Le souverainisme québécois parle beaucoup du voyage. Il serait temps de voir les plans du bateau.
Le souverainisme québécois parle beaucoup du voyage. Il serait temps de voir les plans du bateau.
Le Parti Québécois a récemment annoncé qu’il ne tiendrait pas de référendum tant que Donald Trump occupera la Maison-Blanche. Paul St-Pierre Plamondon ne dit pas que le projet est abandonné. Son argument mérite mieux qu’une caricature : une décision aussi importante devrait, selon lui, être prise dans un climat « éclairé et serein », sans que les turbulences américaines ni les campagnes de peur détournent le débat. Le référendum demeurerait dans un premier mandat, mais pas avant le 20 janvier 2029.
Très bien. Trump est imprévisible. Les États-Unis pèsent lourd. Une population raisonnable peut vouloir éviter de choisir son avenir pendant que son voisin joue avec des allumettes.
Mais si l’existence politique du Québec doit continuellement attendre les bonnes circonstances internationales, quand sera-t-il réellement maître de son destin ?
Après Trump viendra autre chose. Une récession. Une guerre. Une crise constitutionnelle. Un gouvernement hostile à Ottawa. Une urgence sanitaire. Une campagne de peur particulièrement efficace. Un mardi pluvieux dans Charlevoix. Les circonstances parfaites n’existent pas en politique. Un peuple qui attend que le monde cesse de bouger avant de choisir sa direction risque d’attendre longtemps.
Ce report révèle surtout un problème plus profond. Le souverainisme québécois consacre une énergie remarquable à déterminer le moment du voyage. Il parle de conditions gagnantes, de fenêtres historiques, de stratégies référendaires et de rapports de force. Pourtant, près de six décennies après la fondation du Parti Québécois en 1968, le citoyen qui demande à voir le pays proposé reçoit encore davantage un itinéraire qu’un plan de construction.
La question n’est donc pas seulement : quand partons-nous ?
La question est : indépendant pour faire quoi ?
Cinquante-huit ans plus tard, où sont les plans ?
Soyons justes. Dire que les souverainistes n’ont jamais réfléchi aux institutions serait faux. En 1995, le projet de loi sur la souveraineté contenait déjà une déclaration politique, annonçait une nouvelle constitution, maintenait les lois en vigueur, évoquait une commission constituante, protégeait la communauté anglophone et reconnaissait des droits aux nations autochtones. Il abordait même la décentralisation vers les pouvoirs locaux et régionaux.
En 2007, le député péquiste Daniel Turp a déposé un projet de constitution québécoise qui traitait, en huit pages, de citoyenneté, de territoire, de droits, d’institutions, de primauté constitutionnelle et de procédure d’amendement. On peut critiquer ce texte. Justement : parce qu’il existe, on peut enfin critiquer quelque chose.
Le PQ a aussi publié, en décembre 2025, un livre bleu annonçant une démarche constitutionnelle en deux temps. Après l’élection d’un gouvernement péquiste, une commission itinérante travaillerait pendant un ou deux ans à une constitution provisoire. Une constitution permanente serait élaborée après l’indépendance, puis soumise à la population.
Il ne manque donc pas d’antécédents. Il manque un contrat actuel, complet et offert au jugement populaire avant qu’on demande le pouvoir de lancer le processus.
La feuille de route de 2025 dit que la constitution provisoire définira les institutions, les droits individuels, le droit de propriété et la protection des minorités. Ce sont précisément les sujets qui déterminent la nature du futur pays. Or, le texte de cette constitution n’est pas encore sur la table. On nous annonce qui rédigera les plans, dans quel ordre et pendant combien de temps. Le bateau, lui, demeure derrière le rideau.
Pourquoi faudrait-il attendre l’élection d’un gouvernement souverainiste pour commencer ?
