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Mark Carney : autoritaire et européen 

Mark Carney n’est pas Canadien ! Cette affirmation pourrait choquer avec raison. En effet, il n’est pas question ici de douter de la citoyenneté de Mark Carney. En revanche, il n’est pas un Canadien de cœur ni de raison. Il est européen. Il est autoritaire. Tout ce que le Canada ne devrait pas être, surtout pour une nation démocratique et nord-américaine.  

L’autoritarisme en expansion 

Il faut savoir aller au-delà des sommets et des esbrouffes dont sont friands nos médias dominants afin de comprendre le vrai projet de Mark Carney. Il n’a pas rassemblé de « conservateurs ». Il n’a fait que rassembler des défroqués qui ont été prêts, sous le prétexte de l’unité canadienne, à renier les valeurs qu’ils ont défendu jadis. À part les transfuges des derniers mois à la Chambre des Communes, il y a aussi Stephen Harper, ancien Premier ministre canadien. M. Harper, utilisant le patriotisme comme excuse, a été prêt à sacrifier son poulain avec q ui il avait fait campagne, afin d’essayer de se racheter une respectabilité compte tenu de sa mauvaise réputation auprès des grands médias dominants. Le désir d’être aimé à tout prix peut pousser à faire n’importe quoi. M. Harper est même prêt à aider M. Carney à vendre le Canada aux Européens. Il est même prêt à défendre l’autoritarisme et la pratique du pouvoir monarchique de Mark Carney. En effet, lorsqu’il y a une crise tarifaire entre le Canada et les États-Unis, M. Harper aurait pris soin de convoquer la Chambre pour débattre de la suite des choses. Or, M. Carney ne consulte personne, aucun parti d’opposition et décide d’aller signer des ententes avec l’Union européenne, sa présidente Ursula Von der Leyen souhaitant même que le Canada devienne « membre associé » sans même l’accord du Parlement européen. Quel canadien a voté pour cela ? 

M. Carney ne se comporte pas en Premier ministre. Il se présente rarement au Parlement, montrant son irrespect envers les institutions canadiennes. Faut croire qu’il a plus de respect envers le Parlement britannique, l’Assemblée nationale française ou encore Strasbourg et Bruxelles. Il s’est fabriqué une majorité afin de ne pas avoir à parler, à discuter, à négocier. Il n’hésite pas à faire perdurer la psychose Trump, lui permettant de consolider son pouvoir. Il est prêt à embarquer le Canada dans sa vassalisation par l’Europe. Il est même prêt à faire voter toutes sortes de lois remplis de flous juridiques portant même atteinte aux droits fondamentaux des Canadiens. D’ailleurs, déclenchera-t-il un référendum sur cette adhésion afin de pouvoir consulter sa population ? Si le résultat est négatif, se pliera-t-il au résultat ? Ou fera-t-il comme Nicolas Sarkozy ? En effet, en 2004, il y a eu référendum en France sur l’adhésion à une constitution européenne. Le « Non » l’avait largement emporté. Malgré ce résultat on ne peut plus clair, M. Sarkozy avait décidé d’en faire fi en signant le traité de Lisbonne, incluant la France dans la Constitution européenne.  

Le bleu étoilé habillé en fleur d’érable blanche et rouge 

Mark Carney a un double discours. D’une part, il prétend vouloir sauvegarder l’autonomie et la souveraineté du Canada, utilisant ce prétexte pour quitter la table de négociations avec les États-Unis. Or, il est prêt à pousser le Canada dans un méandre bureaucratique et réglementaire autrement appelé « Union européenne ». Pour réussir, il ne fait que brandir l’épouvantail Trump afin de pouvoir justifier ses décisions, dont les conséquences seraient désastreuses pour le Canada.  

Comme l’a déjà écrit mon collègue Samuel Rasmussen: « La géopolitique ne se renégocie pas ». L’entente avec les Américains est une fatalité. M. Carney le sait et en a conscience. Pourtant, il n’en a cure. Peut-être veut-il rentrer dans l’Union européenne, car il partage avec elle son besoin de contrôler, de surveiller, de punir, de sanctionner. Certes, l’Union européenne dira que « c’est pour le bien des citoyens ». Or, quand un politicien dit être prêt à surveiller et contrôler ses concitoyens pour leur propre bien, il est légitime de s’en méfier.  

Certes, au pire de me répéter à longueur de chronique, contrairement à ce qu’affirme Mark Carney, le Canada n’est pas le pays le plus européen de l’Amérique du Nord. Le seul aspect européen est la langue et son héritage en tant qu’ancien dominion. Les similitudes s’arrêtent à cela.  

De plus, la stratégie de Mark Carney de faire du Canada un membre associé de l’Union européenne est complètement contre-productive pour le pays. En effet, l’Union européenne est en proie à des tensions internes et beaucoup de ses États membres songent à quitter. Certains ont même quitté, dont le Royaume-Uni. D’autres pays européens ont refusé catégoriquement de se joindre à l’Union européenne, dont l’Islande plus récemment.  

Conclusion 

De jour en jour, Mark Carney démontre au vu et au su de tout le monde ses penchants autoritaires et son mépris de la démocratie. Bien évidemment, il ne faut pas compter sur nos « chiens de garde » de la démocratie pour s’insurger contre tout cela ainsi que sa volonté de nous vendre à l’Europe. La volonté présumée de Mark Carney de protéger la souveraineté canadienne devient une vaste blague. Il faut espérer que les Canadiens se réveilleront et s’insurgeront contre cette trahison envers les valeurs qu’ils prétendent chérir et défendre.  

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Nicolas Drolet
Nicolas Drolet
Nicolas est politologue de formation, étant détenteur d’un baccalauréat en Science politique à l’Université Laval. Il est actuellement étudiant au baccalauréat en Communication publique à la même université. Il s’intéresse à la politique fédérale et à la communication politique.

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