Critique du livre d’Allison Schrager, Worth the Risk: The Seven Myths That Keep Us from Taking the Chances We Need to Take. New Haven, CT : Yale University Press, 2026. Parution le 22 septembre 2026.
Dans cet essai, l’économiste Allison Schrager défend une thèse simple, mais politiquement et économiquement lourde de conséquences : la société américaine perd progressivement le goût du risque, alors même que la prise de risque demeure l’un des moteurs fondamentaux de la prospérité. Selon Schrager, les États-Unis se sont longtemps distingués de plusieurs sociétés européennes et asiatiques, ainsi que du Canada depuis 2010, par une plus grande tolérance à l’incertitude, à l’échec et à l’expérimentation. Cette culture serait toutefois progressivement minée par des facteurs sociaux, culturels, juridiques et réglementaires qui rendent le risque moins acceptable et l’échec plus coûteux.
Schrager identifie deux grands tournants dans cette évolution : la crise financière de 2008 et la pandémie de 2020. Son argument n’est pas que ces crises auraient simplement rendu le monde objectivement plus dangereux. C’est plutôt qu’elles auraient contribué à modifier la perception du risque et, surtout, les comportements qui en découlent. Pour étayer cette thèse, elle s’attaque à sept mythes qui alimentent l’aversion au risque et empêchent les individus comme l’économie de saisir des gains potentiels.
Une société qui perd le goût du risque
L’ouvrage s’ouvre sur le parcours académique de l’autrice en économie financière, notamment sous la direction de Robert C. Merton. Cette formation annonce immédiatement la grille de lecture du livre : le risque n’est pas une abstraction morale, mais une réalité probabiliste qui peut être mesurée, évaluée et arbitrée.
Le premier chapitre établit le diagnostic à partir de plusieurs indicateurs : recul de la proportion de détenteurs de permis de conduire, expansion de la bureaucratie, diminution du travail autonome et ralentissement de la création d’entreprises en croissance.
Schrager retrace parallèlement l’expansion de l’État-providence depuis Roosevelt, la progression de l’emploi public et la demande croissante de sécurité garantie par l’État. Elle interprète également le Brexit et l’élection de Donald Trump en 2016 comme des réactions politiques à la disparition d’un monde économique idéalisé, notamment sous l’effet de la délocalisation et du déclin de la syndicalisation.
Elle introduit alors la notion de delusion of risk (p. 14), soit la tendance à croire que l’on prend de bonnes décisions sans nécessairement percevoir les bénéfices différés de ses choix ou de ses efforts.
Danger, risque et peur
Le deuxième chapitre établit une distinction essentielle entre danger, risque et peur. Schrager rappelle, en s’appuyant notamment sur Douglas et Wildavsky (1983), que la définition du risque est en partie socialement construite.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, le terme « risque » aurait progressivement acquis une connotation négative et aurait cessé d’être associé principalement à la responsabilité individuelle pour être davantage rattaché à des phénomènes échappant au contrôle de l’individu (p. 22).
Les économistes ont tendance à conceptualiser le risque en termes de probabilités (p. 25), tandis que Douglas (1992) rappelle les limites d’une définition strictement technique. Schrager en tire une conséquence importante : apprendre à vivre avec l’incertitude devrait commencer tôt, notamment en permettant aux enfants d’expérimenter, de prendre des risques raisonnables et, surtout, d’apprendre de leurs erreurs.
Premier mythe : le monde devient constamment plus risqué
Le premier mythe, selon lequel le monde devient constamment plus risqué, est ainsi sérieusement ébranlé. Schrager souligne la progression historique de la richesse, de la sécurité alimentaire et de l’espérance de vie.
Pour démontrer que ces gains ne sont pas le produit du hasard, elle remonte jusqu’à la Renaissance, qu’elle présente comme un moment charnière dans l’histoire de la prise de risque. Les avancées mathématiques de cette période, notamment la loi des grands nombres de Bernoulli, ont progressivement fourni des outils permettant de mesurer l’incertitude et d’en améliorer la gestion.
