Angèle Grenier s’attaque au cartel légal

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Dans le dossier de la gestion de l’offre, la tendance mondiale est de se diriger vers son élimination. Différents systèmes de compensation ont été mis en place pour dédommager les producteurs lésés par la fin de ces systèmes. Au Québec, c’est l’inverse. Nos producteurs agricoles et nos taxis se battent farouchement pour son maintien, les politiciens leur mangent dans la main et les acériculteurs en ont implanté un tout récemment, au début des années 2000.

BASE ÉCONOMIQUE

Dans un marché non régulé, les prix sont fixés par les lois du marché. L’offre et la demande varient jusqu’à ce qu’un prix d’équilibre s’établisse. Chaque fois que l’équilibre est brisé, le prix fluctue pour retrouver l’équilibre. Quand le gouvernement intervient pour venir contrôler une des deux courbes (celle de l’offre), le but est d’amener le prix vers le haut afin de dégager une marge de profits plus grande pour les producteurs existants. Cela demeure vrai pendant un certain temps. Toutefois, les marchés refusent souvent de se faire manipuler ainsi. De plus, pour réussir la gestion de l’offre, plusieurs choses doivent être faites pour y arriver. Ces actions légalisées ont toutes les apparences d’actions prises par un cartel.

Le gouvernement doit légiférer pour pénaliser les écarts de conduite, c’est-à-dire, les producteurs qui produisent plus que la quantité permise. On doit mesurer cette quantité produite permise et octroyer des permis de produire pour y arriver. Ces petits bouts de papier aux allures bien inoffensives au début du système n’ont comme valeur que celle du papier sur lequel ils sont imprimés. Toutefois, plus le temps avance, plus les barrières à l’entrée se rigidifient et plus ces bouts de papier prennent de la valeur. C’est normal, car si tout le monde peut produire la même quantité au même coût en vendant plus cher qu’avant l’équilibre d’un marché libre, tout le monde va vouloir prendre part à ce nouveau marché régulé. L’argent est trop facile à faire. Donc, les agents externes qui veulent maintenant y investir vont tenter de convaincre le détenteur de permis de lui vendre pour une valeur liée à l’excédent de rentabilité dégagé. Ce qui augmente les coûts du nouveau producteur. Ensuite, tout n’est que boule de neige.

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EFFETS

Les principaux effets d’une gestion de l’offre, on le vit avec le lait, le poulet, les oeufs, les taxis et maintenant le sirop d’érable, sont les suivants :

  • Augmentation de la valeur des permis
  • Augmentation des coûts de production liés à l’acquisition des permis
  • Augmentation de l’intérêt de protéger le système dû à l’endettement lié à l’obtention des permis
  • Augmentation de l’intérêt à punir les récalcitrants
  • Enrichissement important d’une première génération de détenteurs de permis
  • Difficulté à trouver de la relève liée à l’endettement démesuré exigé pour obtenir un permis
  • Apparition de spéculateurs et fonds d’investissement ne visant qu’à faire fructifier leur capital en achetant et louant les permis.
  • Afin de contrer les coûts croissants de production liés à l’endettement, on peut observer une diminution de la qualité du service (taxis)
  • Inflexibilité de l’offre pour s’adapter aux conditions de marché qui changent rapidement
  • Marché noir pour contourner le système

Il est très difficile de mettre un terme à ces systèmes de gestion de l’offre. L’intérêt des défenseurs du système est démesurément plus grand que celui des consommateurs lésés par le système. Toutefois, pour le sirop d’érable, il n’est pas encore trop tard. Le système est relativement jeune. Les acériculteurs voient présentement la valeur de leurs terres et de leurs quotas augmenter, mais ce n’est pas encore trop pire. Peut-être qu’en appuyant Angèle Grenier, on peut aider un peu.

 

3 thoughts on “Angèle Grenier s’attaque au cartel légal

  1. Yan,

    Dès que le gouv impose une règlementation en faveur ou en défaveur d’un produit; les prix exploses. La loi du marché ne fonctionne que dans une société libre.
    Pour exemple, les autoréfléchissant sur nos camions; lorsque nous étions libre d’en avoir ou pas, ils se vendaient un prix X. Quand le gouvernement nous a obligé a en mettre, le prix n’a pas doublé, ni triplé, ni quadruplé … le prix des bandes réfléchissante a augmenté huit fois le prix avant la règlementation.
    La gestion de l’offre et de la demande, ça fonctionne que dans un pays libre; un pays ou les citoyens peuvent choisir ce qui leur convient.
    Si c’est le gouv qui décide ce qui convient au citoyen, ça tient pas la route.

    JP

  2. Je voulais dire « Le marché de l’offre et de la demande ». Mais j’aimerais ajouté, dans la même ligne, que la gestion de l’offre et de la demande pourrait s’avéré efficace dans un cadre d’offre internationale. Seulement, et, seulement si, l’offre internationale défavorisait nos produits locaux.

    Comme si moi j’achèterais des produits de la région voisine si un producteur de ma région me fournissait le même produit à un prix compétitif. Franchement, vais-je dépenser cinq, ou dix, ou vingt dollars de diésel pour 0.10 $ de moins cher? No way, but if it’s on my way, I would’nt say.

    JP

  3. Oh! By the way!

    La devise du Québec est : « Je me souviens »; It’s far far far away of : « live free or die ». Une priorité devrait être de changer cette foutu devise.

    Me again, JP.

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