IAN SÉNÉCHAL | Le 1er décembre 2024, le président Joe Biden a accordé une grâce totale et inconditionnelle à son fils, Hunter Biden. Cette décision concerne toutes les infractions fédérales présumées ou avérées commises par Hunter Biden entre le 1er janvier 2014 et le 1er décembre 2024. Les accusations portées contre lui incluent des charges liées à des déclarations frauduleuses sur un formulaire d’achat d’arme et à des retards dans le paiement de ses taxes. Hunter Biden avait également été accusé de comportements liés à une période de dépendance aux drogues.
Le président Biden a justifié cette grâce dans un communiqué officiel en soulignant que son fils avait été victime d’une poursuite sélective motivée par des considérations politiques. Il a rappelé que des infractions similaires entraînent habituellement des résolutions non criminelles, comme des amendes, dans la plupart des cas. Il a critiqué le rôle de certains membres du Congrès dans l’effondrement d’un accord de plaidoyer négocié avec le ministère de la Justice, lequel aurait permis une résolution raisonnable des affaires de Hunter Biden.
La décision de pardonner son fils intervient après que la porte-parole de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre, ait fermement nié, il y a quelques semaines seulement, que le président envisagerait une telle mesure. Cette contradiction a suscité des réactions immédiates et critiques de l’opposition, qui y voient une politisation des pouvoirs présidentiels.
Ce geste relance le débat sur l’usage des grâces présidentielles dans des affaires impliquant des proches de dirigeants, et sur l’équilibre entre justice et loyauté familiale dans les plus hautes sphères de l’État.