Les Lumières, suivies de l’industrialisation, y compris l’invention de la presse à imprimer, ont profondément modifié la manière dont les sociétés percevaient le risque, l’innovation et le progrès. Le risque cesse progressivement d’être uniquement une menace à subir pour devenir une variable que l’on peut calculer, assumer et exploiter.
Schrager s’appuie ensuite sur les travaux de l’économiste institutionnel Douglass North (1991), dont l’analyse permet de dépasser l’explication purement matérielle de la prospérité. La richesse ne dépend pas uniquement du capital, du travail ou du progrès technologique. Elle dépend aussi de la qualité des institutions et des incitatifs qu’elles créent.
Les droits de propriété, l’État de droit, l’application des contrats et la stabilité des règles établissent le cadre dans lequel les individus prennent leurs décisions. Lorsque les institutions rendent l’investissement, l’entrepreneuriat et l’innovation plus rentables que la recherche de rentes, elles orientent les ressources vers les activités productives et favorisent ainsi la croissance. La prospérité devient alors moins une question de chance qu’une conséquence prévisible de bonnes incitations.
Schrager applique cette lecture à l’histoire américaine. Les États-Unis se sont développés dans une culture marquée par l’immigration, l’entrepreneuriat, la mobilité et la recherche d’opportunités. Le changement de trajectoire apparaît avec l’ère progressiste du début du XXe siècle, lorsque l’État commence progressivement à se présenter comme l’agent chargé de réduire et de mutualiser les risques auxquels les individus sont exposés, notamment par le contrôle des prix et les premières formes de protection sociale.
C’est probablement l’un des passages les plus intéressants du livre. Schrager ne soutient pas que l’État aurait créé à lui seul l’aversion au risque, mais elle montre comment le centre de gravité de la gestion du risque peut se déplacer.
Lorsque l’individu assume directement les conséquences de ses décisions, il conserve aussi une part importante des bénéfices associés à la prise de risque. Lorsque l’État intervient davantage pour absorber les pertes et garantir certains résultats, les incitations changent nécessairement. Le problème n’est donc pas simplement la taille de l’État, mais la structure d’incitatifs qu’il produit.
Je retiens de ce passage que la prospérité américaine s’explique beaucoup moins par le hasard que par une combinaison d’institutions favorables à l’initiative, de mobilité et de prise de risque individuelle. Dans cette perspective, les droits de propriété, l’État de droit et la stabilité institutionnelle ne constituent pas seulement des principes juridiques : ils sont les infrastructures invisibles qui permettent aux individus de prendre des risques sans craindre que les fruits de leurs décisions soient arbitrairement confisqués ou que les règles changent en cours de route.
Le contraste avec la perception contemporaine du risque est frappant. L’exemple de la criminalité new-yorkaise des années 1980, devenue l’un des éléments associés à la trajectoire politique de Rudolph Giuliani, permet à Schrager d’illustrer l’écart entre risque réel et risque perçu. Le flux permanent de nouvelles négatives amplifie notre perception du danger, même lorsque plusieurs indicateurs objectifs évoluent dans la direction inverse.
Deuxième mythe : nous prenons davantage de risques que nos parents
Le deuxième mythe veut que les individus prennent aujourd’hui davantage de risques que leurs parents. Schrager soutient plutôt l’inverse.
Elle évoque l’évolution des normes parentales, la géolocalisation permanente des enfants, l’inflation des diplômes et la crise de l’endettement étudiant, notamment à partir de Ramey (2009). Or, la prise de risque fait aussi partie du développement des adolescents, comme l’illustrent les travaux de Duell et al. (2018).
Une société qui cherche systématiquement à éliminer l’erreur risque paradoxalement de produire des adultes moins capables de gérer l’incertitude.
Troisième mythe : il faut être riche pour prendre des risques
Le troisième mythe, selon lequel il faut être riche pour prendre des risques, est également remis en question.
Le recul de l’entrepreneuriat, à l’exception notamment de certains groupes d’immigrants, montre que la capacité à entreprendre n’est pas simplement une fonction du patrimoine initial. Schrager rappelle également que de nombreuses entreprises qui ont connu du succès sont créées durant des périodes de récession (p. 84).
