Depuis le début de la psychose Trump, les Canadiens en général ont développé un sentiment antiaméricain. Cette psychose a fait en sorte qu’ils ont été prêt à croire n’importe qui se disant Messie pour soumettre Donald Trump. Malgré toutes les couvertures médiatiques positives sur les voyages de Mark Carney à travers le monde, l’antiaméricanisme n’élève pas le Canada. Au contraire, cette position affaiblit le Canada à tous les points de vue, que ce soit intellectuel, médiatique et même diplomatique. Elle fait même descendre le Canada dans les méandres du vide
Psychose Trump : opportunités pour les personnes sans convictions
La psychose Trump a créé des opportunités pour des politiciens autant dépourvus de personnalité que de programme politique. Il est raisonnable de penser à Mark Carney qui, sans la psychose en question, n’aurait jamais été élu chef du Parti libéral et encore moins devenu Premier ministre du Canada. Cela a permis aussi à Doug Ford de remporter un troisième mandat majoritaire en Ontario. Évidemment, lorsqu’une crise amplifiée par les médias dominants se produit, le rationnel prend rarement le dessus. Cela a permis d’élaborer une stratégie très simple : se poser en Messie tout en qualifiant toute personne faisant usage d’un discours différent de « pro-Trump » ou de « Trump canadien ».
Affaiblissement intellectuel du Canada
La guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis a montré un certain affaiblissement de la pensée intellectuelle canadienne. En ce sens, il a été possible de voir beaucoup de citoyens pensant que les contre tarifs étaient une bonne façon de se protéger tout en affaiblissant les États-Unis. Or, il a été démontré à de nombreuses reprises que cela n’était pas le cas et provoquait même l’effet inverse. Malgré ces démonstrations, une partie très significative de la population s’est rangée derrière Mark Carney lorsque celui-ci avait ordonné le retrait du Canada de la table de négociations. Mais encore, la guerre tarifaire avait permis de révéler chez les Canadiens un phénomène psychologique bien connu : la dissonance cognitive. Dans ce cas, il était possible de constater de voir des personnes prétendant boycotter les États-Unis. Cependant, ces mêmes personnes effectuaient leurs courses dans des supermarchés américains comme Costco ou Walmart. Le manque de littératie politique et économique chez les Canadiens leur a permis aussi de céder facilement à la peur et d’être poussé à croire n’importe quoi et n’importe qui.
Un autre phénomène a aussi pu être constaté. Il s’agit de la spirale du silence. En effet, un consensus a été établi par la mise au silence, voire à l’adhésion forcée, des voix discordantes et aspirant à davantage de rationalité. Dans le milieu médiatique, cela n’a point aidé à la compréhension.
Affaiblissement médiatique
L’antiaméricanisme au Canada a pris de l’ampleur dans le monde médiatique. Ce sentiment n’a pas élevé le niveau médiatique. Au contraire, il l’a diminué. Cela a permis aux médias dominants de se faire le porte-voix du gouvernement fédéral et du gouvernement du Québec, incitant même à aller plus loin dans l’escalade. Ces incitations se traduisent de plusieurs façons, allant de l’expulsion de l’ambassadeur américain à couper l’électricité aux Américains.
Certains chroniqueurs vont même jusqu’à prétendre que Carney est un nouveau Winston Churchill résistant à l’impérialisme. D’autant que cette comparaison est absurde, en autant elle a comporté plusieurs nuances qui ont déjà été exposées dans une chronique précédente. Cet antiaméricanisme irrationnel permet de défendre davantage l’absurde. Quelques jours avant les commémorations du 11 septembre 2001, un mémorandum provenant de CBC coulé dans les médias exigeait de la part de ses journalistes de ne jamais dire que ce qui s’est passé cette journée-là était une attaque terroriste.
Cet affaiblissement du niveau dans le monde médiatique a aussi donné lieu à beaucoup de paresse de la part de beaucoup de journalistes canadiens. Cela s’est montré notamment lors du retrait du Canada de la table des négociations. Ces journalistes n’ont fait que répéter les explications données par Mark Carney. Ils n’ont même pas essayé de connaître la version des Américains, exceptée Rosemary Barton qui avait reçu Jameson Greer en entrevue.
