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Le premier cabinet de Christine Fréchette : continuité, équilibre des camps et quelques exclusions

Christine Fréchette a assermenté son premier Conseil des ministres mardi à Québec, neuf jours après avoir succédé à François Legault à la tête de la Coalition avenir Québec (CAQ) et du gouvernement du Québec. C’est la deuxième femme à occuper le poste de première ministre dans l’histoire de la province. Élue cheffe avec 57,9% des voix des membres du parti face à Bernard Drainville (42%), elle hérite d’un gouvernement dont les intentions de vote plafonnaient à environ 13% au plus fort de la course à la chefferie.

Son premier cabinet compte 29 ministres, incluant la première ministre, soit un de moins que le dernier remaniement Legault de septembre 2025. Il est composé de 17 hommes et 12 femmes.

LE CABINET EN DÉTAIL

Conseil des ministres de Christine Fréchette — 21 avril 2026

MinistreCirconscriptionPortefeuille(s)
Christine FréchetteSanguinetPremière ministre
Ian LafrenièreVachonSécurité intérieure; Relations avec les Premières Nations et les Inuit; vice-premier ministre
Eric GirardGroulxFinances; Infrastructures
Sonia LeBelChamplainÉducation; leader parlementaire adjointe
Bernard DrainvilleLévisÉconomie, Innovation et Énergie; Stratégie maritime
Sonia BélangerPrévostSanté; Aînés et Proches aidants
Simon Jolin-BarretteBorduasJustice; Affaires constitutionnelles
France-Élaine DuranceauBertrandAdministration gouvernementale, présidente du Conseil du trésor; Cybersécurité et Numérique
Mathieu LacombePapineauCulture et Communications
Jean-François RobergeChamblyLangue française; Laïcité; Institutions démocratiques; Accès à l’information; Francophonie canadienne
Jean BouletTrois-RivièresTravail; Relations canadiennes
François BonnardelGranbyImmigration, Francisation et Intégration; leader parlementaire du gouvernement
Kateri Champagne JourdainDuplessisRessources naturelles et Forêts
Pascale DéryRepentignyEnvironnement, Lutte contre les changements climatiques, Faune et Parcs
Martine BironChutes-de-la-ChaudièreEnseignement supérieur; Condition féminine
Samuel PoulinBeauce-SudAffaires municipales
Catherine BlouinBonaventureFamille
Donald MartelNicolet-BécancourAgriculture, Pêcheries et Alimentation
Christopher SkeeteSainte-RoseRelations internationales et Francophonie; Relations avec les Québécois d’expression anglaise; Lutte contre le racisme
Benoît CharetteDeux-MontagnesTransports et Mobilité durable
Amélie DionneRivière-du-Loup–TémiscouataTourisme
Jean-François SimardMontmorencyEmploi; région de la Capitale-Nationale
Chantal RouleauPointe-aux-TremblesSolidarité sociale et Action communautaire; Métropole et région de Montréal
Lionel CarmantTaillonServices sociaux; Lutte contre l’itinérance
Karine Boivin RoyAnjou–Louis-RielHabitation
Kariane BourassaCharlevoix–Côte-de-BeaupréSport, Loisir et Plein air
Mathieu LévesqueChapleauJeunesse; ministre délégué aux Régions
Eric GirardLac-Saint-Jeanministre délégué au Développement économique régional
Daniel BernardRouyn-Noranda–Témiscamingueministre délégué à l’Économie et aux PME

François Jacques (Mégantic) siège comme whip en chef du gouvernement et Yves Montigny (Richmond) comme président du caucus — deux rôles parlementaires distincts du Conseil des ministres.

UN GOUVERNEMENT QUI MISE SUR LA CONTINUITÉ

Le cabinet Fréchette reconduit la quasi-totalité des ministres responsables de dossiers structurants : Éric Girard reste aux Finances, Sonia LeBel à l’Éducation, Sonia Bélanger à la Santé, Martine Biron à l’Enseignement supérieur, Mathieu Lacombe à la Culture et Christopher Skeete aux Relations internationales. Mme Fréchette avait elle-même piloté le ministère de l’Économie sous M. Legault avant d’entrer dans la course à la chefferie.

Cette continuité s’explique en partie par le contexte préélectoral : les élections générales sont prévues en octobre 2026, et un remaniement complet aurait privé l’appareil gouvernemental de ministres rodés à leurs dossiers dans les derniers mois du mandat. Elle traduit également les limites d’un caucus dont les rangs se sont amincis depuis la majorité historique de 2022, plusieurs élus expérimentés ayant déjà annoncé leur retrait de la vie politique.