C’est ici que sa critique des politiques sociales devient particulièrement intéressante : lorsqu’un système réduit les coûts de l’inaction tout en augmentant les coûts de l’emploi, de l’entrepreneuriat ou de l’échec, il modifie les incitations. La question n’est donc pas seulement de savoir combien l’État dépense, mais quels comportements ses politiques rendent rationnels.
Quatrième mythe : la sécurité serait une notion objective
Le quatrième mythe concerne la « sécurité ». Schrager montre que celle-ci n’est pas une notion objective et universelle, mais une perception qui varie selon les individus.
Son passage vers la finance permet de rappeler que le prix d’un actif reflète précisément l’arbitrage entre rendement et risque. Les obligations d’État ainsi que les crises financières de 2008, grecque et pandémique de 2020 servent ici de points de comparaison.
L’autrice aborde également la perte de prestige relative de l’éducation postsecondaire. L’offre croissante de diplômés, la menace de l’intelligence artificielle envers certaines catégories d’emplois et le regain d’intérêt pour certains métiers manuels remettent en question l’idée selon laquelle l’accumulation de diplômes constituerait automatiquement la voie la plus sûre vers la prospérité.
Elle établit également un parallèle avec la réticence croissante des jeunes à former des couples ou à se marier.
Cinquième mythe : nous serions incapables de bien gérer le risque
Le cinquième mythe, notre prétendue incapacité à prendre des risques, permet à Schrager de passer de l’économie à la psychologie cognitive.
Après tout, les individus continuent de se faire tatouer, de se faire percer et de prendre quotidiennement des risques dans des domaines où ils les considèrent comme acceptables. Le problème n’est donc pas l’existence d’une aversion universelle au risque, mais notre incapacité à évaluer correctement certains risques.
Schrager remet ainsi en question l’idée selon laquelle les êtres humains seraient fondamentalement de mauvais preneurs de risques. Elle observe au contraire que les individus acceptent quotidiennement des risques lorsqu’ils les jugent importants ou qu’ils en perçoivent clairement les bénéfices.
Se faire tatouer, se faire percer ou pratiquer certaines activités comportant un risque illustre une réalité élémentaire : l’être humain n’évite pas le risque par principe. Il l’évalue en fonction de ses préférences, de l’information dont il dispose et du rendement qu’il espère obtenir.
Biais cognitifs et prise de décision
Schrager mobilise ensuite plusieurs concepts de l’économie comportementale pour expliquer pourquoi nos décisions ne sont pas toujours parfaitement rationnelles.
Le base case neglect (p. 107), plus généralement appelé base rate neglect dans la littérature, désigne la tendance à accorder davantage de poids à une information saillante qu’à la fréquence statistique réelle d’un événement.
Les heuristiques constituent, quant à elles, des raccourcis cognitifs permettant de prendre rapidement des décisions dans des environnements complexes. Les présenter simplement comme des erreurs de raisonnement serait toutefois réducteur : elles constituent aussi des mécanismes d’adaptation qui permettent de traiter l’information à moindre coût cognitif.
La théorie des perspectives de Tversky et Kahneman (1979) montre également que les individus évaluent les gains et les pertes par rapport à des points de référence plutôt qu’en fonction d’une valeur absolue.
L’aversion aux pertes signifie ainsi qu’une perte équivalente est généralement ressentie plus fortement qu’un gain. Schrager souligne néanmoins que ces biais ne rendent pas systématiquement les individus incapables de gérer le risque (p. 109).
Notre comportement varie notamment en fonction de la probabilité perçue d’un événement : une faible probabilité peut susciter relativement peu de réactions, alors qu’une augmentation de cette probabilité peut modifier substantiellement notre comportement.
Le problème apparaît davantage lorsque nos mécanismes cognitifs nous conduisent à confondre corrélation et causalité ou à poursuivre un investissement simplement parce que nous y avons déjà consacré du temps, de l’argent ou des ressources.
Le biais des coûts irrécupérables (sunk cost fallacy) illustre précisément cette difficulté : plutôt que de regarder vers l’avenir, l’individu laisse les ressources déjà dépensées influencer une décision qui devrait pourtant être fondée sur les coûts et les bénéfices futurs.
