À la suite de mon texte de ce matin sur les conséquences économiques d’une guerre tarifaire, plusieurs commentaires sont revenus avec essentiellement le même argument : avant Donald Trump, il n’y avait pas vraiment de problème commercial entre le Canada et les États-Unis. Les accords fonctionnaient, puis Trump est arrivé et a décidé de casser la machine.
Je comprends cette perception. Mais historiquement, elle ne tient pas. Et le reconnaître ne signifie absolument pas excuser la méthode Trump. On peut considérer sa politique tarifaire brutale, imprévisible et parfois économiquement autodestructrice tout en reconnaissant que certains griefs américains envers le Canada existaient vingt ou trente ans avant son retour à la Maison-Blanche.
Si nous voulons comprendre ce qui se passe actuellement, il faut être capables de tenir ces deux idées dans notre tête en même temps. Parce qu’en réalité, ce que Trump a inventé, ce n’est pas le différend commercial canado-américain. Il a surtout transformé la façon de le gérer.
Voici donc un texte sur lequel je travaillais depuis un certain temps et qui aborde cette question.
Retournons simplement en 1996, sous Bill Clinton. Le rapport officiel du représentant américain au Commerce recensait déjà les irritants canadiens : gestion de l’offre, tarifs agricoles pouvant atteindre plusieurs centaines de pour cent au-delà des contingents, pratiques provinciales concernant la bière, le vin et les spiritueux, restrictions visant les périodiques américains, politiques d’achat canadien dans certains marchés publics, restrictions à l’investissement dans plusieurs secteurs culturels. Les États-Unis avaient même déjà contesté certaines pratiques canadiennes concernant la bière devant le GATT en 1991.
Nous sommes presque quarante ans avant les tarifs actuels.
Cela ne veut pas dire que Washington avait raison sur tout. En fait, l’un des meilleurs exemples concerne justement la gestion de l’offre. Les États-Unis avaient contesté les tarifs canadiens applicables notamment aux produits laitiers, à la volaille et aux œufs. Le groupe spécial de l’ALENA leur a donné tort en décembre 1996 : le Canada pouvait maintenir ces tarifs dans le cadre des engagements qu’il avait négociés. Fait intéressant, le rapport américain de l’année suivante reconnaît lui-même cette défaite.
Voilà une première nuance importante : protectionnisme ne signifie pas automatiquement violation d’un accord commercial.
Un pays peut négocier des exceptions, des contingents, des périodes de transition ou des protections sectorielles. Le Canada l’a fait. Les États-Unis également. Encore aujourd’hui, certains produits canadiens sous gestion de l’offre demeurent protégés, tout comme les États-Unis maintiennent historiquement leurs propres protections dans des secteurs comme le sucre, certains produits laitiers, les arachides ou le coton. Mais le dossier canadien devient moins confortable lorsqu’on examine non plus seulement les protections négociées, mais la manière dont Ottawa les a parfois administrées.
À la fin des années 1990, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande ont contesté devant l’OMC certains mécanismes canadiens permettant notamment à des produits laitiers d’être exportés à des conditions avantageuses. Après une longue procédure, l’OMC a effectivement conclu que certaines pratiques étaient incompatibles avec les engagements canadiens sur les subventions à l’exportation.
Le Canada a, lui aussi, dû modifier son système.
Même chose dans le dossier des magazines. Dans les années 1990, Ottawa cherchait à protéger l’industrie canadienne des périodiques contre certaines éditions américaines conçues spécialement pour notre marché publicitaire. Le Canada avait notamment imposé une taxe d’accise de 80 % à certains magazines dits split-run. Les États-Unis ont contesté ces politiques à l’OMC et le Canada a perdu sur plusieurs éléments importants.
Pourquoi ces vieux dossiers sont-ils importants aujourd’hui? Parce qu’ils démontrent que le discours voulant que le Canada ait toujours simplement joué selon les règles pendant que Washington inventait soudainement des problèmes commerciaux est trop confortable. Le Canada protège ses intérêts. Parfois très agressivement. Et il ne faut pas avoir peur de le dire.