La principale nouveauté structurelle est la création d’un ministère de la Sécurité intérieure, qui remplace la Sécurité publique, confié à Ian Lafrenière, nommé vice-premier ministre. Ce changement de nom soulève des questions sur la portée exacte du nouveau ministère, sans que le gouvernement n’ait précisé formellement ce qui le distingue de son prédécesseur. Par ailleurs, la première ministre a décidé de supprimer les postes de ministres responsables de la plupart des régions, à l’exception de la Métropole et de la Capitale-Nationale. Cette décision fait en sorte qu’une grande partie du territoire québécois n’a plus de représentant désigné à la table du Conseil des ministres.

UN CAUCUS RECONSTITUÉ : LE RETOUR DES INDÉPENDANTS

L’une des réalités peu commentées du cabinet Fréchette est qu’une partie de son caucus a d’abord quitté la CAQ avant d’y revenir. Le cas le plus documenté est celui de Lionel Carmant, pédiatre et neurologue, député de Taillon. Il avait claqué la porte du caucus caquiste à l’automne 2025 pour siéger comme indépendant, en désaccord avec la loi 2 imposant une réforme de la rémunération des médecins spécialistes. Il avait alors déclaré qu’il réintégrerait le caucus de la CAQ si Christine Fréchette remportait la course à la chefferie — ce qu’il a fait le 31 mars 2026, avant même l’assermentation officielle de la nouvelle première ministre. Il a précisé qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections.

Sa réintégration a été facilitée par la résolution partielle du litige avec les médecins spécialistes, les négociations pour le renouvellement de leur entente-cadre étant toujours en cours au moment de son retour. Il hérite des Services sociaux et de la Lutte contre l’itinérance, deux portefeuilles qu’il connaît depuis 2018 — date de sa première élection et de son entrée initiale au Conseil des ministres.

Au-delà de Carmant, l’automne 2025 avait été marqué par un boom rarement vu d’indépendants à l’Assemblée nationale : jusqu’à huit députés siégeaient hors des formations officielles en décembre 2025, dont plusieurs ex-caquistes. Une autre élue, Isabelle Poulet, avait été exclue du caucus CAQ à l’automne 2025, en désaccord avec les valeurs du parti et après des discussions rapportées avec le Parti libéral du Québec. Elle ne figure pas dans le nouveau cabinet et a annoncé ne pas se représenter.

La reconstitution partielle du caucus autour de Mme Fréchette représente donc un signal de stabilisation interne — fragile — d’une formation qui avait traversé une période de dissidences multiples sous les derniers mois de M. Legault.

LA DYNAMIQUE DE LA COURSE : QUI A GAGNÉ QUOI?

Le camp Fréchette : récompenses inégales

Pendant la course à la direction, Mme Fréchette avait récolté environ 31 appuis de membres du caucus, contre 13 pour M. Drainville. L’appui de François Bonnardel avait été décrit sur les ondes du 98,5 FM comme « un coup très dur pour Drainville » : bien qu’exclu du cabinet par M. Legault en septembre 2025, le député de Granby conservait une influence réelle au sein du caucus.

Dans le nouveau cabinet, M. Bonnardel hérite du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et du rôle de leader parlementaire du gouvernement. France-Élaine Duranceau, qui présidait déjà le Conseil du trésor, voit ses responsabilités élargies à la Cybersécurité et au Numérique.

L’exclusion la plus remarquée côté Fréchette est celle de Gilles Bélanger, député d’Orford. Il avait été le premier élu à appuyer publiquement Mme Fréchette avant même qu’elle ne déclare sa candidature, et était ministre de la Cybersécurité et du Numérique sous M. Legault. Ce portefeuille est désormais confié à Mme Duranceau. M. Bélanger n’a pas obtenu de poste dans le nouveau gouvernement, sans qu’une explication officielle n’ait été fournie.

L’adversaire intégré : Drainville à l’Économie

Mme Fréchette avait promis, avant l’assermentation, d’offrir un « rôle important » à son adversaire. Elle a tenu parole : Bernard Drainville hérite de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ainsi que de la Stratégie maritime — un portefeuille plus large que son ancien ministère de l’Environnement sous M. Legault.

