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Bélanger claque la porte de la CAQ après son éviction du cabinet Fréchette

Gilles Bélanger, député d’Orford depuis 2018, a annoncé le 22 avril qu’il quittait le caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour siéger comme indépendant à l’Assemblée nationale. L’ex-ministre de la Cybersécurité et du Numérique a précisé qu’il entendait compléter son mandat, mais que ses efforts seraient désormais consacrés aux dossiers de sa circonscription.

Le remaniement, déclencheur direct

La rupture est survenue moins de vingt-quatre heures après le remaniement du 21 avril 2026, lors duquel la nouvelle première ministre Christine Fréchette a présenté son conseil des ministres sans y inclure Bélanger. C’est à la suite de cette annonce qu’il a publié un message sur Facebook.

Bélanger claque la porte de la CAQ après son éviction du cabinet Fréchette

Tout en affirmant que « l’amertume ne guide pas son choix », il a indiqué vouloir que ses « principes et valeurs priment », et a dit craindre que le gouvernement Fréchette « ne réalise pas ses engagements ». La première ministre a répondu par : « J’ai pris acte de la décision de M. Bélanger. Je lui souhaite le meilleur des succès pour la suite. »

Le Dossier santé numérique au cœur du litige

Avant même le remaniement, Bélanger avait publiquement mis en garde contre la gestion de certains projets technologiques de l’État. Plus tôt en avril, il avait déclaré à Radio-Canada que le projet pilote du Dossier santé numérique (DSN), dont le lancement était prévu pour le 9 mai, n’était tout simplement pas prêt. Il soulevait alors des enjeux entourant la protection des données de santé et réclamait un report du déploiement.

Dans sa déclaration de départ, il a maintenu cette position : « Il y a quelques jours, j’ai sonné l’alarme sur la réalisation de projets numériques qui m’apparaissent mal alignés et susceptibles de se diriger vers un déraillement évident. Je maintiens cette position. Les épisodes passés doivent nous servir de leçons pour éviter qu’ils se reproduisent. » Il a également rappelé avoir plaidé, durant son passage au ministère, pour que le Québec « jette les bases d’une souveraineté numérique essentielle pour notre nation, la protection de nos données et l’efficacité de l’État ».

Noovo Info, qui avait rapporté la nouvelle la veille de l’annonce officielle, a noté que certains observateurs se demandaient si ces sorties publiques sur le DSN avaient pu précipiter son éviction du cabinet.

Le cas Drainville : un désaccord de fond

Selon Radio-Canada, Bélanger a aussi exprimé son incompréhension devant la décision de confier le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie à Bernard Drainville. Ce désaccord n’était pas nouveau : lors de la course à la chefferie caquiste, il avait publiquement menacé de quitter le caucus si Drainville en prenait la direction. À la demande de l’entourage de Christine Fréchette — qu’il soutenait dans cette même course —, il s’était finalement rétracté.

La nomination de Drainville à un poste-clé du nouveau cabinet a donc ravivé une tension que Bélanger avait déjà manifestée publiquement, et que cette rétractation n’avait jamais vraiment effacée.

Un soutien de la première heure devenu indépendant

Bélanger avait été l’un des tout premiers élus caquistes à inciter publiquement Christine Fréchette à se lancer dans la course à la succession de François Legault, avant de la soutenir activement jusqu’à sa victoire. Son départ, annoncé à peine quelques heures après la présentation du cabinet qu’il avait contribué à faire advenir, marque une rupture nette avec la cheffe qu’il avait lui-même portée.

Une controverse de financement en 2024

Le nom de Bélanger n’en était pas à sa première apparition dans les médias pour des raisons délicates. En 2024, des courriels avaient révélé qu’il avait invité des maires de sa région à un cocktail de financement en présence de la ministre Geneviève Guilbault, moyennant une contribution de 100 dollars. L’incident avait suscité des critiques de l’opposition et un malaise chez plusieurs des élus municipaux concernés.

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Maxym Perron-Tellier
Maxym Perron-Tellier
Maxym Perron-Tellier est journaliste pour PiluleRouge.ca. Passionné de politique depuis plus de dix ans, il s'est impliqué à plusieurs reprises sur la scène provinciale. Entrepreneur en informatique, il allie rigueur journalistique et regard critique sur l’actualité. Son approche analytique et son sens de l’humour apportent une perspective unique aux sujets qu’il couvre.

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