(Cet article est sujet à des mises à jour régulières)
DOSSIER ÉLECTORAL — Mise à jour : 7 septembre 2026 12:30
Les élections Québec 2026 seront l’occasion de confronter cinq visions très différentes du rôle de l’État, de l’économie et du modèle québécois.
Baisses d’impôt, nouvelles dépenses, logements, santé, garderies, bureaucratie, infrastructures, nationalisme économique, recours au privé, épiceries publiques : après onze jours de campagne, les promesses commencent à former quelque chose qui ressemble à de véritables projets de gouvernement.
Derrière le catalogue d’annonces se trouve toutefois une question beaucoup plus intéressante : quel Québec chacun de ces partis cherche-t-il à construire?
Car les divergences ne portent pas seulement sur le montant d’un crédit d’impôt ou le nombre de logements promis. Elles concernent la conception même de l’État : sa taille, ses responsabilités, son pouvoir de réglementer, sa place dans l’économie et, en contrepartie, l’espace laissé aux citoyens, aux entreprises et aux institutions privées.
À cela s’ajoute une contrainte que la campagne électorale a parfois tendance à faire disparaître derrière les lutrins : le Québec demeure en déficit. Chaque milliard dépensé, chaque milliard d’impôt retranché et chaque économie annoncée doit donc éventuellement être financé, compensé ou réellement trouvé.
Ce dossier sera mis à jour au fil de la campagne.
L’élection en un coup d’œil
| Parti | Diagnostic général | Remède proposé | Rapport au « modèle québécois » |
|---|---|---|---|
| PCQ – Éric Duhaime | L’État taxe, dépense et réglemente trop | Baisser fortement les impôts, déréglementer et ouvrir davantage au privé | Rupture |
| PQ – Paul St-Pierre Plamondon | L’État est trop bureaucratique et mal orienté | Réduire l’administration tout en renforçant l’État national | Rationalisation |
| CAQ – Christine Fréchette | Le modèle fonctionne, mais doit devenir plus efficace | Moderniser, investir et introduire davantage de concurrence | Optimisation |
| PLQ – Charles Milliard | Le Québec manque de croissance, de construction et d’efficacité | Déréglementer partiellement tout en maintenant un État interventionniste | Réforme |
| QS – Ruba Ghazal et Sol Zanetti | Les inégalités et le marché sont davantage le problème que la taille de l’État | Taxer davantage la richesse et étendre l’action publique | Expansion |
La ligne de fracture
Si l’on retire les slogans électoraux, le portrait devient assez simple.
Le PCQ veut réduire sensiblement le périmètre de l’État. Le PQ veut réduire sa bureaucratie sans réduire son pouvoir politique. La CAQ veut conserver l’architecture actuelle tout en la modernisant. Le PLQ cherche à réintroduire davantage d’économie de marché sans véritablement démanteler le modèle. Québec solidaire, enfin, propose d’étendre encore les responsabilités économiques et sociales de l’État.
C’est probablement sous cet angle que la campagne devient la plus intéressante.
PCQ — La rupture la plus nette avec le modèle québécois
La proposition en bref
Fiscalité
- Montant personnel de base porté de 18 952 $ à 35 242 $;
- abolition de la TVQ sur les biens usagés;
- abolition de la taxe carbone;
- suspension pendant cinq mois de la taxe québécoise sur l’essence;
- économies totales estimées par le parti à 11 166 $ pour un ménage moyen sur cinq ans.
Entreprises et réglementation
- taux québécois d’impôt des sociétés ramené graduellement de 11,5 % à 4,7 %;
- réduction de 30 % du fardeau réglementaire;
- diminution du recours aux subventions aux entreprises;
- objectif de 47 milliards de dollars d’économies sur cinq ans dans les dépenses gouvernementales.
État et numérique
- recours accru à l’intelligence artificielle et à la numérisation;
- réduction de la dépendance envers les consultants;
- davantage de logiciels libres et de tableaux de bord publics;
- économies supplémentaires estimées par le parti à 3,45 milliards sur cinq ans grâce aux gains d’efficacité et à une réduction des effectifs nécessaires.
Santé
- abolition de Santé Québec;
- pratique médicale mixte;
- recours beaucoup plus important aux fournisseurs privés;
- possibilité que des établissements soient gérés par le privé tout en demeurant financés publiquement.
Famille
- bonification du crédit pour frais de garde;
- allocation de 100 $ par semaine par enfant pour certains parents qui gardent leurs jeunes enfants à la maison;
- maintien parallèle du financement des services de garde subventionnés.
Énergie et transport
- exploitation du gaz naturel de l’Utica;
- sortie du marché du carbone;
- projet de troisième lien Québec-Lévis sous la forme d’un pont à haubans de 2,15 kilomètres, évalué par le parti entre 2,7 et 3 milliards de dollars.
Nouveau depuis la première version du dossier
Le PCQ a ajouté plusieurs propositions les 5 et 6 septembre. Son plan numérique prévoit notamment un recours accru à l’intelligence artificielle, une simplification administrative, une réduction de certaines exigences réglementaires et une meilleure expertise technologique interne. Le parti estime que ces mesures pourraient générer 3,45 milliards de dollars d’économies sur cinq ans.
Le parti a également présenté un volet consacré à l’activité physique comprenant un Passe Sport pouvant atteindre 100 $ par année pour certains ménages dont le revenu familial est inférieur à 100 000 $. Le PCQ veut aussi augmenter la place de l’éducation physique dans les écoles, intégrer davantage la natation au parcours scolaire et ramener quatre cours obligatoires d’éducation physique au cégep.
Le plan prévoit enfin des tests physiques annuels standardisés afin de mesurer la progression des élèves en matière d’endurance, de force, de flexibilité et d’agilité. Le PCQ souhaite également réduire les contraintes juridiques entourant ce qu’il qualifie de « jeu normal des enfants » et favoriser la création d’équipes nationales québécoises dans certains sports.