Les appuis de Drainville : intégration partielle

Les autres élus ayant appuyé M. Drainville obtiennent des résultats variables :

  • Samuel Poulin est promu aux Affaires municipales, après avoir été ministre délégué à l’Économie et aux PME sous M. Legault;
  • Kariane Bourassa obtient son premier portefeuille complet au Sport, au Loisir et au Plein air;
  • Simon Jolin-Barrette et Sonia Bélanger conservent leurs postes respectifs à la Justice et à la Santé.

Jonatan Julien, l’ex-ministre des Transports et autre appui de Drainville, ne figure pas dans le nouveau cabinet. Il avait toutefois annoncé qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections, ce qui tempère l’interprétation purement politique de son absence.

PROFILS ET COMPÉTENCES : QUI EST QUI?

Christine Fréchette est diplômée en administration des affaires de HEC Montréal et détient une maîtrise en relations internationales de l’Université Laval. Elle a été consultante en affaires internationales pour plusieurs ministères, directrice chez Montréal International, puis PDG de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal (2016–2021).

Ian Lafrenière est un ancien policier du SPVM, où il a longtemps été porte-parole médiatique du service. Il occupait déjà la Sécurité publique et la responsabilité des Relations avec les Premières Nations et les Inuit sous M. Legault; il conserve ces dossiers sous une nouvelle appellation et accède au poste de vice-premier ministre.

Éric Girard (Groulx), économiste de formation et ancien vice-président à la Banque Nationale, est aux Finances depuis 2018 sans interruption — sept ans de budgets consécutifs.

Sonia LeBel est une ancienne procureure de la couronne connue pour son rôle dans la commission Charbonneau. Elle occupe l’Éducation depuis le remaniement Legault de septembre 2025, en plus d’assumer le rôle de leader parlementaire adjointe.

Bernard Drainville détient un baccalauréat en science politique de l’Université d’Ottawa et une maîtrise en relations internationales de la London School of Economics. Il a mené une longue carrière comme journaliste et animateur à Radio-Canada et RDI avant d’être élu sous la bannière du Parti québécois en 2007, puis sous celle de la CAQ en 2022. Il a successivement dirigé l’Éducation, l’Environnement et la Stratégie maritime sous M. Legault.

Sonia Bélanger est infirmière de formation, détentrice de plusieurs diplômes de l’Université de Montréal en gérontologie, sciences infirmières, santé communautaire et gestion des services de santé. Avant d’être élue en 2022, elle était PDG du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal depuis 2015, après avoir occupé plusieurs postes de direction dans le réseau de la santé. Elle a été nommée ministre de la Santé à la suite de la démission de Christian Dubé en 2025 et conserve ce portefeuille.

Simon Jolin-Barrette a porté plusieurs projets de loi structurants, dont la loi 96 sur la langue officielle et la loi 21 sur la laïcité de l’État. Il perd la responsabilité des Relations canadiennes, transférées à Jean Boulet, mais conserve la Justice et hérite des Affaires constitutionnelles.

France-Élaine Duranceau a été ministre de l’Habitation de 2022 à septembre 2025, avant d’hériter de la présidence du Conseil du trésor et de la responsabilité de l’Administration gouvernementale lors du remaniement Legault. Son portefeuille s’élargit encore dans le cabinet Fréchette avec l’ajout de la Cybersécurité et du Numérique — trois leviers de contrôle sur le budget, la gestion de l’État et ses infrastructures numériques, entre les mains d’une même ministre.

Mathieu Lacombe a travaillé dix ans en journalisme et communications — notamment comme chef d’antenne de TVA Gatineau-Ottawa et reporter à Radio-Canada — avant d’être élu en 2018. Il est ministre de la Culture et des Communications depuis octobre 2022. Son expérience professionnelle est centrée sur les médias traditionnels et les institutions culturelles subventionnées (SODEC, CALQ).

Jean-François Roberge a été enseignant au primaire pendant 17 ans avant d’entrer en politique en 2014. Il a été ministre de l’Éducation de 2018 à 2022. Il conserve un bloc de dossiers incluant la langue française, la laïcité, les institutions démocratiques, l’accès à l’information et la francophonie canadienne — des dossiers dont plusieurs comportent une dimension juridique et constitutionnelle; Roberge ne détient pas de formation en droit.

Jean Boulet est avocat spécialisé en droit du travail depuis plus de 30 ans, avec une pratique axée sur la négociation de conventions collectives et la santé-sécurité au travail, au sein de cabinets réputés dont Heenan Blaikie et Lavery à Trois-Rivières. Il est ministre du Travail depuis 2018 et hérite également de la responsabilité des Relations canadiennes.

