On nous demande depuis des mois de juger Mark Carney sur sa capacité à tenir tête à Donald Trump. Très bien. Mais, à un moment donné, il faudra peut-être arrêter de mesurer la fermeté des discours et commencer à compter les résultats…
Depuis le début de cette guerre commerciale avec les États-Unis, on nous raconte essentiellement la même histoire : Donald Trump attaque, Mark Carney résiste, Washington menace, Ottawa riposte, les négociations avancent, reculent, cassent, reprennent, puis chaque gouvernement revient devant les caméras pour expliquer que l’autre est responsable du fiasco. À force, le débat est devenu presque entièrement personnel. Carney contre Trump. Le financier méthodique contre le président imprévisible. Le Canada raisonnable contre l’Amérique protectionniste. C’est une histoire simple, pratique, presque confortable.
Mais elle a surtout un problème : elle fait disparaître du portrait le pays qui rend la comparaison vraiment embarrassante pour Ottawa.
Le Mexique.
Parce que le Mexique, lui aussi, partage une frontière avec les États-Unis. Lui aussi dépend massivement du marché américain. Lui aussi fait partie de l’ACEUM. Lui aussi négocie avec Donald Trump. Pourtant, pendant que le Canada s’enfonce dans une nouvelle escalade tarifaire, que les discussions sont suspendues et que certaines de nos industries commencent sérieusement à regarder leur avenir avec inquiétude, Mexico réussit encore à faire entrer environ 85 % de ses exportations aux États-Unis sans tarif. Même Trump. Même accord. Même marché. Résultat différent. À partir de là, il devient difficile de simplement hausser les épaules en disant que « c’est Trump ».
C’est justement ce qui rend une récente analyse du quotidien économique mexicain El Financiero aussi intéressante. Le journal avance l’idée qu’une « prime Mexique » pourrait être en train d’apparaître en Amérique du Nord. Et derrière l’expression un peu technique se cache quelque chose de très concret : si le Canada devient un endroit plus risqué à partir duquel approvisionner le marché américain, alors le Mexique devient automatiquement plus intéressant. Pas parce qu’il est soudainement devenu un paradis économique. Pas parce que Claudia Sheinbaum aurait découvert une recette secrète. Simplement parce que, dans le monde réel, le capital aime une chose encore davantage que les beaux discours : la prévisibilité. Et c’est précisément ce que le Canada est en train de perdre.
Car les dernières mesures américaines ne posent pas seulement le problème du niveau des tarifs. Elles viennent ébranler quelque chose de beaucoup plus fondamental : la confiance dans les règles du jeu. Certains produits canadiens peuvent maintenant être frappés par des mesures américaines même lorsqu’ils respectent les règles d’origine prévues dans l’ACEUM. Arrêtons-nous deux secondes sur ce que cela veut dire pour une entreprise. Pendant des années, on lui a expliqué qu’en respectant certaines règles nord-américaines, elle pourrait investir ici, produire ici et avoir accès au gigantesque marché américain dans un cadre relativement stable. Elle bâtit donc son usine, embauche ses travailleurs, choisit ses fournisseurs, organise toute sa chaîne logistique autour de cette promesse. Et un matin, elle découvre que même le respect des règles du traité ne la met plus nécessairement à l’abri. À ce moment-là, son problème n’est plus seulement le tarif qu’elle paiera ce trimestre. Son problème devient : est-ce que je peux encore prévoir ce que coûtera mon accès aux États-Unis dans cinq ans?
C’est là que le véritable danger commence. On parle beaucoup des exportations perdues cette année, des contre-tarifs, des prochains cycles de négociation. Mais les dommages les plus importants ne se verront peut-être pas dans les statistiques de septembre ou d’octobre. Ils pourraient se voir dans les décisions d’investissement qui sont prises maintenant. Une multinationale qui doit investir quatre, cinq ou dix milliards dans une nouvelle usine nord-américaine ne choisit pas son emplacement comme on choisit un restaurant pour vendredi soir. Elle choisit pour vingt ans. Parfois trente. Elle regarde les salaires, bien sûr. L’électricité. Les impôts. La main-d’œuvre. Les infrastructures. Les subventions. Mais éventuellement, quelqu’un autour de la table pose la question qui écrase toutes les autres : une fois notre produit fabriqué, pourra-t-on le vendre aux États-Unis sans qu’un changement politique vienne massacrer notre marge bénéficiaire? Et si le Mexique offre une réponse plus rassurante que le Canada, on peut bien avoir le meilleur communiqué de presse du G7, le chèque risque quand même de partir vers Monterrey plutôt que vers l’Ontario.