Le test de crédibilité
Le PCQ possède le programme qui s’éloigne le plus clairement de la trajectoire historique de l’État québécois. Sa logique est cohérente : moins prélever, moins réglementer, moins subventionner et permettre davantage de concurrence.
Son principal problème est précisément l’ampleur de cette ambition. Les 47 milliards d’économies sur cinq ans deviennent la pierre angulaire de l’édifice. Si ces économies sont réalisables sans diminution importante des services, les baisses fiscales deviennent beaucoup plus plausibles. Si elles ne le sont pas, une partie importante du programme perd son financement.
La promesse d’efficacité numérique mérite la même prudence. L’intelligence artificielle peut réduire certains coûts; elle n’est pas une imprimante à milliards.
Mot de l’éditeur
Le PCQ est actuellement le seul grand parti qui pose frontalement la question du périmètre de l’État plutôt que simplement celle de son administration.
Cette différence est fondamentale. Financer publiquement une opération médicale n’oblige pas nécessairement le gouvernement à exploiter lui-même l’établissement qui la réalise. Soutenir les parents n’oblige pas nécessairement Québec à choisir pour eux le modèle de garde. Protéger les consommateurs n’oblige pas nécessairement à réglementer chaque transaction.
Mais une rupture mérite davantage qu’un slogan libertarien. Plus on promet de couper profondément dans les dépenses et les prélèvements, plus le chiffrage doit être irréprochable.
La proposition est la plus libérale des cinq. Elle doit maintenant démontrer qu’elle peut également être la plus rigoureuse.
PQ — Moins de bureaucratie, mais toujours beaucoup d’État
Le Parti québécois présente un paradoxe intéressant : plusieurs de ses propositions économiques actuelles pourraient presque être sorties d’un programme de centre droit — baisse d’impôt des entreprises, déréglementation, réduction de la bureaucratie, abolition de taxes et critique du « corporatisme » des grandes subventions.
Cela ne fait pas du PQ un parti de petit gouvernement. Son objectif est plutôt de réduire l’appareil administratif afin de rendre l’État national plus efficace et plus puissant dans les domaines qu’il juge prioritaires.
La proposition en bref
Appareil gouvernemental
- réduction de 2,5 % sur trois ans des coûts de rémunération du secteur public;
- économies estimées à 1,6 milliard récurrent par année;
- attrition, départs volontaires et révision du nombre de gestionnaires;
- création d’un Secrétariat à l’efficacité gouvernementale et à l’allègement réglementaire;
- révision régulière des programmes et règlements;
- création d’un directeur parlementaire du budget.
Entreprises
- baisse graduelle de l’impôt québécois des sociétés de 11,5 % à 9,5 %;
- réduction des subventions aux grandes multinationales étrangères;
- abolition du Fonds de développement économique;
- maintien d’interventions ciblées en faveur d’entreprises québécoises et de secteurs stratégiques.
Fiscalité
- abolition de la TVQ sur les biens usagés et les véhicules d’occasion.
- Coût de la vie et sécurité alimentaire
Le PQ propose également d’investir 100 millions de dollars supplémentaires par année dans l’aide et la sécurité alimentaire. Ces sommes seraient notamment destinées aux organismes qui viennent en aide aux familles, aux jeunes et aux aînés à faible revenu.
Pour financer cette mesure, le parti veut revenir sur la diminution de TVQ annoncée par la CAQ sur certains produits vendus en épicerie, jugeant qu’un soutien davantage ciblé permettrait de mieux rejoindre les ménages qui en ont le plus besoin.
Santé
- abolition de Santé Québec;
- redéploiement des économies vers les soins directs;
- davantage d’autonomie locale pour les établissements, CLSC et équipes de première ligne.
Transport et environnement
- Passe mobilité universelle de 95 $ par mois;
- maintien ou bonification de certains incitatifs pour les véhicules électriques et les thermopompes;
- retrait du Québec du projet fédéral de TGV Alto afin de prioriser d’autres infrastructures.
Régions
- versement de 10 % des redevances minières aux collectivités minières;
- simplification des permis;
- nouveau régime forestier;
- préférence accrue pour le bois québécois.
Exemplarité de l’État : nouvelle annonce
Le 5 septembre, le PQ a ajouté une dimension symbolique à son « grand ménage » : le gel des salaires des députés, ministres et dirigeants de sociétés d’État jusqu’au retour à l’équilibre budgétaire.
Le parti veut également faciliter le congédiement de dirigeants responsables de mauvaise gestion grave, imposer des auditions parlementaires pour certains dirigeants de sociétés d’État, revoir les bonus et fixer des objectifs de performance plus précis.
L’économie budgétaire directe sera évidemment minuscule à l’échelle de l’État. L’intérêt de la proposition est ailleurs : faire de l’imputabilité au sommet une composante du ménage administratif.
Culture : l’État national demeure bien présent
Le PQ a aussi présenté un nouveau bloc culturel comprenant :
- une formule « 2 pour 1 » pour les 25 ans et moins dans certaines institutions culturelles;
- 8 millions par année pour l’achat de livres dans les écoles;
- retour de la gratuité des musées le premier dimanche du mois;
- rétablissement des sorties culturelles scolaires;
- crédits du Conseil des arts et des lettres du Québec portés à 200 millions de dollars;
- soutien accru à la Fondation des artistes;
- promotion plus agressive des productions québécoises sur les grandes plateformes numériques.
Cette annonce illustre parfaitement la singularité du projet péquiste : moins d’administration ne signifie absolument pas moins de politique publique.
Mot de l’éditeur
Le PQ veut rendre l’État plus mince là où il considère qu’il est devenu bureaucratique, mais il ne remet pas véritablement en question son rôle économique, culturel, linguistique ou identitaire.