Problèmes diplomatiques
À l’échelle diplomatique, s’éloigner des Américains vient à nous jeter dans les bras de la Chine. M. Carney, lors de son discours de Davos, avait imaginé un nouvel ordre mondial aligné sur l’Europe et la Chine. Or, s’aligner sur la Chine est très risqué. Cela reviendrait, de prime à bord, à perdre notre principal allié stratégique sur le plan géopolitique : les États-Unis. De plus, la Chine faisant partie du BRICS+ regroupant l’Afrique du Sud, la Chine, l’Inde, la Russie et le Brésil, ainsi que l’Iran, il sera difficile d’avoir confiance en ce partenaire. S’aligner sur la Chine rendra difficile une quelconque cohérence dans la politique étrangère canadienne. En effet, cela inciterait un rapprochement avec les autres puissances mentionnées antérieurement. Il sera difficile de justifier l’envoi d’armes en Ukraine en même temps qu’un rapprochement avec la Russie. S’allier avec les ennemis des États-Unis reviendrait à nous exposer à de plus importantes menaces de la part des États-Unis. Le Canada doit faire la politique de sa géographie.
Malgré la dépréciation qu’il est possible d’avoir à propos du président américain actuel, il est plus raisonnable et rassurant de s’aligner sur les États-Unis. Il est le principal partenaire économique, militaire et stratégique du Canada et aucune lubie de rupture ne pourra y changer quoi que ce soit.
Conclusion
Bien que l’antiaméricanisme soit bénéfique pour des politiciens voulant conserver le pouvoir à des fins plus ou moins souhaitables pour la population, il n’estDepuis le début de la psychose Trump, les Canadiens, de manière générale, ont développé un sentiment antiaméricain. Cette psychose a fait en sorte qu’ils ont été prêts à croire n’importe qui se présentant comme un messie capable de tenir tête à Donald Trump.
Malgré toute la couverture médiatique positive entourant les voyages de Mark Carney à travers le monde, l’antiaméricanisme n’élève pas le Canada. Au contraire, cette posture affaiblit le pays à tous les niveaux, que ce soit sur les plans intellectuel, médiatique ou même diplomatique. Elle fait même descendre le Canada dans les méandres du vide.
Psychose Trump : des opportunités pour les personnes sans convictions
La psychose Trump a créé des opportunités pour des politiciens aussi dépourvus de personnalité que de véritable programme politique. Il est raisonnable de penser à Mark Carney qui, sans cette psychose, n’aurait probablement jamais été élu chef du Parti libéral, encore moins premier ministre du Canada.
Cela a également permis à Doug Ford de remporter un troisième mandat majoritaire en Ontario.
Évidemment, lorsqu’une crise amplifiée par les médias dominants se produit, la rationalité prend rarement le dessus. Cela a permis d’élaborer une stratégie très simple : se poser en messie tout en qualifiant toute personne tenant un discours différent de « pro-Trump » ou de « Trump canadien ».
Affaiblissement intellectuel du Canada
La guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis a révélé un certain affaiblissement de la pensée intellectuelle canadienne. En ce sens, il a été possible de voir de nombreux citoyens croire que les contre-tarifs constituaient une bonne façon de se protéger tout en affaiblissant les États-Unis.
Or, il a été démontré à de nombreuses reprises que ce n’était pas le cas et que ces mesures pouvaient même provoquer l’effet inverse. Malgré ces démonstrations, une partie très importante de la population s’est rangée derrière Mark Carney lorsque celui-ci a ordonné le retrait du Canada de la table des négociations.
La guerre tarifaire a également permis de révéler chez les Canadiens un phénomène psychologique bien connu : la dissonance cognitive. Dans ce cas, il était possible d’observer des personnes prétendant boycotter les États-Unis tout en faisant leurs courses dans des entreprises américaines comme Costco ou Walmart.
Le manque de littératie politique et économique chez les Canadiens les a également amenés à céder facilement à la peur et à croire à peu près n’importe quoi, pourvu que le message corresponde au climat ambiant.
Un autre phénomène a aussi pu être constaté : la spirale du silence. En effet, un consensus s’est installé par la mise au silence, voire par l’adhésion forcée, des voix discordantes qui aspiraient à davantage de rationalité. Dans le milieu médiatique, cela n’a certainement pas favorisé une meilleure compréhension de la situation.