François Bonnardel cumule huit ans d’expérience ministérielle, notamment aux Transports (2018–2022) et à la Sécurité publique (2022–2025), avant d’avoir été exclu du cabinet Legault en septembre 2025. Il hérite du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et du rôle de leader parlementaire du gouvernement — un dossier sans lien direct avec ses portefeuilles précédents.

Kateri Champagne Jourdain est une femme d’affaires innue originaire de la communauté de Uashat Mak Mani-utenam sur la Côte-Nord. Avant son élection en 2022 — comme première femme autochtone élue à l’Assemblée nationale du Québec —, elle était directrice générale de l’Immobilière Montagnaise SEC et siégeait au conseil d’administration du Mouvement Desjardins, dont elle fut la première autochtone à y accéder. Elle passe de la Famille (sous Legault) aux Ressources naturelles et Forêts — un portefeuille qui touche directement les communautés autochtones du Nord-du-Québec et de la Côte-Nord, où se concentrent les enjeux miniers, forestiers et hydroélectriques faisant l’objet de consultations avec ces communautés.

Pascale Déry détient un baccalauréat en communication et journalisme de l’Université de Montréal et une maîtrise en sciences politiques et droit international de l’UQAM. Elle a mené une carrière de 15 ans en journalisme et animation chez TVA et LCN, dont deux ans à l’émission d’enquête J.E., puis a été directrice des relations médiatiques chez Air Canada et à l’Institut économique de Montréal. Elle a été ministre de l’Enseignement supérieur de 2022 à septembre 2025, puis ministre de l’Emploi jusqu’au cabinet Fréchette. Elle hérite maintenant de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs — un ministère à forte composante scientifique, réglementaire et d’ingénierie environnementale, sans lien avec sa formation ou son parcours professionnel.

Martine Biron est journaliste de carrière, ayant notamment travaillé à Radio-Canada, avant de se lancer en politique.  Elle a été ministre des Relations internationales et de la Francophonie de 2022 à 2025, avant d’hériter de l’Enseignement supérieur lors du remaniement Legault de septembre 2025, en plus d’assumer la responsabilité de la Condition féminine.

Samuel Poulin est issu d’un milieu d’entrepreneurs forestiers en Beauce et a été ministre délégué à l’Économie et aux PME sous M. Legault, avec un mandat centré sur l’allègement réglementaire pour les petites entreprises. Il arrive aux Affaires municipales sans expérience antérieure dans les domaines de l’urbanisme, du financement municipal ou de l’aménagement du territoire.

Catherine Blouin est une ancienne conseillère en communication et chargée de projet au CISSS de la Gaspésie, avec une carrière antérieure en communications et marketing dans le secteur privé. C’est son premier portefeuille ministériel, à la Famille.

Donald Martel détient un baccalauréat en administration des affaires et a été directeur général et secrétaire-trésorier de la MRC de Nicolet-Yamaska et directeur général du CLD à partir de 1994, avant d’être élu député en 2012. Il a également présidé l’Association des directeurs généraux des MRC du Québec.

Christopher Skeete détient un baccalauréat en science politique de l’Université Concordia et un MBA de l’UQAM. Avant son élection en 2018, il a fondé une entreprise en soins de santé spécialisée en tests de diagnostic et en vaccination, en plus d’être vice-président de la relève d’affaires à la Chambre de commerce et d’industrie de Laval. Il a été ministre délégué à l’Économie, responsable de la Lutte contre le racisme et des Relations avec les Québécois d’expression anglaise sous M. Legault, des responsabilités qu’il conserve, auxquelles s’ajoutent désormais les Relations internationales et la Francophonie.

Benoît Charette a débuté sa carrière au ministère des Relations internationales du Québec, avec une affectation à la délégation du Québec à Mexico, puis a travaillé à l’Agence intergouvernementale de la Francophonie. Il a été ministre de l’Environnement de 2018 à 2025. Dans le cabinet Fréchette, il est nommé aux Transports et à la Mobilité durable.

Amélie Dionne est entrée au cabinet lors du remaniement Legault de septembre 2025, comme ministre responsable du Tourisme et de certaines régions. Elle conserve le Tourisme dans le cabinet Fréchette.

Jean-François Simard est député de Montmorency. Il détient un doctorat en sociologie, une discipline qui aborde notamment les dynamiques du marché du travail, les inégalités et les structures sociales. Il hérite du ministère de l’Emploi ainsi que de la responsabilité de la région de la Capitale-Nationale. Les sources disponibles ne font pas état d’expérience professionnelle directe en politiques de l’emploi ou en développement du marché du travail.