Le citoyen pourrait donc avoir moins de formulaires à remplir, tandis que Québec conserverait un rôle considérable dans la culture, l’immigration, la langue, l’éducation, l’environnement, les ressources naturelles et le développement économique.
Moins de bureaucratie ne signifie pas nécessairement davantage de liberté.
Le projet péquiste pourrait ainsi être résumé assez simplement : un État moins obèse administrativement, mais toujours très musclé politiquement.
Et évidemment, tout cela demeure subordonné au projet structurant du parti : l’indépendance du Québec.
CAQ — Réparer et agrandir le modèle qu’elle administre déjà
Christine Fréchette se trouve dans la position la plus délicate des cinq chefs : elle doit promettre un changement tout en défendant le bilan d’un parti qui dirige le Québec depuis huit ans.
La proposition caquiste consiste donc moins à revoir le rôle de l’État qu’à promettre une version plus efficace, plus numérique et mieux administrée du système existant.
Les chiffres principaux
| Engagement | Proposition |
|---|---|
| Nouveaux engagements électoraux | 9,2 G$ d’ici 2030 |
| Plan québécois des infrastructures | 180 G$ |
| Part consacrée au maintien des actifs | 75 % |
| Postes administratifs supplémentaires abolis | 2 900 |
| Économies projetées sur cinq ans | 507 M$ |
La CAQ continue parallèlement de viser le retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030.
État et services publics
La CAQ propose de supprimer 2 900 postes supplémentaires par départs volontaires et attrition, sans toucher directement les réseaux de la santé, de l’éducation et de l’enseignement supérieur.
Une équipe liée directement à la première ministre serait chargée de moderniser l’administration, notamment avec l’intelligence artificielle. Le parti veut également permettre davantage de comparaison et de concurrence entre fournisseurs publics et privés lorsque le privé peut, selon lui, offrir certains services plus rapidement ou à moindre coût.
En santé, cette philosophie passerait notamment par une utilisation accrue des capacités du secteur privé, mais avec financement public.
Famille et garderies : approfondissement assumé du modèle
Le 5 septembre, Christine Fréchette a promis 25 000 nouvelles places à tarif réduit d’ici 2030. Certaines seraient véritablement créées, d’autres résulteraient de la conversion de places existantes vers le réseau subventionné.
La CAQ ajouterait également une prime de 10 000 $ aux nouvelles éducatrices diplômées qui s’engagent à travailler au moins deux ans dans un CPE ou une garderie subventionnée.
Le parti ne cache d’ailleurs aucunement son intention : son propre communiqué présente ces mesures comme une façon de continuer de faire grandir le modèle québécois.
Le plan famille comprend aussi une bonification du RQAP, dont deux semaines supplémentaires de congé de paternité et davantage de flexibilité. La CAQ a précisé le 6 septembre qu’elle accorderait quatre semaines de prestations au père lors d’un deuil périnatal.
Rentrée scolaire et frais de garde
Le 7 septembre, la CAQ a ajouté deux mesures à son Plan Famille. Le supplément actuellement destiné à l’achat de fournitures scolaires serait transformé en Supplément pour la rentrée scolaire pouvant atteindre 250 $ par enfant, selon le revenu familial.
Le parti propose également un nouveau crédit d’impôt couvrant jusqu’à 75 % des frais admissibles de garde en milieu scolaire, pour un remboursement pouvant atteindre 1 309 $ par enfant. La CAQ estime que plus de 500 000 enfants pourraient être concernés et que certaines familles pourraient recevoir plus de 1 400 $ par enfant par année grâce aux mesures combinées.
Aînés
La CAQ promet aussi :
- 1 milliard supplémentaire en soutien à domicile;
- bonification de 200 $ du crédit destiné aux aînés;
- exemption fiscale pouvant atteindre 35 000 $ de revenu d’emploi pour certains travailleurs de 65 ans et plus dans des secteurs essentiels en pénurie.
Cette dernière mesure illustre bien la philosophie caquiste : utiliser la fiscalité pour orienter certains comportements jugés souhaitables plutôt que réduire uniformément le fardeau fiscal.
Construction et logement
Le parti veut simplifier certaines dispositions du Code de construction, réduire des obligations administratives et exempter certains travaux légers de rénovation des contraintes de la loi R-20.
Il propose aussi un crédit remboursable pouvant atteindre 5 875 $ pour certains premiers acheteurs afin de compenser les droits de mutation.
Mot de l’éditeur
La CAQ semble avoir découvert plusieurs vertus de la concurrence, de la déréglementation et de la réduction bureaucratique après huit années passées à administrer — et souvent à centraliser — l’État québécois.
Le paradoxe est évident : elle doit aujourd’hui promettre de réparer une partie de la machine qu’elle a elle-même construite ou agrandie.
Mais personne ne devrait confondre cette modernisation avec un désengagement de l’État. Entre les nouveaux crédits, programmes familiaux, subventions, infrastructures, politiques sectorielles et nouveaux services, la CAQ demeure fermement installée dans le modèle québécois.
Elle ne propose pas de changer de voiture.
Elle promet une vidange, quelques nouvelles pièces et beaucoup d’électronique dans le tableau de bord.
PLQ — Plus de marché, mais sans véritablement réduire l’État
Avec Charles Milliard, le Parti libéral cherche manifestement à retrouver une identité économique plus favorable à l’entreprise, à la construction et à la croissance.
Sa formule pourrait se résumer ainsi : faire respirer davantage l’économie privée sans renoncer à l’essentiel de l’interventionnisme québécois.
Entreprises et réglementation
Le PLQ propose :
- un moratoire sur les nouvelles réglementations alourdissant les obligations des PME et municipalités;
- une règle de « deux pour un », soit deux exigences administratives supprimées pour toute nouvelle obligation;
- des délais obligatoires de réponse de l’administration;
- réduction progressive de l’impôt des PME de 11,5 % à 10 %;
- exemption de base sur certaines cotisations au Fonds des services de santé;
- meilleur accès des PME québécoises aux marchés publics;
- réduction des barrières commerciales interprovinciales.