Une proposition de constitution n’a pas besoin de la permission d’Ottawa pour être écrite. La séparation juridique, elle, exigerait un processus autrement plus complexe : la Cour suprême a établi qu’une majorité claire répondant à une question claire créerait une obligation de négocier, mais non un droit à la sécession unilatérale. Rien de cela n’empêche un parti, un mouvement ou un groupe de citoyens de présenter aujourd’hui le modèle politique qu’il souhaite défendre demain.
On peut écrire une constitution sans prétendre qu’elle est déjà en vigueur. On peut la débattre, l’amender, la traduire, la soumettre aux régions et aux nations autochtones. On peut en proposer plusieurs. Une constitution péquiste. Une sociale-démocrate. Une conservatrice. Une libertarienne. Une issue d’une assemblée citoyenne. Pour une fois, nous discuterions du contenu du pays plutôt que du procédé pour y arriver.
Après cinquante-huit ans, demander à voir les plans n’est pas de l’impatience. C’est le minimum avant de monter à bord.
Une constitution comme test de sincérité
Une constitution ne règle pas tout. Les plus beaux articles du monde ne remplacent ni la culture politique ni la vigilance des citoyens. Mais elle force ceux qui veulent exercer le pouvoir à répondre à des questions qu’un slogan peut facilement contourner.
Quels droits précèdent l’État ? Lesquels peuvent être limités, dans quelles circonstances et selon quel critère ? Le droit de propriété sera-t-il une formule décorative ou une protection opposable au législateur ? La Charte québécoise le reconnaît déjà, mais « sauf dans la mesure prévue par la loi » : autrement dit, la loi qui protège est aussi celle qui peut restreindre. Un nouveau texte corrigerait-il cette fragilité ou la reproduirait-il ?
Le gouvernement pourra-t-il invoquer une clause dérogatoire ? À quelles conditions ? Le budget devra-t-il être équilibré ? L’État pourra-t-il s’endetter sans limite ? Quels pouvoirs appartiendront aux régions ? Les municipalités, aujourd’hui sous compétence provinciale, demeureront-elles de simples créatures de Québec ou auront-elles une autonomie constitutionnellement protégée ? Les nations autochtones participeront-elles à la rédaction du nouvel ordre politique, plutôt que d’apparaître comme une note ajoutée après la définition du territoire ? Leurs droits ancestraux et issus de traités sont déjà reconnus par la Constitution canadienne ; un Québec indépendant devrait expliquer clairement ce qu’il entend garantir et comment.
Quel mode de scrutin ? Quelle séparation des pouvoirs ? Quel mécanisme de destitution ? Quelle procédure d’amendement ? Qu’est-ce qu’une majorité, même élue, n’aura pas le droit de faire à une minorité ?
Et surtout : qu’est-ce que le gouvernement du Québec n’aura plus le droit de faire à ses propres citoyens ?
Voilà pourquoi la constitution est un test de sincérité. Tout le monde aime promettre la liberté dans un préambule. La partie intéressante commence au moment d’écrire les interdictions imposées à l’État.
Où est notre déclaration d’indépendance ?
Il manque aussi un texte plus simple : une grande déclaration d’indépendance moderne, lisible par n’importe quel citoyen.
Pas une plateforme électorale de 150 pages. Pas un document technique réservé aux constitutionnalistes. Pas seulement une procédure juridique. Un texte fondateur qui répondrait franchement à quelques questions : pourquoi voulons-nous partir ? De quoi voulons-nous nous libérer ? Qu’allons-nous construire ? Quels principes seront inviolables ? Quels droits appartiennent à l’être humain avant même qu’un gouvernement les reconnaisse ?
Le projet de loi de 1995 commençait par une déclaration de souveraineté et exposait plusieurs engagements. Il appartient toutefois à un autre moment politique, rédigé pour un processus précis et un référendum tenu il y a plus de trente ans. Si le projet actuel est vivant, il mérite sa propre déclaration. Un peuple ne devrait pas avoir à fouiller dans les archives de l’Assemblée nationale pour découvrir la philosophie du pays qu’on lui propose.