Nous avons construit un modèle dans lequel nous voulons évidemment un accès maximal au marché américain — le plus grand marché riche situé directement à notre frontière — tout en souhaitant conserver chez nous certaines protections que nous jugeons politiquement, culturellement ou économiquement essentielles. C’est notre droit de vouloir négocier cela. Mais il faut également comprendre pourquoi un producteur américain peut regarder la situation et répondre :
« Vous voulez vendre pratiquement sans obstacle chez nous, mais lorsque nous voulons vendre certains produits chez vous, nous rencontrons des contingents, des monopoles provinciaux, des règles d’allocation ou des tarifs hors contingent extrêmement élevés. » Le raisonnement américain n’est donc pas complètement inventé.
Là où le Canada s’est probablement créé un problème politique particulièrement sérieux, c’est avec le lait sous l’ACEUM. Lors de la renégociation de l’ALENA, Ottawa a accepté d’accorder davantage d’accès au marché canadien à certains produits agricoles américains. L’accord entre en vigueur le 1er juillet 2020. Quelques mois plus tard, Washington conteste déjà la manière dont le Canada distribue une partie de ses contingents tarifaires laitiers. En 2021, le groupe spécial conclut que le Canada ne respecte effectivement pas l’une de ses obligations en réservant certaines portions de ses contingents exclusivement aux transformateurs canadiens. Ottawa modifie ensuite ses règles.
Même le gouvernement canadien reconnaît que cette pratique particulière avait été jugée incompatible avec l’ACEUM.
Il faut essayer un instant de regarder cela avec les yeux de Washington. Vous venez de renégocier laborieusement un accord. Vous avez obtenu une concession très précise. L’accord entre en vigueur et, presque immédiatement, vous devez utiliser son mécanisme de règlement des différends pour faire reconnaître une partie de ce que vous estimiez avoir obtenu. Que l’on soit Canadien ou Américain ne change rien au problème de perception que cela crée. Et c’est ici que le dossier devient encore plus intéressant. Washington a ensuite lancé une deuxième contestation contre le régime canadien modifié. Cette fois, en 2023, le Canada gagne. Deux des trois arbitres rejettent les prétentions américaines et concluent que les mesures canadiennes contestées ne violent pas les dispositions de l’ACEUM invoquées par les États-Unis.
Normalement, dans un système commercial fondé sur des règles, cette décision devrait avoir une importance considérable. Or, nous arrivons en 2026 et Washington revient pratiquement sur le même terrain, mais par une autre porte. L’administration Trump ne s’appuie plus simplement sur l’ACEUM. Elle utilise maintenant la Section 338 du Tariff Act de 1930 et affirme que le Canada traite certains fromages européens plus favorablement que les fromages américains parce que les critères d’accès aux contingents sous l’AECG avec l’Europe et sous l’ACEUM ne sont pas identiques. Sur cette base, Trump impose des droits additionnels de 50 % sur certains produits canadiens.
Et là, Washington commence lui aussi à avoir un sérieux problème de cohérence. Parce que si les États-Unis disent au Canada : « Vous avez signé un accord, respectez ce que nous avons négocié », le Canada peut parfaitement répondre : « Nous avons justement utilisé le mécanisme prévu par cet accord, un groupe spécial a tranché et vous avez perdu votre deuxième contestation. » Autrement dit, Ottawa peut parfois jouer avec les limites de ses engagements; Washington semble maintenant jouer avec les limites du système lui-même. C’est beaucoup plus grave. On peut trouver politiquement étrange que les règles d’allocation canadiennes permettent à certains acteurs européens d’obtenir un accès que certains acteurs américains n’obtiennent pas. On peut même considérer que ce fonctionnement mérite d’être renégocié. Mais des accords commerciaux différents peuvent parfaitement contenir des concessions différentes. Si, chaque fois qu’un pays n’obtient pas devant un groupe spécial l’interprétation qu’il souhaite, il ressort une vieille loi nationale pour imposer un tarif maximal, le règlement des différends devient graduellement décoratif.