C’est probablement le volet où le PLQ se rapproche le plus d’une philosophie économique véritablement libérale.
Logement
Le parti se fixe un objectif particulièrement ambitieux : 100 000 nouveaux logements par année.
Pour y parvenir, il mélange incitatifs au marché et intervention publique :
- remboursement de 36 % de la TVQ sur une habitation neuve, jusqu’à 10 000 $;
- 1,5 milliard de dollars pour 40 000 logements sociaux et abordables supplémentaires;
- objectif à long terme de porter à 20 % la proportion de logements hors marché.
C’est probablement le meilleur exemple du libéralisme québécois moderne : déréglementer d’une main et subventionner de l’autre.
Agriculture et régions
Le PLQ propose également un plan de 560 millions de dollars sur quatre ans destiné au secteur agricole. Le parti veut notamment revoir l’utilisation de certaines sommes provenant du secteur agricole dans le Fonds vert, réformer la Financière agricole du Québec et améliorer l’accès au financement pour la relève.
Le plan comprend aussi une simplification du transfert des fermes, un allègement réglementaire dans le secteur agroalimentaire, le développement de pôles logistiques régionaux et une présence accrue des aliments québécois dans les écoles, les hôpitaux et les autres institutions publiques.
Infrastructures
Le PLQ veut consacrer 75 % du Plan québécois des infrastructures au maintien des actifs jusqu’à ce qu’au moins 80 % des infrastructures publiques soient considérées en bon état ou mieux.
Le 6 septembre, Charles Milliard a aussi promis de compléter l’élargissement à quatre voies de l’autoroute 50, une annonce qui s’ajoute à son programme d’infrastructures.
Sur le troisième lien Québec-Lévis, Milliard a par ailleurs précisé le même jour qu’il ne commanderait pas de nouvelles études : il souhaite consulter celles qui existent déjà. Il conserve un « préjugé favorable » au projet, mais sans promettre formellement sa réalisation durant un premier mandat.
Santé et itinérance
Le PLQ veut mettre sur pied une plateforme publique de télésanté offrant un accès à différents professionnels à distance.
Il propose également depuis le 4 septembre 60 millions de dollars supplémentaires par année dans une stratégie visant à progresser vers « l’itinérance zéro ».
Mot de l’éditeur
Le PLQ semble vouloir redevenir le parti de la croissance économique, mais pas nécessairement celui de la liberté économique au sens classique.
Ses mesures de déréglementation, de commerce intérieur et de réduction fiscale pour les PME vont clairement dans cette direction. Mais elles cohabitent avec des dizaines de milliards d’investissements publics, du logement hors marché, des crédits ciblés et une présence gouvernementale toujours très importante.
C’est peut-être le paradoxe central du Parti libéral québécois contemporain :
vouloir davantage de marché sans réellement vouloir moins d’État.
Québec solidaire — L’expansion assumée du modèle québécois
Avec Québec solidaire, le diagnostic est presque exactement inverse de celui du PCQ.
Le problème n’est pas principalement que l’État intervient trop. Il est que les services publics ne sont pas suffisamment financés, que la richesse est trop concentrée et que plusieurs marchés produisent des résultats considérés comme socialement inacceptables.
La solution proposée est donc logiquement davantage d’intervention publique, davantage de redistribution et davantage de réglementation.
Grandes fortunes
QS veut instaurer un impôt sur le patrimoine des ménages possédant au moins 25 millions de dollars d’actifs.
Le parti estime pouvoir récupérer environ 5 milliards de dollars par année auprès du 0,1 % le plus fortuné.
Il s’agit d’une hypothèse de revenus du parti, et non d’une somme garantie. Le rendement réel dépendrait notamment des réactions des contribuables, de la structure exacte de la taxe et de la mobilité des capitaux.
Travail et salaires
Québec solidaire veut également porter le salaire minimum à 20 $ l’heure. Le parti présente cette mesure comme un moyen d’augmenter directement le revenu des travailleurs à faible salaire et d’exercer une pression à la hausse sur les conditions salariales dans plusieurs secteurs.
Cette proposition n’est pas apparue pendant la journée du 7 septembre : elle faisait déjà partie des orientations de Québec solidaire, mais elle a été remise de l’avant pendant la campagne et mérite donc de figurer dans le portrait général de son programme.
Épiceries publiques
Québec solidaire propose :
- création d’environ 15 épiceries publiques sans but lucratif;
- objectif de 75 % de produits québécois;
- plafonnement à 2 % des marges des grandes chaînes alimentaires.
La formation estime que son plan pourrait représenter jusqu’à 2 500 $ d’économies annuelles pour certains ménages.
C’est probablement l’une des propositions qui révèle le mieux sa philosophie économique : lorsque la concurrence privée est jugée insuffisante, l’État peut devenir lui-même producteur, concurrent et régulateur.
Logement
QS propose notamment :
- plafonnement temporaire des hausses de loyers à l’inflation;
- prêt pouvant atteindre 50 000 $ pour aider certains premiers acheteurs avec leur mise de fonds;
- acquisition et rénovation de 2 000 propriétés, revendues à un prix inférieur au marché;
- imposition accrue de certains gains en capital immobiliers;
- pouvoirs supplémentaires d’expropriation dans certains cas.
Transport collectif
Le parti veut consacrer 23 milliards de dollars sur dix ans au développement et au maintien des transports collectifs, notamment pour le tramway de Québec et de Gatineau, le prolongement de la ligne orange et un projet structurant dans l’Est de Montréal.
