Quand l’idéologie remplace la pensée, ça donne des textes comme celui d’Alexandre Dumas.
Un cas d’école.
Tout y est : amalgames grossiers, citations sorties de leur contexte, procès d’intention, et surtout une incapacité complète à faire preuve de nuance. À la fin, la conclusion est déjà écrite d’avance : si tu es à droite, tu es forcément MAGA, rétrograde, dangereuse et moralement suspecte.
Le problème, ce n’est pas qu’on critique une candidate conservatrice. La critique politique est saine, nécessaire, normale.
Le problème, c’est la méthode : une méthode qui consiste à diaboliser systématiquement tout ce qui n’est pas conforme à la doxa de l’extrême gauche sans jamais tenter de comprendre, d’écouter ou même d’analyser honnêtement.
Je serais curieux de voir Alexandre Dumas appliquer le quart de cette sévérité morale à des figures de la gauche radicale. Je ne l’ai jamais vu faire.
Son indignation est à sens unique.
L’incapacité chronique à comprendre pourquoi la droite progresse
Ce qui est fascinant et tragique à la fois, c’est que ce genre de discours explique parfaitement pourquoi la droite gagne du terrain, surtout chez les jeunes.
Au lieu de se demander :
- Pourquoi de plus en plus de jeunes votent conservateur?
- Pourquoi la fenêtre d’Overton se déplace?
- Pourquoi les discours moralisateurs ne fonctionnent plus?
On préfère hurler au fascisme imaginaire, coller des étiquettes et traiter tout désaccord comme une pathologie morale.
Vous n’êtes plus capables de vous remettre en question.
Vous êtes convaincus que vous êtes le Bien et que tout le reste est le Mal.
C’est exactement comme ça que meurent les idéologies.
Les extrêmes se ressemblent plus qu’ils ne le croient
Je le dis sans détour : je suis contre les extrêmes, de droite comme de gauche.
Je sais ce que c’est, l’extrémisme. J’ai grandi dans un milieu sectaire. Je sais reconnaître une pensée rigide, dogmatique, incapable de nuance.
Et aujourd’hui, ce dogmatisme se retrouve très souvent à gauche.
Quand toute divergence devient une preuve de déviance morale.
Quand l’adversaire politique devient un ennemi à écraser.
Quand la caricature remplace l’analyse.
Vous devenez exactement ce que vous prétendez combattre.
Une bonne nouvelle malgré tout
La bonne nouvelle, c’est que ce discours se détruit tout seul.
À force d’exagérer, de radicaliser, de diaboliser, vous perdez toute crédibilité auprès des gens raisonnables. Vous ne convainquez plus. Vous mobilisez seulement votre propre camp, de plus en plus étroit. Vous prêchez dans une chambre d’écho de plus en plus petite.
Continuez.
Vous montrez à quel point vous êtes incapables de débattre sans mépris.
Et pendant ce temps, la droite, celle que vous refusez obstinément de comprendre, continue de progresser.
On ne combat pas les idées en les faisant taire, mais en les confrontant honnêtement.
Ce texte est en réponse à la publication Facebook de l’historien Alexandre Dumas.