Schrager propose donc un correctif simple, mais puissant : raisonner systématiquement en termes de coût d’opportunité.
Le coût d’opportunité de l’inaction
Cette notion est cruciale. Le coût d’opportunité rappelle qu’éviter un risque n’est pas une décision neutre.
Ne pas investir, ne pas entreprendre, ne pas changer de carrière ou ne pas adopter une nouvelle technologie entraîne aussi des coûts. L’erreur consiste à considérer le risque comme un coût, alors que l’inaction a également des conséquences.
Le cinquième mythe ne démontre donc pas que les êtres humains sont parfaitement rationnels. Il montre quelque chose de plus utile : l’existence de biais cognitifs ne signifie pas que nous sommes incapables de prendre de bonnes décisions face au risque.
Ces biais deviennent surtout problématiques lorsqu’ils restent invisibles. Les reconnaître permet de construire des mécanismes de correction, notamment en comparant explicitement les coûts, les bénéfices et les alternatives disponibles.
Le véritable enjeu n’est donc pas d’éliminer le risque, mais d’éviter de prendre nos biais pour des raisons. Le coût d’opportunité devient à cet égard un outil intellectuel essentiel : il force à poser la question que l’aversion au risque fait souvent disparaître :
« Qu’est-ce que je perds en ne prenant pas ce risque ? »
Sixième et septième mythes : l’âge et le faux choix binaire
Les sixième et septième mythes — l’âge comme obstacle à la prise de risque et le risque comme choix binaire — sont traités plus rapidement, sous un angle très financier.
Le dernier chapitre synthétise néanmoins l’argument autour de sept principes : développer une relation saine avec le risque, prendre les bons risques, agir maintenant, définir soi-même ce que signifie la sécurité, écouter ses instincts, ne pas laisser l’âge dicter son degré d’aversion au risque et distinguer ce qui relève de notre contrôle de ce qui n’en relève pas.
Les principales forces de l’ouvrage
J’ai particulièrement apprécié trois éléments de l’ouvrage.
La clarté
D’abord, sa clarté. La structure en sept mythes rend l’argumentaire accessible sans le vider de sa substance. Schrager réussit à transformer une question abstraite — notre rapport collectif au risque — en une série de propositions concrètes que le lecteur peut examiner.
L’interdisciplinarité
Ensuite, son interdisciplinarité. L’économie y dialogue avec l’histoire, la psychologie, la finance et la sociologie.
Les références à Douglas, North, Kahneman et Tversky donnent au livre une assise intellectuelle plus solide qu’un simple plaidoyer en faveur de la prise de risque.
La distinction entre danger, risque et peur
Enfin, sa distinction entre danger, risque et peur constitue l’une de ses contributions les plus utiles.
Confondre ces trois concepts conduit facilement à de mauvaises décisions, tant publiques qu’individuelles. Un risque mesurable n’est pas nécessairement un danger imminent, et la peur ressentie face à un événement n’est pas une mesure fiable de sa probabilité.
Les limites du livre
Le principal problème de l’ouvrage se situe toutefois dans son articulation causale.
Les crises financières, les normes parentales, l’expansion de l’État-providence, la technologie, l’éducation et les transformations culturelles sont tous mobilisés de manière pertinente pour expliquer le recul de la prise de risque. Toutefois, leur mise en relation demeure trop peu développée pour établir clairement les mécanismes par lesquels ces facteurs produisent ou renforcent l’aversion au risque.
Les indicateurs de déclin sont souvent convaincants en eux-mêmes, mais leur relation avec l’aversion au risque demeure en partie corrélationnelle.
À mon sens, l’analyse aurait gagné en profondeur avec la contribution d’un coauteur spécialisé en psychologie ou en sociologie, qui aurait pu approfondir les mécanismes comportementaux et sociaux sous-jacents et mieux distinguer corrélation, causalité et causalité réciproque.
Les chapitres 4, 5 et 8 sont également plus courts, et le huitième est particulièrement mince. Il apporte relativement peu d’éléments nouveaux sur le rapport entre l’âge et la prise de risque.