Cette déclaration obligerait également le mouvement à préciser le sens du mot indépendance. S’agit-il seulement de transférer à Québec les pouvoirs aujourd’hui exercés à Ottawa ? Ou veut-on profiter de cette rupture pour revoir la relation entre le citoyen et le pouvoir politique ?
Quitter une fédération est un moyen. Ce n’est pas encore une philosophie de gouvernement.
L’utilité politique du brouillard
Il existe peut-être une raison pour laquelle le projet demeure abstrait. Tant que le Québec indépendant reste un symbole, chacun peut y installer son pays préféré.
Le social-démocrate y voit un État-providence enfin délivré des contraintes fédérales. Le nationaliste y voit la pérennité du français et une majorité historique redevenue maîtresse de ses décisions. Le conservateur y voit une nation plus cohérente, capable de choisir ses priorités. Le libertarien y imagine une décentralisation réelle. Même ceux qui ne s’entendent sur presque rien peuvent marcher ensemble, tant que personne ne demande trop précisément où mène le chemin.
Une constitution brise ce charme. Il faut choisir.
Il faut décider si les droits protègent réellement l’individu lorsque la majorité s’impatiente. Il faut décider si les régions disposent de pouvoirs propres ou si tout remonte à Québec. Il faut décider si la propriété est un droit ou une permission révocable. Il faut décider quelles responsabilités relèvent de l’État, lesquelles appartiennent aux communautés et lesquelles ne regardent personne d’autre que l’individu.
Ces choix feront nécessairement des mécontents. Voilà peut-être pourquoi nous pelletons des nuages depuis si longtemps. Le nuage a un avantage politique extraordinaire : chacun peut lui donner la forme qu’il veut. Le papier, lui, a la mauvaise habitude de conserver les contradictions à l’encre noire.
Je ne prétends pas qu’il existe une conspiration pour maintenir le projet vague. L’explication la plus banale suffit : les coalitions évitent instinctivement les précisions qui pourraient les diviser. Mais cette prudence a un prix. On demande aux Québécois d’adhérer à un rêve commun avant de leur montrer les clauses différentes que chacun croit avoir acceptées.
On ne signe pas un contrat dont les pages importantes seront écrites après la signature.
Indépendant pour faire quoi ?
Supposons que le Québec devienne indépendant demain matin. Le drapeau change de statut. Le siège du Canada aux tables internationales ne parle plus en notre nom. Les compétences fédérales nécessaires passent à Québec. Avons-nous automatiquement gagné en liberté ?
Non.
Un Québec indépendant pourrait conserver une fiscalité très lourde, une administration centralisée, des monopoles publics, des restrictions au choix en santé et en éducation, une économie tissée de subventions et une culture dans laquelle presque toute réduction de programme est décrite comme une attaque contre les « acquis ». Il pourrait même accroître ces éléments. Aucun mécanisme métaphysique ne transforme un gouvernement en libérateur simplement parce qu’il parle français.
On pourrait quitter Ottawa sans quitter le modèle qui a produit une partie de nos problèmes.
Cela ne veut pas dire qu’il faut défendre le fédéralisme canadien. Ottawa centralise, dépense, réglemente et contraint lui aussi. Je n’ai aucune affection particulière pour un pouvoir lointain sous prétexte qu’il est enveloppé dans une feuille d’érable. Décentraliser le Canada ne me dérange pas. J’irais même volontiers plus loin : si des provinces veulent partir, qu’elles puissent défendre leur projet et consulter leur population.
Mon critère n’est pas le drapeau. Il est plus simple : le pouvoir se rapproche-t-il ou s’éloigne-t-il de l’être humain qui devra lui obéir ?
L’indépendance du Québec peut constituer une étape valable de décentralisation. Mais si le mouvement s’arrête à Québec, nous n’aurons déplacé que l’adresse du centre de décision. Une capitale moins lointaine peut être préférable. Elle demeure une capitale.
Le pays des acquis
C’est ici que la question des « acquis » devient incontournable.