Brampton devrait à lui seul suffire à nous sortir des slogans. Stellantis a informé Unifor qu’elle envisage sérieusement la fermeture et la vente de son usine d’assemblage. Soyons rigoureux : aucune fermeture définitive n’a encore été annoncée. Mais environ 2 200 travailleurs sont déjà mis à pied pour une durée indéterminée, et l’avenir d’un site qui devait jouer un rôle important dans la stratégie automobile canadienne est maintenant assez incertain pour qu’on parle ouvertement d’une vente ou d’une disparition possible du réseau de production de Stellantis. Cette usine devait être réoutillée. Elle devait accueillir de nouveaux véhicules. Elle devait être une pièce de notre avenir automobile. Aujourd’hui, on ne discute plus de croissance : on se demande si elle fera encore partie du décor. Et il serait évidemment malhonnête d’attribuer toute cette situation uniquement aux tarifs américains. Le secteur automobile traverse sa propre transformation, les fabricants prennent des décisions mondiales, les véhicules électriques bouleversent les modèles d’affaires. Mais lorsqu’un pays ajoute, par-dessus tout cela, une incertitude commerciale majeure avec son principal client, il serait tout aussi absurde de prétendre que les conseils d’administration n’en tiennent pas compte.
Même chose à Témiscaming, où RYAM a annoncé un arrêt économique temporaire lié aux nouveaux tarifs américains. Même inquiétude à Windsor lorsque les arrêts de production se multiplient. Pris séparément, chacun de ces cas peut avoir ses particularités. Mis bout à bout, ils commencent à raconter une histoire. Et c’est cette histoire que nous devrions surveiller plutôt que de nous demander qui, de Carney ou Trump, a eu le meilleur clip vidéo cette semaine. Parce que lorsqu’une ligne d’assemblage quitte le Canada, elle ne revient pas parce qu’un ministre tient une conférence de presse trois ans plus tard pour annoncer que « les conditions se sont améliorées ». Une usine qui déménage crée ailleurs des emplois, des fournisseurs, des infrastructures et des intérêts politiques. On peut retirer un tarif d’un trait de plume. On ne rapatrie pas une chaîne industrielle aussi facilement.
C’est ici que la comparaison avec Claudia Sheinbaum devient franchement inconfortable pour nous. Le Canada et le Mexique n’ont pas choisi la même manière de gérer Trump. Ottawa a privilégié une approche frontale : ripostes tarifaires, principe du dollar pour dollar, restrictions sur certains produits américains, discours de confrontation et suspension des négociations lorsque les demandes américaines ont été jugées inacceptables. Mexico a choisi autre chose : négocier dossier par dossier, éviter autant que possible l’escalade générale, concéder sur certains points lorsque cela lui semblait possible et conserver une priorité presque obsessionnelle — ne pas compromettre son accès au marché américain.
Est-ce que le Mexique se couche devant Trump? Non. Est-ce qu’il obtient tout ce qu’il veut? Certainement pas. Est-ce que Washington pourrait lui tomber dessus demain matin? Absolument.
Mais jusqu’ici, lorsqu’on regarde froidement le tableau de bord plutôt que la mise en scène politique, le Mexique protège mieux que nous l’élément économique le plus important de la relation : à savoir son accès préférentiel aux États-Unis.