Santé : retour massif aux CLSC
Le 5 septembre, Québec solidaire s’est engagé à créer un réseau de 400 points d’accès de première ligne inspirés du modèle des CLSC.
Le parti veut en faire la principale porte d’entrée du réseau, avec davantage de soins de proximité, de services psychosociaux et de traitement des urgences mineures.
Éducation
QS veut notamment :
- réduire de moitié le décrochage scolaire;
- embaucher 1 500 employés de soutien;
- ajouter 500 professionnels;
- protéger davantage les budgets des établissements;
- progresser vers un réseau scolaire commun afin de réduire ce qu’il considère comme un système « à trois vitesses ».
Mot de l’éditeur
Québec solidaire possède au moins le mérite de la cohérence.
Son programme repose sur une conviction relativement constante : davantage de ressources doivent être redistribuées collectivement et davantage de décisions économiques peuvent légitimement être encadrées par l’État.
Pour ses défenseurs, cela augmente la sécurité économique et la capacité réelle des citoyens à accéder au logement, à la santé, à l’éducation ou à la culture.
Pour une conception plus libérale de la liberté — celle qui accorde davantage d’importance au droit de disposer de son revenu, de son entreprise et de ses biens avec le moins d’ingérence possible — QS représente évidemment l’option la plus dirigiste des cinq grands partis.
Le grand consensus inattendu : tout le monde veut maintenant couper de la paperasse
Voici peut-être le phénomène le plus amusant de cette campagne.
| Parti | Sa nouvelle passion pour l’efficacité |
|---|---|
| PCQ | Réduire de 30 % le fardeau réglementaire |
| PQ | Secrétariat à l’efficacité et clauses de révision des règlements |
| CAQ | 2 900 postes de moins, IA et concurrence public-privé |
| PLQ | Moratoire réglementaire et règle « deux pour un » |
| QS | Décentralisation accrue de certains services, notamment via les CLSC |
Il semble donc exister un diagnostic transversal : la machine québécoise est devenue lourde.
Mais la véritable divergence arrive immédiatement après.
Est-ce la paperasse qui est excessive, ou est-ce plutôt le nombre de responsabilités confiées à l’État?
Un gouvernement peut supprimer trois formulaires tout en créant deux nouveaux programmes, quatre crédits d’impôt et un organisme. Il peut réduire le nombre de fonctionnaires tout en augmentant le nombre de décisions prises politiquement.
Simplifier l’État et limiter l’État sont deux choses très différentes.
Notre grille : le test du réalisme
Les programmes continueront de grossir d’ici au 5 octobre. Plutôt que de compter les annonces, quatre questions permettent de distinguer une véritable politique publique d’un communiqué électoral.
1. Qui paie?
Toute dépense publique est ultimement financée par l’impôt, une taxe, une réduction d’une autre dépense ou de la dette.
La même règle s’applique aux baisses fiscales : elles doivent être accompagnées d’une réduction des dépenses, d’une croissance suffisante des revenus gouvernementaux ou d’un déficit plus important.
Un milliard annoncé sans source de financement n’est pas un milliard trouvé. C’est un milliard déplacé.
2. Les économies existent-elles vraiment?
À droite comme au centre, « éliminer le gaspillage » est devenu une source de financement presque magique.
Les 47 milliards du PCQ devront donc être disséqués. Les économies du PQ devront être démontrées. Les réductions administratives de la CAQ devront survivre à la tendance naturelle des gouvernements à reconstruire progressivement les structures qu’ils viennent d’abolir.
Une économie n’existe réellement que lorsque la dépense disparaît du budget.
3. Le gouvernement contrôle-t-il le résultat?
Promettre 100 000 logements par année ne signifie pas que 100 000 logements apparaîtront.
Taxer davantage un comportement ne garantit pas que les revenus fiscaux seront ceux projetés. Plafonner une marge ne garantit pas que les prix évolueront exactement comme prévu. Réduire un impôt ne garantit pas davantage que la croissance économique compensera parfaitement la perte de revenus.
Les gouvernements contrôlent les règles. Ils ne contrôlent pas entièrement les réactions humaines à ces règles.
C’est l’un des grands angles morts du débat électoral.
4. Quelle liberté échangeons-nous contre la sécurité promise?
Une nouvelle subvention signifie des critères. Une nouvelle réglementation signifie des interdictions ou des obligations. Une nouvelle taxe modifie la façon dont le citoyen peut utiliser son revenu. Un nouveau monopole public réduit l’espace disponible à la concurrence.
L’inverse est également vrai : moins réglementer peut créer certains risques et diminuer certaines protections; réduire les dépenses peut signifier moins de services pour des citoyens qui en dépendent.
Le débat intéressant ne consiste donc pas à prétendre qu’un côté représente le bien et l’autre le mal.
Il consiste à reconnaître l’arbitrage.
Le véritable candidat de 2026 : le modèle québécois
Au terme de cet exercice, une chose apparaît assez clairement : cette élection ne porte pas seulement sur le nom de la personne qui occupera le bureau du premier ministre.
Elle porte aussi sur ce que nous voulons continuer à confier au gouvernement.
Depuis plusieurs décennies, le réflexe québécois devant un problème social ou économique est remarquablement constant : créer un programme, un crédit, une réglementation, une société d’État, une stratégie nationale, une table de concertation, un fonds ou un nouveau secrétariat.
Lorsque l’ensemble devient trop complexe, nous créons ensuite une nouvelle structure chargée de simplifier les anciennes.
Il y a là quelque chose qui frôle parfois l’art conceptuel.
Et cette campagne montre que même les partis qui reconnaissent désormais l’obésité administrative hésitent, pour la plupart, à remettre en question le périmètre politique de l’État.
| Parti | Ce qu’il veut faire du modèle |
|---|---|
| CAQ | Mieux le gérer |
| PLQ | Le rendre plus performant économiquement |
| PQ | Le débureaucratiser et le nationaliser davantage |
| QS | L’étendre |
| PCQ | En réduire substantiellement la portée |
Aucune de ces orientations n’est automatiquement réaliste parce qu’elle correspond à une philosophie politique particulière.
