Après un marathon de 32 jours sur le terrain, la candidate du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Chicoutimi, Catherine Morissette, dresse un bilan axé sur l’action concrète. Entre les dossiers de la santé et les impératifs économiques, elle présente une plateforme qui se veut une rupture avec les « discours » politiques traditionnels.
Le diagnostic économique : moins de paperasse, plus d’autonomie
Au cours de sa campagne, Catherine Morissette rapporte avoir visité près d’une centaine d’entreprises, touchant des secteurs allant du manufacturier aux technologies. Des rencontres avec des acteurs de poids, tels que le Groupe Gilbert, Alliage 02 et le Port Saguenay, ont fait ressortir des enjeux récurrents : le manque de main-d’œuvre qualifiée et une lourdeur bureaucratique jugée paralysante.
« Nos entrepreneurs n’ont pas besoin d’obstacles supplémentaires. Ils veulent investir, créer des emplois et développer Chicoutimi », a déclaré la candidate par voie de communiqué.
Le chef du PCQ, Éric Duhaime, appuie cette vision en affirmant que les régions ne devraient pas avoir à « demander la permission de réussir ». Pour le parti, l’État doit cesser d’être un frein au développement régional.
Santé : le bloc opératoire au centre des priorités
Le dossier du bloc opératoire de l’Hôpital de Chicoutimi, une promesse de longue date qui tarde à se concrétiser, demeure au cœur des revendications conservatrices. Catherine Morissette rappelle qu’un investissement d’un demi-milliard de dollars a été promis à plusieurs reprises, sans résultats tangibles à ce jour.
Pour débloquer la situation, elle propose :
- Le déblocage immédiat des fonds nécessaires.
- Le recours au secteur privé, financé par la carte d’assurance maladie, lorsque le réseau public est incapable de fournir les services.
- Une approche centrée sur le patient plutôt que sur les structures administratives.
« Quand le public ne peut pas offrir le service, on doit utiliser toutes les solutions disponibles. Le plus simple pour le patient doit primer », martèle-t-elle.
Le phosphate : un enjeu de calibre mondial
Chicoutimi est assise sur une mine d’or verte : le phosphate. Ce secteur représente des investissements potentiels de plusieurs milliards de dollars, essentiels à la filière des batteries électriques. Morissette prévient que la lenteur de Québec risque de faire fuir ces capitaux vers d’autres pays.
Pour soutenir ce développement, le PCQ propose une approche de l’immigration adaptée aux besoins réels de la main-d’œuvre locale :
- Régionaliser et sectoriser les seuils d’immigration.
- Donner plus de latitude aux régions pour décider de leurs besoins.
- Établir les seuils selon des calculs économiques concrets plutôt que des cibles politiques.
L’économie avant les débats idéologiques
En clôture de campagne, Catherine Morissette a tenu à se distancier des débats constitutionnels, affirmant que Chicoutimi n’a pas les moyens de s’engager dans un autre référendum. Elle soutient qu’un tel exercice diviserait la population et nuirait à l’élan économique de la région.
Dès « mardi matin », la candidate assure que sa priorité sera de défendre les emplois et de concrétiser les projets d’infrastructure attendus, loin des débats qu’elle qualifie d’idéologiques. Pour Morissette, le message des familles de Chicoutimi est limpide : elles réclament des résultats.
Le scrutin a lieu demain, le lundi 23 février. C’est maintenant au tour des électeurs de Chicoutimi de trancher et de décider de la direction qu’ils souhaitent donner à leur région.

