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Lion Électrique : rentable… avec votre argent

Le Québec et son culte de la subvention

Dans un article du Journal de Québec d’hier matin, on apprend que, uniquement en subventions aux acheteurs, Lion Électrique a bénéficié de près de 190 M$ du gouvernement du Québec depuis 2021.

Rappelons que cette entreprise a fait faillite en 2024.

Depuis sa relance en 2025, c’est près de 25 M$ en subventions du gouvernement provincial que les acheteurs d’autobus Lion ont reçu.

Lion Électrique, à l’instar des Northvolt, Nemaska Lithium, Flying Whales, etc., est une synthèse parfaite du modèle québécois.

Des centaines de millions de dollars des contribuables brûlés.

Des règles modifiées en cours de route.

Un marché artificiellement créé.

Des contribuables pris en otage.

Et malgré tout ça, l’entreprise s’est retrouvée insolvable.

Mais attention : on nous dit maintenant que Lion est « rentable ».

Ah oui?

Rentable comment?

Parce que quand l’État donne 240 000 $ de subvention pour l’achat d’un autobus électrique, ce n’est pas du libre marché.

C’est un respirateur artificiel payé grassement par vos taxes et vos impôts.

Et ce qui est fascinant dans l’article de ce matin, c’est que les transporteurs eux-mêmes admettent pratiquement être forcés d’acheter des autobus électriques Lion.

Pourquoi?

Parce que les modèles américains ne sont pas admissibles aux subventions québécoises.

Autrement dit, le gouvernement a manipulé les règles du jeu pour créer un marché captif.

Puis après ça, on veut nous faire croire que l’entreprise « fonctionne ».

Imaginez une seconde une entreprise privée normale fonctionner comme ça.

Votre produit coûte trop cher?

Pas grave.

Le gouvernement va payer une immense partie de la facture.

Les clients ne veulent pas naturellement acheter votre produit?

Pas grave.

Le gouvernement va modifier les règles pour les obliger à acheter pareil.

Votre entreprise fait faillite et le gouvernement perd, au passage, des centaines de millions de $$$?

Pas grave.

Ce même gouvernement augmente les subventions de près de 40 % deux semaines après la restructuration de votre entreprise.

Et pendant ce temps-là, le contribuable québécois regarde les déficits exploser, les taxes grimper, les services publics s’effriter et le coût de la vie devenir complètement délirant.

Mais ne vous inquiétez pas.

On va encore injecter des centaines de millions, voire des milliards, dans la prochaine « filière stratégique ».

Parce qu’au Québec, on semble incapable de comprendre une chose pourtant simple :

Une entreprise qui dépend massivement de l’argent public pour vendre ses produits n’est pas réellement rentable.

Le gouvernement ne crée pas de richesse.

Il redistribue l’argent des autres.

Et plus l’État tente de choisir les gagnants et les perdants dans l’économie, plus il gaspille l’argent des contribuables et hypothèque l’avenir des générations futures.

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Josh Seanosky
Josh Seanosky
Contributeur spécial

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