Et c’est précisément l’une des contradictions américaines actuelles. Washington reproche régulièrement au Canada de protéger certains secteurs, alors que les États-Unis pratiquent eux-mêmes un protectionnisme extrêmement assumé lorsque leurs propres intérêts sont concernés. Le Canada le sait très bien puisqu’il a lui-même gagné d’importantes causes contre eux. Dans le dossier de l’étiquetage obligatoire du pays d’origine — le fameux COOL —, les règles américaines avaient créé un désavantage concurrentiel pour les bovins et les porcs canadiens. Le Canada porte le dossier devant l’OMC. Les États-Unis perdent. Ils modifient leur système, mais les nouvelles règles demeurent problématiques. Ils perdent de nouveau au stade de la conformité. Même chose plus récemment avec les règles d’origine automobiles de l’ACEUM. Washington voulait interpréter certaines dispositions d’une manière plus restrictive. Le Canada et le Mexique ont contesté cette interprétation et le groupe spécial leur a donné raison.
Voilà pourquoi je ne veux surtout pas transformer cet éditorial en plaidoyer américain.
Les deux pays protègent leurs industries. Les deux utilisent les zones grises des accords lorsqu’elles les servent. Les deux présentent ensuite leurs propres protections comme légitimes et celles du voisin comme scandaleuses. Et depuis 2025, cette hypocrisie ordinaire du commerce international a progressivement dégénéré en quelque chose qui ressemble parfois davantage à une dispute de cour d’école qu’à une stratégie économique entre deux des économies les plus intégrées de la planète. Les États-Unis imposent des tarifs au Canada. Le Canada réplique avec des contre-tarifs. Des provinces retirent volontairement les alcools américains de leurs tablettes. Le Québec demande explicitement à la SAQ de retirer l’ensemble des produits américains en réponse aux tarifs américains. La Colombie-Britannique fait essentiellement la même chose. Washington répond ensuite : « Vous discriminez nos produits par rapport à ceux des autres pays. » Factuellement, il possède maintenant un argument beaucoup plus facile à présenter : oui, ces produits sont retirés précisément parce qu’ils sont américains. Mais Ottawa peut immédiatement répondre : « Évidemment. C’est une représaille à vos propres tarifs. »
Et nous voilà dans la logique actuelle : tu frappes mon produit, je frappe le tien. Tu frappes mes automobiles, je taxe les tiennes. Tu retires mon bourbon, je frappe d’autres exportations. Tu renforces ta mesure, je renforce la mienne. À chaque étape, chacun peut expliquer pourquoi l’autre a commencé. Voilà le côté franchement enfantin de cette guerre commerciale. Le Canada a imposé, en avril 2025, des droits de 25 % sur certains véhicules américains précisément en réponse aux tarifs automobiles américains. Ottawa ne le cache absolument pas : son propre site les décrit comme des contre-mesures.
Mais le Canada a ensuite ajouté un système de remises et d’incitatifs visant à maintenir la production automobile au pays. Du point de vue canadien, c’est une défense industrielle parfaitement compréhensible. Du point de vue américain, cela permet maintenant d’affirmer que les véhicules américains sont traités différemment des véhicules provenant d’autres pays et que certaines entreprises sont pénalisées lorsqu’elles déplacent leur production vers les États-Unis. C’est précisément l’un des arguments employés par Trump sous la Section 338.
Encore une fois, les deux versions contiennent une partie de la réalité. Le problème, c’est qu’à force d’empiler les représailles sur les représailles, on finit par perdre de vue la question essentielle : qu’est-ce qu’on essaie exactement d’obtenir?
Si l’objectif américain est d’obtenir davantage d’accès au marché canadien, il existe des négociations, la révision de l’ACEUM et des mécanismes de règlement des différends. Si l’objectif canadien est de faire retirer les tarifs américains, il faut également se demander si chaque nouvelle contre-mesure augmente réellement la probabilité d’un compromis ou fournit simplement à Washington un nouvel argument pour frapper davantage.
C’est ici que je suis critique envers notre propre gouvernement. Une représaille peut être politiquement nécessaire. Ne rien faire peut donner l’impression d’accepter l’agression commerciale américaine. Mais une mesure n’est pas automatiquement intelligente parce qu’elle est ferme.