Et ce qui devrait nous faire réfléchir encore davantage, c’est que Donald Trump n’a absolument aucune raison économique évidente d’épargner le Mexique. Les États-Unis enregistrent avec lui un déficit commercial gigantesque, dépassant les 200 milliards de dollars américains sur douze mois. Pour un président qui parle du déficit commercial comme si c’était le compteur de vitesse officiel de l’exploitation des États-Unis, le Mexique devrait être une cible de choix. Pourtant, malgré les tensions, malgré l’immigration, malgré le fentanyl, malgré les disputes commerciales et malgré tout ce que Trump reproche régulièrement à son voisin du Sud, le gouvernement mexicain est jusqu’ici parvenu à maintenir une relation économique plus fonctionnelle avec Washington que le Canada.
Ça ne transforme certes pas Sheinbaum en génie diplomatique. Mais ça nous oblige au minimum à abandonner l’explication trop facile voulant que nos difficultés actuelles soient simplement le résultat inévitable d’avoir Trump en face de nous.
Et c’est exactement là que Mark Carney doit accepter d’être évalué sur ce qu’il a lui-même vendu aux Canadiens : sa compétence économique.
Carney n’est pas arrivé au pouvoir en disant : « Faites-moi confiance, je suis un politicien comme les autres. » Tout le contraire. Banque du Canada. Banque d’Angleterre. Brookfield. Finance internationale. Réseaux économiques mondiaux. Gestion de crise. Pendant la campagne, son CV n’était pas un détail biographique : c’était l’argument. On nous expliquait que, si quelqu’un pouvait naviguer dans une confrontation économique avec Donald Trump, c’était bien lui. Très bien. Mais un CV sert à obtenir le poste; ensuite, il faut faire le travail. On peut avoir dirigé toutes les banques centrales qu’on veut, un gouvernement finit toujours par être jugé non pas sur le prestige des institutions qui figurent dans la biographie de son premier ministre, mais sur ce qu’il obtient lorsqu’il est assis de l’autre côté de la table.
Et soyons justes : cela ne veut pas dire que Carney aurait dû signer n’importe quoi. Il existe des conditions qu’un gouvernement responsable doit refuser. Nous ne connaissons d’ailleurs toujours pas assez précisément le contenu intégral de ce qui a été proposé par Washington pour déterminer jusqu’où Ottawa aurait raisonnablement pu aller. Peut-être que certaines exigences étaient effectivement inacceptables. Peut-être que Carney a raison de tenir son bout sur plusieurs dossiers.
Mais il y a une nuance essentielle qu’on semble parfois oublier : refuser une mauvaise entente n’est pas la même chose qu’obtenir une bonne entente. Le premier peut être nécessaire. Le second demeure l’objectif. Et plus le temps passe, plus Ottawa devra répondre à une question extrêmement simple : quelle est exactement la sortie de crise recherchée?
Parce qu’on commence à entendre une autre réponse qui me semble dangereusement confortable : la diversification. On nous parle de l’Europe, de l’Inde, de l’Asie, de l’Indonésie, du Qatar, de nouveaux partenaires, de nouvelles chaînes d’approvisionnement. Sur le principe, évidemment qu’il faut diversifier. Si votre entreprise dépend à 70 % d’un seul client, votre banquier vous dira probablement la même chose. Mais encore faut-il regarder les ordres de grandeur. Le gouvernement Carney veut doubler les exportations canadiennes hors États-Unis au cours de la prochaine décennie. C’est ambitieux. C’est probablement souhaitable. Mais le mot le plus important de cette phrase est souvent celui qu’on prononce le moins fort : décennie.
Parce qu’on ne remplace pas les États-Unis en faisant quelques missions commerciales et en signant trois protocoles d’entente. Notre économie ne s’est pas retrouvée intégrée à celle des États-Unis par accident. On partage une frontière gigantesque. Nos chemins de fer se connectent. Nos pipelines traversent le continent. Une pièce automobile peut franchir la frontière plusieurs fois avant que le véhicule soit terminé. Des réseaux de fournisseurs entiers ont été construits autour de cette proximité.
Un camion peut quitter l’Ontario le matin et se retrouver presque immédiatement au cœur d’un marché américain de centaines de millions de consommateurs. Envoyer la même marchandise en Europe ou en Asie, c’est une autre planète logistique : ports, transport maritime, délais, réglementations, normes, réseaux de distribution, coûts supplémentaires. Alors oui, développons l’Inde. Développons l’Europe. Développons l’Asie. Mais cessons de présenter la diversification comme si le Canada pouvait prendre quelques centaines de milliards de dollars de commerce avec les États-Unis, les mettre dans une valise et aller les déposer à Jakarta.