La conclusion financière recentre par ailleurs le livre sur l’investisseur individuel au détriment de la question plus large des institutions, des politiques publiques et des normes sociales.
La concentration sur les États-Unis constitue une autre limite, mais aussi une force. Elle empêche de généraliser automatiquement les conclusions à d’autres sociétés, tout en permettant à Schrager de développer beaucoup plus précisément son diagnostic américain.
Le lecteur québécois doit donc résister à la tentation de transposer mécaniquement son analyse.
Et le Québec dans tout cela ?
C’est précisément ici que le livre devient intéressant pour le Québec.
Les États-Unis peuvent-ils être considérés comme une « société-chalet », au sens de Jérôme Blanchet-Gravel, à laquelle appartiendraient également le Québec et le Canada ?
Aucunement !
Les trajectoires ne sont pas suffisamment similaires. Même si Schrager observe un essoufflement du dynamisme américain sur certains indicateurs, les États-Unis demeurent institutionnellement et économiquement très différents du Québec et du Canada.
Le contraste est particulièrement important sur le terrain de l’entrepreneuriat, de la mobilité, de la culture du risque et de l’acceptation sociale de l’échec.
Si même les États-Unis commencent à éprouver une certaine érosion de leur culture du risque, cela devrait surtout nous inciter à regarder notre propre situation avec davantage de lucidité. Il serait difficile de présenter le Québec comme une société particulièrement tolérante envers l’expérimentation économique, l’échec entrepreneurial ou l’incertitude.
La leçon que je retiens n’est donc pas qu’il faudrait prendre davantage de risques de manière aveugle. C’est exactement l’inverse : une société prospère doit apprendre à distinguer le risque calculé du danger inutile et, surtout, comprendre que l’absence de risque n’existe pas.
Ne pas entreprendre est un choix.
Ne pas investir est un choix.
Ne pas innover est un choix.
Ne pas changer une réglementation est un choix.
Protéger systématiquement les individus contre l’échec a également un coût.
La véritable question politique et économique n’est donc pas de savoir comment éliminer le risque, mais comment créer des institutions qui permettent aux individus de l’évaluer, de l’assumer et d’en récolter les bénéfices lorsqu’ils prennent de bonnes décisions.
Pour le Québec, le message est particulièrement pertinent. Nous avons beaucoup à gagner à développer une culture qui accepte davantage l’expérimentation, l’entrepreneuriat, la mobilité, l’innovation et même l’échec.
Une société qui cherche constamment à garantir les résultats risque de réduire précisément les comportements qui permettent de créer ces résultats.
Note : 7,72/10
Il s’agit, à mon sens, d’un ouvrage de vulgarisation intelligent, bien documenté et utile pour réfléchir à notre rapport au risque :
une société qui cherche à éliminer le risque finit aussi par éliminer une partie des gains qui ne peuvent être obtenus qu’en acceptant l’incertitude.
Livre
Schrager, Allison. Worth the Risk: The Seven Myths That Keep Us from Taking the Chances We Need to Take. New Haven, CT : Yale University Press, 2026. 208 pages.
Sources supplémentaires présentes dans le livre
Je ne publierais pas nécessairement cette liste sur Facebook — libre à toi.
Douglas, Mary, and Aaron Wildavsky. Risk and Culture: An Essay on the Selection of Technological and Environmental Dangers. Berkeley : University of California Press, 1983.
Douglas, Mary. Risk and Blame: Essays in Cultural Theory. Royaume-Uni : Routledge, 1992.
North, Douglass C. « Institutions ». The Journal of Economic Perspectives, vol. 5, no 1, 1991, p. 97-112.
Ramey, Garey, and Valerie A. Ramey. The Rug Rat Race. NBER Working Paper no w15284, août 2009.
Duell, N., L. Steinberg, G. Icenogle et al. « Age Patterns in Risk Taking Across the World ». Journal of Youth and Adolescence, vol. 47, 2018, p. 1052-1072.
Tversky, Amos, and Daniel Kahneman. « Prospect Theory: An Analysis of Decision under Risk ». Econometrica, vol. 47, no 2, 1979, p. 263-292.
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