Au Québec, une institution peut naître d’un compromis politique, fonctionner pendant quelques décennies, accumuler des employés, des fournisseurs, des bénéficiaires et des porte-parole, puis acquérir un statut presque sacré. On ne demande plus si sa forme actuelle sert encore le public. On demande qui ose y toucher.
Santé, éducation, sociétés d’État, subventions, structures administratives, programmes économiques : dès qu’une réforme sérieuse apparaît, le vocabulaire se referme. « On ne peut pas couper là. » Pourquoi ? « C’est un acquis. » Le mot transforme une décision passée en droit permanent et toute remise en question en recul moral.
Frédéric Bastiat avait décrit le mécanisme dès 1848 : « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » Deux ans plus tard, dans La Loi, il anticipait la réaction à la fin d’un privilège légal : « Sans doute, le bénéficiaire jettera les hauts cris ; il invoquera les droits acquis. »
Bastiat n’a pas démontré que tout programme public est inutile. Un bénéficiaire peut défendre un service réellement nécessaire. Un fonctionnaire peut protéger une institution qui fonctionne. Une société d’État peut produire de la valeur. La leçon est plus modeste et plus difficile à contourner : une dépense crée aussi une coalition qui a intérêt à sa continuation, indépendamment de ses résultats.
Le débat autour du plan du Parti conservateur du Québec visant à dégager 47 milliards de dollars sur cinq ans l’illustre bien. Le chiffre est une revendication partisane, pas une économie déjà réalisée ni une conclusion indépendante : il additionne notamment des réductions de subventions aux entreprises, des compressions de dépenses et des gains de modernisation anticipés. On peut contester le calcul, refuser certaines coupes ou demander où la hache tomberait. C’est exactement ce qu’il faut faire.
Ce qui mérite toutefois l’attention, c’est la vitesse avec laquelle une proposition de réexamen peut être traduite en attaque contre le Québec lui-même. Les réactions visibles sur les réseaux sociaux, envers les compressions comme envers les entrepreneurs qui affichent leur réussite, témoignent d’une méfiance culturelle récurrente. Mais gardons-nous de transformer notre fil d’actualité en sondage scientifique : les plateformes amplifient les indignés, les militants et les professionnels de la chicane. Elles montrent qu’un discours existe ; elles ne prouvent pas qu’il représente tous les Québécois.
Le vrai test demeure celui-ci : pouvons-nous poser toutes les questions ?
Pourquoi le système de santé doit-il fonctionner exactement ainsi ? Pourquoi l’école doit-elle relever de cette structure ? Pourquoi ce programme doit-il être administré par ce ministère ? Pourquoi cette responsabilité appartient-elle à Québec plutôt qu’à la région, à la municipalité, à une organisation volontaire ou à la famille ? La réponse n’a pas besoin d’être « privatisons tout ». Elle doit seulement être meilleure que « parce que nous l’avons toujours fait ».
Lorsqu’un modèle ne peut plus être remis en question, il cesse progressivement d’être un choix collectif. Il devient un dogme.
Comment construire un pays neuf si nous considérons déjà presque impossible de modifier l’ancien ?
Une occasion constituante, pas un feu de joie
L’indépendance pourrait offrir une occasion rare : mettre nos institutions à plat et forcer chacune d’elles à justifier sa forme, son niveau de pouvoir et ses limites.
Mettre à plat ne veut pas dire brûler les hôpitaux, congédier tout le monde un vendredi après-midi et découvrir lundi matin que personne n’a pensé aux égouts. Même le projet souverainiste de 1995 prévoyait la continuité des lois, des contrats et des institutions pendant la transition. Un pays sérieux assure la continuité juridique pendant qu’il réforme.
Mais continuité ne veut pas dire reproduction automatique.
Une assemblée constituante pourrait examiner la santé sans décréter d’avance que l’administration actuelle est intangible. Elle pourrait revoir l’éducation en se demandant d’abord ce qui appartient à l’enfant et aux parents. Elle pourrait donner un véritable pouvoir fiscal et réglementaire aux régions ou aux municipalités. Elle pourrait imposer des clauses crépusculaires à certains programmes, afin que l’État soit obligé de prouver périodiquement leur utilité. Elle pourrait distinguer les droits fondamentaux des avantages budgétaires que la prochaine génération devra financer.