Le problème est encore plus sérieux lorsqu’on entend : « Trump ne sera pas là pour toujours. » C’est vrai. Aucun président américain ne l’est. Mais attendre son départ comme stratégie économique serait un pari particulièrement téméraire, parce que le protectionnisme américain n’appartient déjà plus uniquement à Donald Trump.
Joe Biden n’a pas démantelé l’ensemble des tarifs imposés à la Chine sous le premier mandat de Trump. Son administration en a conservé plusieurs et en a même renforcé certains dans des secteurs jugés stratégiques. Véhicules électriques. Semi-conducteurs. Batteries. Acier. Aluminium. Le style Trump disparaîtra un jour. Les grandes tendances industrielles derrière lui, beaucoup moins certainement. Washington a redécouvert depuis plusieurs années le langage de la politique industrielle, du « made in America », de la sécurité économique et du rapatriement des chaînes d’approvisionnement. Il existe maintenant un consensus beaucoup plus large qu’on le pense aux États-Unis autour de l’idée qu’une partie de la mondialisation des trente dernières années doit être corrigée.
Et c’est ici que le temps devient notre ennemi. Imaginons qu’un constructeur déplace une production canadienne vers le Michigan parce que l’incertitude tarifaire rend l’investissement américain plus sécuritaire. Des travailleurs américains sont embauchés. Des sous-traitants américains obtiennent des contrats. Une ville américaine encaisse de nouvelles taxes. Un gouverneur coupe un ruban rouge devant les caméras. Deux sénateurs revendiquent le succès. Puis arrive un nouveau président trois ans plus tard. Pensez-vous vraiment que sa première priorité sera d’adopter une politique qui pourrait renvoyer ces emplois au Canada? Voilà le piège. Les tarifs peuvent être temporaires. Les décisions qu’ils provoquent ne le sont pas forcément.
C’est aussi pour cette raison qu’il faut arrêter de parler des contre-tarifs comme s’ils étaient une sorte de coup de poing économique envoyé directement dans le visage de Donald Trump. Un tarif canadien est d’abord un droit imposé à une marchandise qui entre au Canada. Qui finit par en absorber le coût dépend ensuite du marché : parfois l’exportateur américain, parfois l’importateur canadien, parfois l’entreprise qui utilise cette marchandise, parfois le consommateur, souvent un mélange de tout ça.
Ça ne signifie pas qu’un tarif de représailles est inutile. Il peut créer un levier. Il peut cibler politiquement certaines circonscriptions américaines. Il peut démontrer que le Canada n’acceptera pas passivement toutes les demandes. Mais un outil qui nous coûte quelque chose doit rapporter quelque chose en retour. Sinon, ce n’est plus du levier.
C’est simplement une facture que l’on paie avec beaucoup de fierté…
Et voilà peut-être où notre débat public s’est le plus égaré. Nous avons transformé une stratégie commerciale en démonstration de patriotisme. Plus Ottawa frappe fort, plus certains considèrent que le Canada « se tient debout ». Quiconque demande si cette stratégie produit les résultats attendus risque aussitôt d’être présenté comme quelqu’un qui voudrait capituler devant Trump.
C’est une façon extraordinairement pauvre de discuter d’économie. Une négociation commerciale n’est pas une scène de western où deux hommes attendent midi pour voir lequel dégainera le premier. Le bon dirigeant n’est pas forcément celui qui frappe le plus fort sur la table. C’est celui qui sait ce qu’il veut obtenir, ce qu’il peut concéder, où se trouve son rapport de force et jusqu’où il peut aller sans endommager ce qu’il était précisément censé protéger.
D’autant plus que la population américaine elle-même est loin d’être unanimement derrière cette offensive. Les sondages récents montrent qu’une minorité d’Américains appuie les nouveaux tarifs visant le Canada, alors qu’une majorité s’y oppose et souhaite voir Washington accepter certains compromis. Autrement dit, le Canada possède lui aussi des leviers. Des entreprises américaines dépendent de nous. Des États américains dépendent de nos échanges. Des consommateurs américains paient eux aussi une partie du prix de cette guerre. Toute la question est de savoir comment utiliser ces leviers intelligemment. Pas bruyamment. Intelligemment.
C’est pour ça que le Mexique mérite tellement plus d’attention dans notre débat. Pas parce que Claudia Sheinbaum serait parfaite. Pas parce que le Mexique aurait gagné la guerre commerciale. Et certainement pas parce que le Canada devrait signer tout ce que Trump lui met sous le nez. Mais parce qu’en politique publique, lorsqu’on veut savoir si une stratégie fonctionne, on cherche normalement un comparatif. Eh bien, nous en avons un presque parfait à côté de nous : deux économies profondément intégrées aux États-Unis, le même accord commercial, le même président américain, les mêmes grands bouleversements géopolitiques — mais deux méthodes différentes pour naviguer dans la tempête.
Et pour l’instant, l’une de ces méthodes permet de conserver environ 85 % des exportations sans tarif vers les États-Unis.
L’autre parle de contre-tarifs, de crise économique, de diversification, de résilience et de tenir bon.
Peut-être que l’histoire donnera raison au Canada. Peut-être que la stratégie de Carney permettra finalement d’arracher une meilleure entente, de préserver nos intérêts fondamentaux et de repositionner notre économie pour les prochaines décennies. Si c’est le cas, je serai le premier à reconnaître que la patience aura payé.
Mais un gouvernement ne peut pas demander indéfiniment à sa population de juger une stratégie uniquement sur ses intentions.
À un moment donné, il faut regarder le tableau de bord.
Combien d’investissements avons-nous attirés? Combien en avons-nous perdus? Combien d’usines ont choisi le Canada? Combien ont choisi les États-Unis ou le Mexique? Quel accès avons-nous réellement conservé au marché américain? Et surtout : qu’avons-nous obtenu en échange du prix payé par nos entreprises, nos travailleurs et nos consommateurs?
Parce qu’au bout du compte, les multinationales ne votent pas à nos élections. Elles ne regardent pas la période des questions. Elles se foutent de savoir quel premier ministre a eu la meilleure réplique devant les journalistes.
Elles regardent les chiffres. Elles évaluent le risque. Puis elles choisissent où mettre leurs milliards.
Et si, dans quelques années, une partie de la nouvelle carte industrielle nord-américaine s’est déplacée vers les États-Unis et le Mexique pendant que le Canada célébrait sa fermeté, les coudes en l’air, il sera un peu tard pour découvrir que tenir son bout et protéger ses intérêts ne sont pas toujours exactement la même chose.
C’est là-dessus que Mark Carney devra être jugé.
Pas sur son CV. Pas sur son ton. Pas sur sa capacité à paraître plus raisonnable que Donald Trump — la barre n’est franchement pas très haute.
Sur les résultats.
À lire aussi sur Pilule Rouge
Trump taxe, Carney riposte, Fréchette s’entête : bienvenue dans la guerre commerciale
Samuel Rasmussen
Sur l’escalade tarifaire entre Ottawa et Washington et les conséquences économiques de la stratégie canadienne.
Canada–États-Unis : le problème n’a pas commencé avec Trump. L’escalade, oui.
Samuel Chabot
Une mise en contexte des différends commerciaux entre le Canada et les États-Unis bien avant le retour de Donald Trump.
Mark Carney à Strasbourg : après le sermon hypocrite de Davos, que va-t-il vraiment chercher en Europe?
Samuel Rasmussen
Sur la stratégie de diversification commerciale de Mark Carney et la recherche de nouveaux débouchés en Europe.
Trump fait trembler la gestion de l’offre : Ottawa pourrait céder sur le lait
Samuel Rasmussen
Un autre volet concret des négociations avec Washington : gestion de l’offre, automobile et concessions commerciales canadiennes.
« Je déteste Donald Trump » : quand La Presse transforme l’économie en thérapie de groupe
Samuel Rasmussen
Sur la tendance à personnaliser le conflit autour de Trump plutôt qu’à examiner les enjeux économiques et commerciaux.