Affaiblissement médiatique
L’antiaméricanisme au Canada a également pris de l’ampleur dans le monde médiatique. Ce sentiment n’a pas élevé le niveau du débat médiatique. Au contraire, il l’a diminué.
Cela a permis aux médias dominants de se faire les porte-voix du gouvernement fédéral et du gouvernement du Québec, certains allant même jusqu’à encourager une escalade. Ces appels ont pris plusieurs formes, allant de l’expulsion de l’ambassadeur américain jusqu’à la menace de couper l’électricité aux Américains.
Certains chroniqueurs vont même jusqu’à prétendre que Carney serait une sorte de nouveau Winston Churchill résistant à l’impérialisme. Cette comparaison est absurde, d’autant plus que plusieurs nuances à ce sujet ont déjà été exposées dans une chronique précédente.
Cet antiaméricanisme irrationnel permet également de défendre l’absurde. Quelques jours avant les commémorations du 11 septembre 2001, un mémorandum de CBC ayant fait l’objet d’une fuite dans les médias demandait à ses journalistes de ne pas qualifier ce qui s’est produit ce jour-là d’« attaque terroriste ».
Cet affaiblissement du niveau du débat médiatique a également donné lieu à beaucoup de paresse de la part de certains journalistes canadiens. Cela s’est notamment manifesté lors du retrait du Canada de la table des négociations.
Plusieurs journalistes se sont contentés de répéter les explications données par Mark Carney. Ils n’ont même pas tenté de connaître la version américaine, à l’exception notamment de Rosemary Barton, qui avait reçu Jamieson Greer en entrevue.
Problèmes diplomatiques
Sur le plan diplomatique, s’éloigner des Américains risque de nous jeter dans les bras de la Chine.
M. Carney, lors de son discours de Davos, a imaginé un nouvel ordre mondial davantage aligné sur l’Europe et la Chine. Or, un rapprochement avec la Chine comporte des risques importants.
Cela reviendrait d’abord à fragiliser notre relation avec notre principal allié stratégique sur le plan géopolitique : les États-Unis.
De plus, la Chine fait partie des BRICS+, un regroupement comprenant notamment l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l’Inde, la Russie et l’Iran. Dans ce contexte, il pourrait être difficile d’accorder une confiance aveugle à ce partenaire.
Un alignement sur la Chine rendrait également plus difficile le maintien d’une certaine cohérence dans la politique étrangère canadienne. En effet, un tel rapprochement pourrait favoriser des relations plus étroites avec d’autres puissances mentionnées précédemment.
Il deviendrait alors difficile, par exemple, de justifier simultanément l’envoi d’armes en Ukraine et un rapprochement avec la Russie.
S’allier davantage avec des adversaires stratégiques des États-Unis pourrait également nous exposer à des tensions plus importantes avec Washington.
Le Canada doit faire la politique de sa géographie.
Malgré toute la dépréciation que l’on peut éprouver à l’égard de l’actuel président américain, il demeure plus raisonnable et rassurant pour le Canada de maintenir un alignement stratégique avec les États-Unis.
Les États-Unis demeurent le principal partenaire économique, militaire et stratégique du Canada, et aucune lubie de rupture ne pourra changer cette réalité géographique.
Conclusion
Bien que l’antiaméricanisme puisse être bénéfique pour certains politiciens souhaitant conserver le pouvoir à des fins plus ou moins souhaitables pour la population, il ne procure aucun avantage réel à cette même population.
Il ne fait que stimuler le manque de littératie économique et politique des Canadiens — les Québécois n’y faisant pas exception.
L’antiaméricanisme pousse également le milieu médiatique vers certaines des comparaisons les plus absurdes. Il peut même conduire à banaliser ou à réinterpréter des faits historiques, comme lorsqu’on hésite à qualifier les attentats du 11 septembre d’attaques terroristes.
Sur le plan diplomatique, l’antiaméricanisme risque aussi de pousser le Canada vers l’irréparable en fragilisant de vieux liens historiques. Cela ne serait aucunement bénéfique pour le pays.
Peut-on espérer que la rationalité redevienne un jour dominante dans l’espace public canadien? Oui.
Est-il possible qu’elle redevienne maîtresse chez elle au Canada?
Dans un avenir rapproché, rien n’est moins sûr.
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