Retirer un produit américain des tablettes peut être extrêmement populaire. Taxer une automobile américaine peut donner l’impression de rendre coup pour coup. Mais si ces décisions fournissent ensuite à une administration américaine déjà très agressive un fondement supplémentaire pour imposer 50 % sur près de 20 milliards de dollars de produits canadiens, il faut avoir la maturité de se demander si la riposte produit le résultat recherché. Le 20 juillet 2026, Washington a précisément invoqué l’alcool, l’automobile et le lait pour annoncer ces nouveaux tarifs sous la Section 338.
Et j’applique exactement la même critique aux États-Unis, en passant!
Tarifer des milliards de dollars de produits canadiens ne règle pas magiquement les problèmes de compétitivité américaine. Cela taxe des importateurs américains, perturbe des chaînes de production continentales construites sur plusieurs décennies et encourage le Canada à chercher ailleurs les fournisseurs et les marchés qu’il peut remplacer. On peut vouloir réindustrialiser les États-Unis sans prétendre qu’un tarif constitue une solution universelle à chaque désaccord commercial. Surtout lorsqu’on parle du Canada.
Nos économies ne sont pas simplement deux économies étrangères qui commercent ensemble. Dans l’automobile, l’énergie, l’aluminium, l’agriculture, les machines et une quantité impressionnante de secteurs manufacturiers, elles sont imbriquées. Frapper le voisin finit donc régulièrement par frapper une partie de sa propre chaîne de valeur.
Mais, et c’est là que mon texte de ce matin demeure essentiel, les conséquences ne sont pas symétriques. Le Canada dépend beaucoup plus du marché américain que les États-Unis ne dépendent du marché canadien. Washington peut donc se permettre davantage d’erreurs, davantage de brutalité et davantage de temps avant que le coût macroéconomique ne devienne politiquement insupportable.
Le Canada, lui, dispose de beaucoup moins de marge. Cela ne signifie pas qu’il faut se coucher. Cela signifie qu’il faut être plus stratégique. Parce qu’un petit joueur qui affronte un joueur beaucoup plus gros n’a aucun intérêt à transformer la partie en concours visant à déterminer qui peut frapper le plus fort. Il doit choisir avec énormément de précision où il frappe, pourquoi il frappe et ce qu’il veut obtenir en échange.
Et c’est probablement là que les deux gouvernements échouent actuellement. Washington semble parfois confondre puissance économique et stratégie. Ottawa semble parfois confondre fermeté politique et efficacité économique. Les Américains possèdent des griefs commerciaux réels contre le Canada, certains vieux de plusieurs décennies et certains confirmés par des décisions internationales.
Le discours public canadien gagnerait à le reconnaître.
Le Canada possède lui aussi un dossier extrêmement solide contre plusieurs pratiques américaines et a remporté suffisamment de causes pour démontrer que Washington n’est certainement pas l’arbitre impartial de ce qui constitue du « commerce équitable ».
La relation commerciale canado-américaine n’était donc pas parfaite avant Trump. Mais elle possédait quelque chose que nous sommes progressivement en train de perdre : des mécanismes permettant de transformer les conflits économiques en dossiers juridiques et politiques plutôt qu’en concours de représailles.
C’est probablement cela, le changement le plus inquiétant.
Pendant trente ans, nous nous sommes disputés sur le lait, le bois, le bœuf, les magazines, l’alcool et les automobiles. Aujourd’hui, nous nous disputons encore sur plusieurs des mêmes choses. La différence, c’est qu’au lieu de demander systématiquement : « Que dit l’accord? », les deux capitales demandent de plus en plus : « Comment puis-je lui faire suffisamment mal pour qu’il recule? »
Et dans ce jeu-là, il faut être lucide : les deux pays peuvent perdre. Mais le Canada a beaucoup plus à perdre. C’est précisément pourquoi nous avons davantage besoin de stratégie que de patriotisme économique performatif.