Une rupture mal financée peut être aussi irresponsable qu’un programme social sans financement. Une réduction d’impôt payée par le déficit n’est pas particulièrement libérale. Une dépense publique dont les bénéfices dépassent véritablement les coûts n’est pas automatiquement une absurdité étatiste.
Mais il demeure une question que nous devrions enfin avoir le courage de poser :
Et si le problème de l’État québécois n’était plus seulement la manière dont il fonctionne, mais le nombre de choses que nous lui demandons de faire?
Le Québec possède des infrastructures vieillissantes, des services publics sous pression, un déficit important et une population qui vieillit. À cela s’ajoute désormais un environnement économique international beaucoup plus instable.
Les prochaines années exigeront donc des choix.
La liberté coûte quelque chose. Les services publics aussi. La solidarité aussi. Les baisses d’impôt aussi.
Ce qui n’existe pas, en revanche, c’est un Québec où nous pourrions simultanément avoir davantage de programmes, davantage de services, moins d’impôts, moins de dette, aucune réduction de dépenses et aucun sacrifice.
Le réalisme politique commence précisément au moment où l’on cesse de promettre que tout est possible.
Et en 2026, c’est peut-être le débat dont le Québec a le plus besoin.
Médiagraphie
Toutes les sources en ligne ont été consultées le 6 septembre 2026.
Sources générales et finances publiques
ÉLECTIONS QUÉBEC. « Élections provinciales de 2026 : un scrutin aura lieu le 5 octobre », 27 août 2026.
Consulter la source
ÉLECTIONS QUÉBEC. « C’est parti : les élections provinciales auront lieu le 5 octobre 2026 », 27 août 2026.
Élections Québec
MINISTÈRE DES FINANCES DU QUÉBEC. Budget 2026-2027 — Plan budgétaire du Québec, Gouvernement du Québec, 2026. Source utilisée notamment pour le déficit, la trajectoire budgétaire et le retour projeté à l’équilibre.
Consulter le Plan budgétaire 2026-2027
Parti conservateur du Québec
PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Récompenser le travail avec des baisses d’impôts historiques : 11 166 $ par ménage moyen », 28 août 2026. Montant personnel de base, impôt des particuliers et économies estimées pour les ménages.
Consulter la source
PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Deuxième pilier du plan anti-tarifs du PCQ : baisses d’impôt des entreprises de 59 % », 26 août 2026. Réduction proposée du taux québécois d’imposition des sociétés de 11,5 % à 4,7 %.
Consulter la source
PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Abolir la TVQ sur les biens usagés : 867 $ de plus dans les poches d’un ménage moyen », 2026.
Consulter la source
PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Les conservateurs proposent deux mesures pour faire baisser le prix de l’essence », 29 août 2026. Abolition du marché du carbone et suspension temporaire de la taxe québécoise sur les carburants.
Consulter la source
PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Le PCQ s’engage à faire un grand ménage dans les dépenses publiques, sans couper dans les services publics », 13 août 2026. Source de l’objectif de 47 milliards de dollars d’économies sur cinq ans.
Consulter la source
PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Fini la paperasse : le PCQ veut redonner 32 jours par année aux entrepreneurs », 1er septembre 2026. Réduction de 30 % du fardeau réglementaire.
Consulter la source
PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Les conservateurs misent sur le numérique pour économiser 3,45 milliards de dollars et accélérer l’accès aux services publics », 5 septembre 2026. Intelligence artificielle, logiciels libres, réduction du recours aux consultants et gains administratifs projetés.
Consulter la source
PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Le bulletin de la CAQ en santé est un échec, selon les conservateurs », 20 août 2026. Pratique médicale mixte, place du privé et financement public des soins.
Consulter la source
PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Le plan famille du PCQ élargira l’accès aux services de garde et respectera les choix de tous les parents », 3 septembre 2026. Allocation de 100 $ par enfant par semaine, crédit pour frais de garde et économie estimée à 950 $ par enfant pour certaines familles.
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PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Le PCQ veut enrichir le Québec et réduire sa dépendance aux États-Unis grâce à son gaz naturel », 31 août 2026. Projet d’exploitation du gaz naturel de l’Utica.
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PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Le PCQ présente un projet concret de 3e lien autoroutier », 4 septembre 2026. Pont à haubans de 2,15 km et estimation de 2,7 à 3 milliards de dollars.
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PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. « Un rabais de 100 $ pour remettre le Québec en mouvement », 6 septembre 2026. Proposition du Passe Sport.
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PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC. Documents officiels — Plateforme électorale 2026 et documents thématiques.
Documents officiels du PCQ
Parti Québécois
PARTI QUÉBÉCOIS. « Un gouvernement du Parti Québécois lancera un grand ménage dans la bureaucratie afin de recentrer l’État sur ses missions fondamentales », 31 août 2026. Réduction de 2,5 % des coûts de rémunération, économies projetées et directeur parlementaire du budget.
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PARTI QUÉBÉCOIS. « Le Parti Québécois offre une baisse d’impôt significative de près de 20 % aux PME québécoises », 28 août 2026. Taux d’impôt des sociétés, Fonds de développement économique, subventions aux multinationales et allègement réglementaire.
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PARTI QUÉBÉCOIS. « Le Parti Québécois va détaxer les biens et les voitures usagés pour retourner des milliers de dollars dans le portefeuille des familles », 1er septembre 2026.
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PARTI QUÉBÉCOIS. « Le Parti Québécois abolira Santé Québec afin de réinvestir l’argent dans des soins directs à la population », 21 août 2026.
