, surtout quand la plupart du temps, les dames survivent à leur mari oppressif. En passant, ces maris oppressifs sont catholiques.

Équipe

DONC, ON FAIT QUOI?

Ce débat sera toujours futile dans mon esprit. Je suis persuadé que la société québécoise a de bien meilleurs chats à fouetter. Mais tant qu’à en parler, parlons-en. Laissez les femmes porter les vêtements qu’elles veulent. Certaines le font par choix, d’autres sont forcées de le faire par leur mari. Que voulez-vous, on n’y peut rien. On ne sauvera pas ces femmes en mettant des interdictions de port de vêtements religieux dans les lieux publics. Tout ce qu’on risque de faire, c’est inciter les maris oppressifs à confiner leur femme au domicile. Ce n’est pas comme ça que l’on va avancer. Qui sait, peut-être qu’en portant ce vêtement, la femme musulmane peut avoir un semblant de vie normale sans risquer de se faire foutre une baffe en rentrant à la maison. Après tout, comme faisait remarquer un ami Facebook, où est le mal dans le burkini quand la plupart du temps, les québécois doivent prendre part à leurs activités nautiques en portant un wetsuit, parce qu’ils ont seulement deux mois de beau temps par année?

VIVRE ET LAISSER VIVRE

Ce que les gens portent pour la baignade, c’est de leurs affaires. Pas celles du gouvernement, et encore moins des vôtres. Ce n’est pas vrai qu’il y a des enjeux de sécurité ou d’hygiène dans ce débat, sinon, ça fait longtemps que les ventes de wetsuit auraient diminué au Québec.

Toutefois, ce n’est pas vrai non plus que vous ne devez pas exprimer votre désaccord envers cette coutume barbare appartenant à une autre époque. Vous devez émettre votre opinion. Les fondamentalistes religieux traitent mal les femmes. Ils ne les respectent pas. Je joins ma voix à la vôtre pour les inviter à évoluer un peu de ce côté. Mais de grâce, ne mêlez pas le gouvernement à tout ça. Vous ne voulez pas du gouvernement dans votre chambre à coucher ou dans votre maison, bien je vous dis que là-dessus, vous êtes en parfaite symbiose avec les immigrants musulmans. Ils n’en veulent pas non plus. N’ouvrez pas cette boîte de Pandore, ça finira par se retourner contre vous.

Autrement dit, le burkini doit disparaître de notre société, mais volontairement. Voilà notre grande mission collective.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *