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L’Entrepreneur

Qui est L’Entrepreneur?

Un gars dans la cinquantaine qui fait des affaires ici, en Europe et aux États-Unis. Un vrai méchant capitaliste. 😉

Un entrepreneur qui roule sa bosse depuis assez longtemps pour avoir vécu les bonnes années, les moins bonnes, les coups de circuit, les erreurs qui coûtent cher et les décisions qu’on prend parfois à deux heures du matin parce que, finalement, la responsabilité s’arrête toujours quelque part.

Et pour l’entrepreneur, elle s’arrête souvent à sa porte.

Québécois, fier, droit, enraciné. J’aime bâtir, développer, négocier, vendre, créer. Mais ce qui me procure probablement le plus de satisfaction, ce n’est pas seulement de voir grandir mes entreprises ou mon compte de banque. C’est de voir réussir mes partenaires, mes clients et les gens avec qui je travaille.

Pourquoi l’anonymat?

Réglons une chose dès le départ : pourquoi L’Entrepreneur sera-t-il anonyme sur Pilule Rouge?

Parce que mes opinions m’appartiennent, mais que leurs conséquences pourraient toucher d’autres personnes. Je ne risquerai pas les emplois de dizaines de personnes, les entreprises de mes partenaires ou les relations d’affaires construites pendant des années simplement pour avoir le plaisir de mettre ma photo à côté d’un texte. Ce serait particulièrement ironique venant de quelqu’un qui prétend vouloir parler de responsabilité.

Mes convictions, elles, ne sont pas anonymes dans ma vie. Elles se retrouvent dans mes décisions entrepreneuriales, dans ma façon de faire des affaires et dans les choix que je fais depuis des années.

Souverainiste, par responsabilité

On va parler de politique, d’affaires, de communication, de marketing, d’entrepreneuriat, d’humain et, inévitablement, du Québec. Parce que oui, je suis profondément souverainiste.

Pas par nostalgie. Pas parce que j’ai besoin d’un drapeau supplémentaire dans mon bureau. Et certainement pas parce que je crois que l’indépendance réglerait miraculeusement tous nos problèmes.

Je suis souverainiste parce que je considère que le Québec possède déjà les entreprises, le talent, les ressources, les institutions et le savoir-faire nécessaires pour prendre ses propres décisions.

Dans plusieurs domaines, nous sommes déjà parmi les meilleurs au monde. Alors, à un moment donné, il faut sortir du sous-sol.

On peut aimer ses parents, apprécier ce qu’ils ont fait pour nous et quand même comprendre qu’à un certain âge, il est temps de partir en appartement. Il n’y a probablement rien de plus à droite, économiquement, que ça : devenir responsable de ses revenus, de ses dépenses, de ses décisions et de ses erreurs. Prendre son destin en main.

« Née sous les lis, Dieu aidant, l’œuvre de Champlain a grandi sous les roses », écrivait Eugène-Étienne Taché.

Depuis, nous avons laissé Dieu à son église. Il serait peut-être temps de laisser également derrière nous les roses de l’Angleterre.

J’avoue que la chose était plus difficile avec Élisabeth II, pour qui j’avais une profonde admiration. Malgré tout ce que représente la monarchie dans notre histoire, malgré le rapatriement constitutionnel de 1982, il était difficile de ne pas lui reconnaître une certaine stature.

Charles III, disons que c’est autre chose.

Avec Charles « les oreilles » III, mon attachement déjà très relatif à la monarchie a définitivement pris le bord. Quant au serment au roi, dans mon cas, il provoquait surtout un serrement… de dents.

Regarder derrière le rideau

Vous allez rapidement comprendre que je ne suis pas ici pour écrire des communiqués de presse.

J’ai la chance d’avoir construit, au fil des années, un excellent réseau dans le monde des affaires et dans celui de la politique. Ça permet d’entendre certaines choses, d’en comprendre d’autres et, surtout, de regarder derrière le rideau quand tout le monde fixe la scène. Vous pourrez en juger au cours des prochaines semaines.

On commencera mardi avec le bilan d’une campagne électorale québécoise qui risque de rester longtemps dans les livres d’histoire. On pourrait évidemment ressortir l’écrasement de Kim Campbell en 1993 pour chercher un point de comparaison.

Mais ce qui vient de se produire avec Christine Fréchette est d’une autre nature.

Et il y aura beaucoup à dire.

Merci à l’équipe de Pilule Rouge pour l’invitation. Je peux vous assurer d’une chose : écrire ici ne faisait absolument pas partie de mes plans.

Mais puisque la porte est ouverte… aussi bien entrer.

Au plaisir d’échanger avec vous.

L’Entrepreneur

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