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PARTI QUÉBÉCOIS. « Le plan environnement du Parti Québécois 2026-2034 : prendre ses responsabilités, s’enrichir et améliorer notre qualité de vie », 2026. Passe mobilité universelle à 95 $, véhicules électriques, thermopompes et environnement.
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PARTI QUÉBÉCOIS. « Un gouvernement du Parti Québécois retirera le Québec du projet de TGV Alto afin de prioriser l’entretien des infrastructures vétustes », 9 juin 2026.
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PARTI QUÉBÉCOIS. « Le Parti Québécois au service de l’Abitibi-Témiscamingue et des régions », 3 septembre 2026. Redevances minières, permis, régime forestier et achat de bois québécois.
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PARTI QUÉBÉCOIS. « Exemplarité de l’État : un gouvernement du Parti Québécois gèlera le salaire des députés, ministres et dirigeants des sociétés d’État », 5 septembre 2026.
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PARTI QUÉBÉCOIS. « Le Parti Québécois s’engage à favoriser l’accès des jeunes à la culture québécoise et à mieux accompagner les artistes du Québec », 6 septembre 2026. Mesures culturelles, livres scolaires, musées et financement du CALQ.
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PARTI QUÉBÉCOIS. Le Livre bleu. Projet institutionnel et politique d’un Québec indépendant.
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PARTI QUÉBÉCOIS. « Le Parti Québécois va investir 100 millions de dollars supplémentaire pour financer l’aide et la sécurité alimentaire », 4 septembre 2026. Le parti propose d’investir 100 millions de dollars par année dans les organismes d’aide et de sécurité alimentaire, notamment pour les jeunes, les familles, les aînés et les banques alimentaires.
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Coalition Avenir Québec
COALITION AVENIR QUÉBEC. « L’Équipe Christine Fréchette présente un cadre financier responsable, pour faire avancer le Québec », 30 août 2026. Engagements de 9,2 G$, PQI de 180 G$, maintien des actifs et retour prévu à l’équilibre.
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COALITION AVENIR QUÉBEC. « L’Équipe Christine Fréchette poursuivra la modernisation de l’État », 2 septembre 2026. Abolition projetée de 2 900 postes, économies de 507 M$, numérisation et intelligence artificielle.
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COALITION AVENIR QUÉBEC. « L’Équipe Fréchette accélérera l’accès aux soins pour réduire les listes d’attente », 31 août 2026. Utilisation des capacités du secteur privé sans paiement direct par le patient.
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COALITION AVENIR QUÉBEC. « L’Équipe Christine Fréchette investira davantage dans l’avenir de nos enfants », 1er septembre 2026. Versement prévu de 1 000 $ dans un REEE pour chaque enfant visé.
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COALITION AVENIR QUÉBEC. « L’Équipe Christine Fréchette investira 1 G$ en soutien à domicile », 29 août 2026.
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COALITION AVENIR QUÉBEC. « L’Équipe Christine Fréchette aidera les aînés à mieux faire face au coût de la vie », 3 septembre 2026. Bonification de 200 $ du crédit d’impôt et protection fiscale de jusqu’à 35 000 $ de revenu de travail dans certains services essentiels.
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COALITION AVENIR QUÉBEC. « Construire plus, plus vite et à moindre coût : le plan de l’Équipe Christine Fréchette », 4 septembre 2026. Code de construction, loi R-20 et allègement de certaines contraintes.
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COALITION AVENIR QUÉBEC. « Québec vient en aide aux acheteurs d’une première habitation », 17 avril 2026. Crédit remboursable pouvant atteindre 5 875 $.
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COALITION AVENIR QUÉBEC. « L’équipe Fréchette ajoutera encore plus de places en garderie », 5 septembre 2026. 25 000 places à tarif réduit d’ici 2030 et prime de 10 000 $ pour de nouvelles éducatrices diplômées.
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COALITION AVENIR QUÉBEC. « Plus de temps et plus de flexibilité pour les familles, l’équipe Fréchette bonifiera le RQAP », 28 août 2026. Deux semaines supplémentaires de congé de paternité, flexibilité accrue et prestations de deuil périnatal.
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COALITION AVENIR QUÉBEC. « L’équipe Fréchette allégera les dépenses scolaires des familles », 7 septembre 2026. Bonification du soutien financier pour la rentrée scolaire et création d’un crédit d’impôt pour les frais de garde en milieu scolaire.
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Parti libéral du Québec
PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC. Nos engagements — Élections 2026. Source générale pour la fiscalité des PME, le commerce interprovincial, la réglementation, la santé, les régions et plusieurs propositions sectorielles.
Consulter les engagements du PLQ
PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC. « Objectif ambitieux : 100 000 logements par année », 31 août 2026.
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PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC. « Pour augmenter l’offre de logements, le PLQ propose un remboursement de la TVQ sur la construction d’une habitation neuve », 3 juin 2026. Remboursement de 36 %, maximum de 10 000 $.
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PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC. « Plan habitation du Parti libéral du Québec : 1,5 G$ d’investissements pour 40 000 logements sociaux et abordables supplémentaires », 1er septembre 2026.
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PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC. « Le Parti libéral du Québec a de l’ambition pour réparer et bâtir », 2 septembre 2026. Part du PQI consacrée au maintien des infrastructures et cible concernant l’état des actifs.
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PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC. « Le Parti libéral du Québec veut rapprocher les soins des patients grâce à la télésanté », 3 septembre 2026.
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PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC. « Le Parti libéral du Québec veut investir 60 M$ de plus par année pour faire un premier pas vers l’itinérance zéro », 4 septembre 2026.
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PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC. « 560 M$ pour donner aux agriculteurs les moyens de produire, d’investir et de développer leurs entreprises », 6 septembre 2026. Plan agricole comprenant du soutien à la relève, une réforme de la Financière agricole du Québec, des mesures de simplification réglementaire, le développement de pôles logistiques régionaux et une présence accrue des aliments québécois dans les institutions publiques.