Sources :
Office of the United States Trade Representative — 1996 National Trade Estimate: Canada
https://ustr.gov/…/1996_National_Trade_Estimate-Canada…
Office of the United States Trade Representative — 1997 National Trade Estimate
https://ustr.gov/…/1997…/asset_upload_file818_2697.pdf
Organisation mondiale du commerce — Canada: Measures Affecting the Importation of Milk and the Exportation of Dairy Products, DS103
https://www.wto.org/…/tratop_e/dispu_e/cases_e/ds103_e.htm
Organisation mondiale du commerce — Canada: Certain Measures Concerning Periodicals, DS31
https://www.wto.org/…/res_e/booksp_e/anrep_e/anre98_e.pdf
Affaires mondiales Canada — Résumé de l’ACEUM et accès agricole négocié
https://www.international.gc.ca/…/summary-sommaire.aspx…
USTR — Premier différend ACEUM sur les contingents tarifaires laitiers
https://ustr.gov/…/united-states-prevails-usmca-dispute…
Gouvernement du Canada — Modification des politiques canadiennes sur les contingents laitiers après le premier différend ACEUM
https://www.canada.ca/…/statement-by-minister-ng-on…
Gouvernement du Canada — Deuxième différend laitier ACEUM et décision de 2023
https://www.canada.ca/…/canada-welcomes-cusma-dispute…
USTR — Rapport final du groupe spécial ACEUM sur les règles d’origine automobiles
https://ustr.gov/…/USMCA%2031/USMCAAutomotive%20ROO.pdf
Organisation mondiale du commerce — Différend Canada–États-Unis sur l’étiquetage du pays d’origine, COOL, DS384
https://www.wto.org/…/tratop_e/dispu_e/cases_e/ds384_e.htm
Congressional Research Service — Historique du conflit sur le bois d’œuvre Canada–États-Unis
https://www.congress.gov/crs…/R/PDF/R48781/R48781.1.pdf
Gouvernement du Canada — Contre-mesures canadiennes visant les automobiles américaines
https://www.canada.ca/…/canadas-tariffs-automobiles.html
Gouvernement du Québec — Retrait des produits américains des tablettes de la SAQ
https://www.quebec.ca/…/le-gouvernement-demande-a-la…
Gouvernement de la Colombie-Britannique — Mesures visant les alcools américains
https://news.gov.bc.ca/releases/2025PREM0032-000187
Maison-Blanche — Section 338, produits laitiers canadiens, 20 juillet 2026
https://www.whitehouse.gov/…/imposing-additional…/
Maison-Blanche — Section 338, automobiles canadiennes, 20 juillet 2026
https://www.whitehouse.gov/…/imposing-additional…/
Maison-Blanche — Section 338, boissons alcoolisées, 20 juillet 2026
https://www.whitehouse.gov/…/imposing-additional…/
Office of the United States Trade Representative — Annonce des tarifs de 50 % imposés au Canada sous la Section 338
https://ustr.gov/…/ambassador-greer-issues-statement…
À lire aussi sur Pilule Rouge
Trump taxe, Carney riposte, Fréchette s’entête : bienvenue dans la guerre commerciale
Samuel Rasmussen — Une analyse de l’escalade tarifaire entre Washington et Ottawa, du protectionnisme des deux camps et des limites d’une stratégie canadienne fondée sur la riposte « dollar pour dollar ».
Guerre commerciale Canada–États-Unis : Stop aux tarifs absurdes qui ruinent tout le monde!
Samuel Rasmussen — Une critique du protectionnisme des deux côtés de la frontière et des coûts que les tarifs et contre-tarifs imposent aux consommateurs et aux entreprises.
Les tarifs de Trump : un bouc émissaire facile pour masquer un problème canadien de longue date
Bourne Legacy — Un texte particulièrement complémentaire qui rappelle que les barrières commerciales canadiennes et la gestion de l’offre existaient bien avant la guerre tarifaire déclenchée sous Trump.
Trump fait trembler la gestion de l’offre : Ottawa pourrait céder sur le lait
Samuel Rasmussen — Retour sur le lait, les contingents tarifaires et les concessions envisagées par Ottawa dans son bras de fer commercial avec Washington.
Tarifs douaniers : Comment répondre efficacement ?
Maxym Perron-Tellier — Une réflexion sur la méthode de négociation de Trump et sur la manière dont le Canada peut répondre stratégiquement plutôt que simplement multiplier les représailles.
Quand l’idéologie prend le dessus
Francis Hamelin — Une critique de la logique de riposte « dollar pour dollar » et du nationalisme économique, avec un accent sur la compétitivité et la liberté économique.

