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M. Labeaume, veuillez vous garder une petite gêne !

M. Labeaume,


Depuis la fin de votre carrière politique, vous vous permettez de commenter ce que font les politiciens. Vous vous posez en grand rassembleur en faisant du signalement de vertu. Vous vous y prenez par une attaque par ci, une attaque par là. Or, n’oubliez pas qui vous étiez et d’où vous venez. Bien que vous trouviez satisfaction à réécrire l’histoire, je vais me permettre de vous remettre les pendules à l’heure.


Lorsque vous vous êtes présenté pour la première fois à la mairie de Québec en 2007, vous faisiez des chroniques à Radio X et à Radio Pirate. Vous demandiez même des conseils à Jeff Fillion. Cependant, aujourd’hui, vous faîtes comme si vous n’aviez jamais fait cela, prétendant même à Tout le monde en parle que vous aviez fonctionné « 14 ans avec les radios poubelles dans les fesses ».
Aujourd’hui, vous vous faîtes le défenseur de la femme et du rassemblement des Québécois contre Trump. Si on remonte un peu l’Histoire, vous étiez celui qui avait le comportement le plus proche que celui de l’actuel président américain. Vous menaciez des conseillers d’opposition, notamment à un de lui en « câlisser une dans le front ». Vous menaciez même un journaliste « de lui faire avaler son micro ». Vous téléphoniez à des rédactions de journaux lorsque des contenus peu élogieux à votre égard étaient publiés. Vous demandiez même la tête professionnelle de leurs auteurs. N’oubliez pas aussi lorsque vous aviez exprimé votre désir de battre Josée Verner, ancienne ministre fédérale, pour un simple désaccord. Ainsi, votre soudaine profession de foi féministe n’a aucune crédibilité.
De plus, vous vous présentez aujourd’hui comme ayant toujours défendu le tramway de Québec. Vous avez même salué la victoire de Bruno Marchand le 2 novembre 2025 comme étant « l’aboutissement de 15 ans de lutte pour le tramway ». Pourtant, jusqu’en 2019, vous ne vouliez rien savoir d’un tramway. Vous alliez jusqu’à ridiculiser tout candidat qui en souhaitait un, notamment Anne Guérette ou encore Anne Bourget.


Votre hypocrisie se montre encore votre chronique du 23 août 2026 intitulée « Mythomanie, parachutage et pusher politique ». Vous reprochez à Maïté Blanchette-Vézina de se présenter dans La Peltrie. Vous alliez même jusqu’à la décrire comme ayant « ses convictions de lâcher son monde, de passer d’une région à l’autre sans se retourner pourvu que cela améliore ses chances de réélection ». Vous poussiez même jusqu’à prétendre « qu’elle doit utiliser encore Google Maps pour se rendre dans La Peltrie ». Vous êtes le moins bien placé pour vous exprM. Labeaume,

Depuis la fin de votre carrière politique, vous vous permettez de commenter ce que font les politiciens. Vous vous posez en grand rassembleur en faisant du signalement de vertu. Vous vous y prenez par une attaque par-ci, une attaque par-là. Or, n’oubliez pas qui vous étiez et d’où vous venez. Bien que vous trouviez satisfaction à réécrire l’histoire, je vais me permettre de vous remettre les pendules à l’heure.

Lorsque vous vous êtes présenté pour la première fois à la mairie de Québec en 2007, vous faisiez des chroniques à Radio X et à Radio Pirate. Vous demandiez même des conseils à Jeff Fillion. Cependant, aujourd’hui, vous faites comme si vous n’aviez jamais fait cela, prétendant même à Tout le monde en parle que vous aviez fonctionné « 14 ans avec les radios poubelles dans les fesses ».

Aujourd’hui, vous vous faites le défenseur de la femme et du rassemblement des Québécois contre Trump. Si on remonte un peu dans l’histoire, vous étiez celui qui avait le comportement le plus proche de celui de l’actuel président américain. Vous menaciez des conseillers d’opposition, notamment l’un d’eux, de lui en « câlisser une dans le front ». Vous menaciez même un journaliste « de lui faire avaler son micro ». Vous téléphoniez à des rédactions de journaux lorsque des contenus peu élogieux à votre égard étaient publiés. Vous demandiez même la tête professionnelle de leurs auteurs. N’oubliez pas non plus lorsque vous aviez exprimé votre désir de battre Josée Verner, ancienne ministre fédérale, pour un simple désaccord. Ainsi, votre soudaine profession de foi féministe n’a aucune crédibilité.

De plus, vous vous présentez aujourd’hui comme ayant toujours défendu le tramway de Québec. Vous avez même salué la victoire de Bruno Marchand le 2 novembre 2025 comme étant « l’aboutissement de 15 ans de lutte pour le tramway ». Pourtant, jusqu’en 2019, vous ne vouliez rien savoir d’un tramway. Vous alliez jusqu’à ridiculiser tout candidat qui en souhaitait un, notamment Anne Guérette ou encore Anne Bourget.

Votre hypocrisie se manifeste encore dans votre chronique du 23 août 2026 intitulée « Mythomanie, parachutage et pusher politique ». Vous reprochez à Maïté Blanchette-Vézina de se présenter dans La Peltrie. Vous allez même jusqu’à la décrire comme ayant « ses convictions de lâcher son monde, de passer d’une région à l’autre sans se retourner pourvu que cela améliore ses chances de réélection ». Vous poussez même jusqu’à prétendre « qu’elle doit utiliser encore Google Maps pour se rendre dans La Peltrie ». Vous êtes le moins bien placé pour vous exprimer à ce sujet, étant donné qu’alors que vous étiez maire de Québec, vous viviez à Sainte-Anne-de-Beaupré. Si vous ignoriez que ce n’était pas la même région, je vous l’apprends. De plus, si on veut parler de vos convictions, on peut toujours parler du tramway. D’ailleurs, vous affirmez « qu’il doit bien y avoir des gens de Québec pas trop idiots pour se présenter chez eux » avant d’enchaîner sur Dominique Dumas. Sachez, M. Labeaume, qu’il y a des candidats comme Elliot Estevez-Verville, qui est candidat dans Taschereau et qui vit à Québec. Il y a aussi Éloïse Coulombe, qui vit à Québec.

Après avoir déversé votre fiel sur Dominique Dumas, vous l’accusez notamment « d’être de cette race de petits messieurs qui ne deviennent couillus que derrière un micro ou derrière un clavier ». Ironiquement, je pourrais appliquer ce commentaire à vous-même, étant donné que vous vous en permettez beaucoup dans vos chroniques à La Presse.

D’ailleurs, vous reprochez à Éric Duhaime, après ses échecs électoraux précédents, de s’être présenté dans Bellechasse alors qu’il n’y vit pas. Or, vous omettez de mentionner que la députée caquiste d’alors n’y vivait pas davantage. Le parachutage a toujours existé. Oui, cela peut parfois être frustrant pour certains locaux, mais ce sera aux électeurs de décider.

Bref, M. Labeaume, cessez d’agir en hypocrite. Vous reprochez aux autres ce que vous faisiez vous-même. Vous réécrivez votre propre histoire afin de vous donner le beau rôle. Cela pourrait relever soit d’un refoulement de souvenirs, soit d’une malhonnêteté intellectuelle. Si j’étais vous, je me garderais une petite gêne.

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Nicolas Drolet
Nicolas Drolet
Nicolas est politologue de formation, étant détenteur d’un baccalauréat en Science politique à l’Université Laval. Il est actuellement étudiant au baccalauréat en Communication publique à la même université. Il s’intéresse à la politique fédérale et à la communication politique.

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