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BELLEROSE, Patrick. « Charles Milliard sur le 3e lien : pas de nouvelles études… ni d’engagement ferme », TVA Nouvelles, 6 septembre 2026. Source utilisée pour la position actualisée du PLQ sur le troisième lien et l’élargissement de l’autoroute 50.
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Québec solidaire
QUÉBEC SOLIDAIRE. Se donner les moyens de réparer nos services publics — Finances publiques. Impôt sur les patrimoines de 25 M$ et plus, estimation de 5 G$ de recettes, santé et engagements en éducation.
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QUÉBEC SOLIDAIRE. Baisser le coût de la vie. Réseau d’une quinzaine d’épiceries publiques, 75 % d’approvisionnement québécois, plafond de 2 % sur les marges et économie revendiquée pouvant atteindre 2 500 $ par année.
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QUÉBEC SOLIDAIRE. Régler la crise du logement. Contrôle des loyers, prêt pouvant atteindre 50 000 $ pour la mise de fonds, rachat de 2 000 propriétés, pouvoirs d’expropriation et imposition à 100 % de certains gains en capital immobiliers.
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QUÉBEC SOLIDAIRE. Réussir la transition écologique. Investissement de 23 milliards de dollars sur dix ans dans le transport collectif, tramways de Québec et Gatineau, ligne orange et Est de Montréal.
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QUÉBEC SOLIDAIRE. « Québec solidaire va refaire des CLSC la porte d’entrée du système de santé », communiqué diffusé par CNW / Newswire, 5 septembre 2026. Proposition de 400 points d’accès de première ligne inspirés des CLSC.
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QUÉBEC SOLIDAIRE. Manifeste pour un Québec solidaire de ses travailleuses et travailleurs, 2025. Le document propose notamment de porter le salaire minimum à 20 $ l’heure afin d’augmenter le pouvoir d’achat et de relever plus largement les normes salariales.
Consulter le manifeste
Note méthodologique
Ce dossier a été conçu comme un outil de suivi évolutif de la campagne électorale québécoise de 2026, et non comme une photographie figée des programmes à une date précise. Il est donc appelé à être enrichi au fur et à mesure que les partis publient de nouveaux engagements, précisent leurs propositions ou déposent leurs cadres financiers.
La collecte de l’information repose d’abord sur les sources primaires : programmes électoraux, plateformes officielles, communiqués de presse, documents financiers et publications diffusées directement par les partis politiques. Lorsqu’une information ne peut être établie suffisamment clairement à partir d’une source partisane — ou lorsqu’une déclaration publique apporte une nuance importante — des sources gouvernementales, parlementaires ou journalistiques sont utilisées en complément. La médiagraphie placée au bas de ce dossier est cumulative : chaque nouvelle proposition intégrée au texte est accompagnée de sa source.
Pour assurer une comparaison aussi cohérente que possible entre les formations, les propositions sont regroupées selon de grands axes communs : fiscalité, dépenses publiques, taille et fonctionnement de l’État, santé, logement, famille, économie, réglementation, infrastructures, environnement, ressources naturelles et services publics. Toutes les formations n’accordent évidemment pas la même importance à chacun de ces sujets; l’objectif n’est donc pas d’imposer artificiellement une symétrie entre leurs programmes, mais de permettre au lecteur de comprendre rapidement leurs priorités et leurs différences fondamentales.
Une distinction systématique est également faite entre une proposition, un objectif politique et un résultat anticipé. Lorsqu’un parti affirme qu’une mesure permettra d’économiser plusieurs milliards de dollars, de créer un certain nombre de logements ou de générer de nouvelles recettes fiscales, le dossier présente ce chiffre comme une estimation du parti, et non comme un résultat acquis. Les formulations telles que « le parti estime », « affirme pouvoir économiser », « prévoit » ou « évalue les recettes à » sont utilisées volontairement afin de distinguer le fait vérifiable — la promesse a bel et bien été faite — de la question beaucoup plus complexe de sa faisabilité.
Le même principe s’applique aux coûts. Une annonce électorale peut être précisément chiffrée sans pour autant être pleinement financée; inversement, une promesse d’économie peut être politiquement séduisante sans que les mécanismes permettant de la réaliser aient encore été détaillés. Le chiffrage annoncé par un parti et notre appréciation de son réalisme sont donc traités séparément.
La partie factuelle du dossier et les passages identifiés comme « Mot de l’éditeur », « Notre lecture » ou « Test de crédibilité » répondent également à deux fonctions différentes. La première cherche à restituer le plus fidèlement possible les engagements annoncés. La seconde constitue une analyse éditoriale assumée, principalement centrée sur quatre critères : le réalisme budgétaire, les incitatifs économiques, la liberté individuelle et économique, ainsi que l’évolution du rôle et du périmètre de l’État québécois.
Les mises à jour sont effectuées de manière modulaire. Une nouvelle annonce n’entraîne pas la réécriture complète du dossier : elle est ajoutée à la section du parti concerné, intégrée au résumé général lorsqu’elle modifie substantiellement son programme, puis ajoutée à la médiagraphie. Les analyses de fond ne sont modifiées que lorsqu’un nouvel engagement change véritablement la direction politique ou économique d’une formation.
Enfin, ce dossier ne prétend pas reproduire mot pour mot l’ensemble des dizaines, voire des centaines d’engagements formulés pendant une campagne. Il vise plutôt à recenser les propositions les plus structurantes, chiffrées ou révélatrices de l’orientation générale de chaque parti, tout en permettant au lecteur de consulter directement les documents originaux dans la médiagraphie.
Notre règle demeure donc simple : distinguer ce qui est promis, ce qui est chiffré, ce qui est démontré et ce qui relève de notre analyse.
Dernière mise à jour de la méthodologie : 7 septembre 2026. 12:30