Elle pourrait surtout établir une présomption simple : le pouvoir demeure au niveau le plus près de l’individu, à moins qu’une raison claire et démontrable justifie de le transférer vers le haut.
Ce principe ne dicte pas toutes les réponses. Il change la charge de la preuve. Au lieu de demander au citoyen pourquoi Québec devrait lui laisser une décision, on demanderait au gouvernement pourquoi il doit la lui enlever.
Voilà une indépendance qui mériterait plus qu’un changement de papeterie.
Ottawa ne doit pas décider pour nous. D’accord. Et Québec ?
Le souverainiste affirme qu’Ottawa ne devrait pas décider à la place du Québec. Je suis disposé à prendre cette affirmation au sérieux.
Mais un principe sérieux ne devient pas soudainement faux lorsqu’il atteint la frontière provinciale.
Si l’autodétermination justifie que neuf millions de Québécois récupèrent des pouvoirs exercés par un gouvernement plus éloigné, pourquoi la logique s’arrêterait-elle là ? Pourquoi pas la région ? Pourquoi pas la municipalité ? Pourquoi pas la communauté ? Pourquoi pas la famille ? Et, au bout de la chaîne, pourquoi pas l’individu ?
On me répondra que la souveraineté nationale et la liberté individuelle ne sont pas la même chose. C’est exact. La première répond à la question : quelle collectivité détient l’autorité politique ultime ? La seconde en pose une autre : jusqu’où cette autorité peut-elle légitimement aller ? Confondre les deux serait une erreur. Mais prétendre qu’elles n’ont aucun rapport en serait une autre.
Un mouvement qui invoque la liberté pour contester une autorité extérieure doit expliquer pourquoi cette liberté s’éteindrait devant sa propre autorité. Sinon, l’autodétermination devient un privilège réservé aux groupes assez grands pour posséder un drapeau.
La souveraineté du Québec peut nous rapprocher du lieu où les décisions sont prises. La subsidiarité peut poursuivre ce rapprochement vers les régions et les villes. Le consentement doit finalement protéger la personne concrète, celle qui travaille, élève ses enfants, possède ses biens, choisit ses associations et supporte le coût des décisions collectives.
La vraie question n’est donc plus seulement : le Québec sera-t-il libre ?
Libre pour qui ?
Montrez-nous le pays
Je ne demande pas aux souverainistes de renoncer à l’indépendance. Je leur demande presque l’inverse : prenez-la assez au sérieux pour cesser de la présenter comme un rêve aux contours variables.
Écrivez la déclaration. Écrivez la constitution. Définissez les droits. Définissez les limites de l’État. Dites-nous quel pouvoir appartiendra aux régions et aux municipalités. Expliquez comment les nations autochtones participeront au nouvel ordre politique. Dites ce qui changera, ce qui demeurera et ce qui disparaîtra. Surtout, écrivez noir sur blanc ce que Québec n’aura pas le droit de faire à ses propres citoyens.
N’attendez pas l’élection. N’attendez pas le référendum. N’attendez pas que Washington soit calme, qu’Ottawa soit aimable et que tous les astres constitutionnels soient alignés au-dessus du Saint-Laurent.
Présentez plusieurs projets s’il le faut. Qu’ils s’affrontent. Qu’on découvre enfin les désaccords cachés sous le même fleurdelisé. Un peuple capable de fonder un pays est certainement capable de lire, de débattre et d’amender les plans avant de signer.
Vous voulez vraiment faire l’indépendance ? Excellent. Alors commencez à la construire sur papier.
Parce que si l’objectif est réellement la liberté, l’indépendance ne peut pas s’arrêter au gouvernement du Québec. Elle doit poursuivre sa route jusqu’à la seule minorité qui ne peut jamais être subdivisée : l’individu.
Le Volontariste
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