Chantal Rouleau a fondé et dirigé plusieurs entreprises dans les secteurs de la construction et de l’immobilier à Montréal avant d’entrer en politique. Elle a été mairesse de l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles de 2010 à 2018, période pendant laquelle elle a réclamé publiquement une commission d’enquête sur l’industrie de la construction et l’octroi des contrats municipaux — ce qui a contribué à la création de la commission Charbonneau. Elle est ministre responsable de la Solidarité sociale, de l’Action communautaire et de la Métropole depuis 2022.

Lionel Carmant, pédiatre et neurologue, avait quitté le caucus caquiste à l’automne 2025 en désaccord avec la loi 2 sur la rémunération des médecins spécialistes. Il a réintégré le caucus le 31 mars 2026 et est nommé aux Services sociaux et à la Lutte contre l’itinérance.

Karine Boivin Roy est avocate de formation (droit à l’Université Laval, anthropologie à McGill). Elle a été conseillère municipale dans l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve à Montréal de 2013 à 2021, dont plusieurs années à titre de conseillère associée à l’habitation. Elle hérite du portefeuille Habitation dans le cabinet Fréchette.

Kariane Bourassa est une ancienne journaliste (Radio-Canada, Journal de Montréal, Cogeco) qui a été adjointe parlementaire avant d’accéder à son premier portefeuille au Sport, au Loisir et au Plein air.

Mathieu Lévesque est député de Chapleau (Outaouais) depuis 2018. Il hérite du ministère de la Jeunesse ainsi que de la délégation aux Régions. C’est son premier portefeuille ministériel; les sources disponibles ne font pas état d’une expérience professionnelle antérieure dans ces domaines.

Éric Girard (Lac-Saint-Jean) est agriculteur de formation, diplômé du Collège d’Alma en gestion et technologies d’entreprise agricole. Il a été vice-président de la Fédération régionale de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de 2017 à 2018 avant de se lancer en politique. Il est nommé ministre délégué au Développement économique régional.

Daniel Bernard détient un baccalauréat et une maîtrise en génie géologique de l’Université Laval ainsi qu’un MBA de l’UQAM. Il a travaillé dans l’industrie minière et a été directeur général de l’Association de l’exploration minière du Québec de 1999 à 2001. Il a mené une première carrière politique sous la bannière libérale à Rouyn-Noranda–Témiscamingue (2003–2012), puis est revenu en politique comme député CAQ de cette même circonscription en 2022. Il devient ministre délégué à l’Économie et aux PME. Deux éléments de son dossier méritent d’être signalés : selon Radio-Canada, il était encore inscrit comme lobbyiste pour des entreprises minières, dont Glencore — propriétaire de la Fonderie Horne —, lors de sa première rencontre avec François Legault le 29 septembre 2022, soit après son élection; Bernard a affirmé que son nom n’avait pas été retiré d’un mandat vieux de quatre ou cinq ans. Par ailleurs, en mai 2025, il a confirmé avoir déménagé en Estrie pour des raisons familiales — à plus de 600 kilomètres de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, la circonscription qu’il représente.

LES ABSENTS : QUI NE SIÈGE PLUS?

Plusieurs figures du cabinet Legault ne figurent pas dans le nouveau gouvernement :

  • Geneviève Guilbault (Affaires municipales au moment de son départ; ancienne vice-première ministre et ex-ministre des Transports sous Legault) : ne se représente pas aux élections d’octobre 2026.
  • Isabelle Charest (Sport, Loisir et Plein air; responsable de la région de l’Estrie) : ne se représente pas.
  • Caroline Proulx (Habitation et Condition féminine au moment de son départ) : ne se représente pas.
  • Éric Caire (Cybersécurité et Numérique, forcé à la démission lors de la controverse SAAQclic) : retrait annoncé de la politique.

Ces départs simultanés illustrent une réalité plus large : la CAQ de 2026 est une formation en fin de cycle, dont plusieurs figures de proue quittent la scène au même moment où la nouvelle cheffe doit préparer une campagne électorale difficile.

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Maxym Perron-Tellier
Maxym Perron-Tellier
Maxym Perron-Tellier est journaliste pour PiluleRouge.ca. Passionné de politique depuis plus de dix ans, il s'est impliqué à plusieurs reprises sur la scène provinciale. Entrepreneur en informatique, il allie rigueur journalistique et regard critique sur l’actualité. Son approche analytique et son sens de l’humour apportent une perspective unique aux sujets qu’il couvre.

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